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[quote="Eléa"][color=darkred][i]Le calme d’Ethan passa en Rachel comme le souffle de vent caresse les pétales des fleurs, agissant comme un baume bienfaisant sur l’orgueil éraflé de la jeune femme qui retrouva sa sérénité dans le regard aquatique de son ami. Comme hypnotisée, elle acquiesça lentement et n’eut plus un regard pour le reste de l’assemblée, répondant sans même en avoir vraiment conscience aux attentes d’un Ethan respirant l’indifférence…[/i][/color] [color=black][b][u]Capitaine Rizzura :[/u] « - - Bien nous allons regagner la caserne, si vous souhaitez d'autre informations, vous pourrez m'y retrouver. Vous avez toute liberté pour résoudre cette sombre affaire, mais sachez que je ne me fait aucune illusion sur vos chances de réussites. Naturellement nous continueront nos recherche de notre cotés. »[/b][/color] [color=darkred][i]Ce mercenaire, pour si loyal et attaché à la ville dont il avait la garde qu’il put être, n’était au fond qu’un pauvre bougre… Pas mauvais… Mais les fées se penchant sur son berceau avaient dû épuiser leur poudre de finesse d’esprit… La journaliste se rendit compte qu’il ne lui inspirait que peu de choses au fond, elle se détourna donc de lui pour scruter une dernière fois la scène du crime… Une idée lui traversa l’esprit… Quel lien pouvait-il bien exister entre les différentes victimes de la folie meurtrière de la « bête » ? Elle résolut d’étudier la question et interpella le capitaine avant qu’il n’eut tourné le coin de la rue et se hâta vers lui pour lui éviter d’avoir à retourner sur ses pas, préférant épargner ses nerfs déjà suffisamment éprouvés pour cette nuit :[/i] [b][u]Rachel :[/u] « - Pardon mais une dernière chose… Avez-vous pu identifier les différentes victimes ? Peut-être ne sont-elles pas toutes identifiable en raison su massacre, néanmoins vous auriez pu trouver sur les corps des papiers ou des objets personnels permettant des recoupements… »[/b] [i]Elle sentait derrière elle les mouvements d’Ethan, bien que ce dernier fut à quelques mètres, Rachel savait bien ce qui devait l’occuper et c’était sans nul doute les images captées par son invention géniale.[/i] [b]*Bien… On couvre tous les fronts…*[/b][/color] [color=black][b][u]Soldat :[/u] « - MINCE ! QUE FAIS CETTE PETITE ICI ! ? »[/b][/color] [color=darkred][i]Il se passait à nouveau quelque chose dans la zone sinistrée… Un soldat raccompagna une enfant en dehors du périmètre de sécurité sous le regard indifférent de la journaliste et Ethan les suivit et intervint, cette fois au grand étonnement de Rachel…[/i] [/color] [color=darkblue][b][u]Ethan :[/u] «- Laissez, je m'en occupe. Faites votre travail. »[/b][/color] [color=darkred][i]Se penchant alors sur la petite fille :[/i][/color] [color=darkblue][b][u]Ethan :[/u] « - - Je ne doute pas que tu as une bonne raison pour flâner à cette heure si tardive, seule, mais as-tu seulement un endroit où dormir ?»[/b][/color] [color=darkred][i]Mais quelle mouche piquait le jeune homme ? Alors que l’enquête semblait offrir nombre de pistes exploitables et qu’ils avaient du pain sur la planche, voilà que monsieur jouait les pères de famille… La jeune femme eut une sorte de déclic dans la seconde… Ethan ne faisait jamais rien par hasard… Cette enfant devait avoir quelque chose de spéciale… Ou il faudrait qu’il se fasse soigner d’urgence parce qu’entraîner une petite fille sur la piste d’un criminel n’était pas vraiment une idée raisonnable… Rachel entendit confusément la voix du capitaine Rizzura et se prit à murmurer :[/i] [b][u]Rachel :[/u] «- Bien… Je vous remercie… Nous passerons à la caserne à la première heure… »[/b] [i]Elle s’approcha ensuite de son compagnon et observa la petite fille, lui trouvant effectivement quelque chose de particulier sans savoir dire quoi exactement, c’était plus diffus et cela englobait la totalité de sa personne… Après un regard chargé de regrets vers les soldats qui regagnaient leur quartier général et un soupir, quel retard allaient-il prendre sur leur enquête en ne battant pas le fer pendant qu’il était chaud ?, elle posa à nouveau les yeux sur l’enfant et se sermonna intérieurement, comment avait-elle put ne serait-ce qu’un instant penser laisser un petite fille seule dans la nuit avec la bête rodant dans les parages pour courir après un scoop ? Plongeant son regard curieusement adouci dans celui d’Ethan qui attendait, toujours indécis, elle tendit la main vers l’enfant :[/i] [b][u]Rachel :[/u] « - Hum… Eh bien… Je suis certaine que tu sais te débrouiller mais il se trouve que ma chambre est bien trop grande pour moi seule… Nous pourrions la partager au moins pour cette nuit qu’en dis-tu ? Entre filles, il faut s’entraider… »[/b][/color][/quote]
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Revue du sujet
Eléa
Posté le: Sam Mai 09, 2009 10:25 pm
Sujet du message:
Rachel réfléchissait alors qu'ils regagnaient l'auberge, son esprit restait concentré sur ce qu'ils avaient vu et entendu dans la ruelle. Elle ne pouvait lutter contre une étrange impression... Diffuse... Comme si quelque chose lui échappait... Quelque lueur qui tentait de se faire jour dans son esprit... Elle soupira et décida de laisser cela de côté pour l'instant, elle y penserait plus tard. L'atmosphère embuée de la salle décidément "très commune" à cette heure tardive ou terriblement matinale sembla étouffante à Rachel qui ne tarda pas à regretter quelque peu la fraicheur de la nuit. Mais il fallait bien se rendre à l'évidence, le lieu du crime ayant été minutieusement inspecté, il n'y avait rien que les "détectives" puissent faire de plus pour le moment; mieux valait donc mettre à profit les prochaines heures pour faire le point et pourquoi pas s'intéresser un peu aux dires des habitués de la ville. Après tout, quelles meilleures sources que tous ces détails anodins... Passés sous silence la plupart du temps parce qu'apparemment pas dignes d'intérêt... Une présence près d'elle sortit la jeune femme de ses réflexions: La petite fille se tenait à ses côtés, semblant observer les différents individus assis là. Rachel embrassa la salle du regard et trouva ce qu'elle cherchait: des places libres dans un coin de la grande pièce. Elle les indiqua à Ethan qui ouvrit la marche tandis qu'elle invitait l'analyste qui entrait, en ayant terminé avec les formalités, comme le prouvait la petite clé de fer
qu'il serra dans sa chemise.
Ils commandèrent ensuite de la soupe, des tranches de pains grillés et du café avant de s'adresser à l'enfant:
-Eh bien... Je me rends compte que tu ne nous as même pas dit ton nom... Et c'est également valable pour vous
glissa t-elle à l'analyste...
Moi, je m'appelle Rachel
,
reprit-elle à l'intention de la petite fille.
Et lui, c'est Ethan...
Elle se tut, invitant ainsi l'inconnu à sacrifier aux présentations...
Azeem El'Bakshir
Posté le: Jeu Fév 22, 2007 5:33 pm
Sujet du message:
Les deux journalistes d’Audréa, accompagnés de l’annaliste et de la petite Talyanne, arrivèrent à l’auberge alors que le crépuscule s’étendait doucement sur la cité, faisant encore diminuer la pale lueur du jour. Le quartier du devenir, au cœur duquel se situait l’auberge du tertre, contrastait fortement avec les nombreux autres quartiers populaires qui s’étendaient en périphérie de la ville. Ainsi nommé car, au cours du dernier siècle, ses appartements bon marchés avaient offert refuge à nombres d’artistes devenu depuis des maîtres reconnues dans leur art et qui avaient fait en grande parti la réputation de Cassandre. Aujourd’hui encore, le devenir hébergeait une pléthore d’artistes encore inconnu et venu de tout l’ancien empire prouver leur talant dans la capitale des arts. Le quartier lui-même est bien souvent transformé en champ expérimentale et il n’est pas rare de croiser des fresques étranges peintent sur les mures des immeubles, des sculptures parfois déroutantes que l’on pourrait croire inachevées ou des maisons à l’architectures tourmentée aux façades surchargés de décorations baroques, tapageuses ou colorés. L’auberge du tertre, elle-même, construit par un architecte aujourd’hui inconnue, représentait particulièrement l’état d’esprit du quartier et ses formes tordues constituaient un véritable pied de nez à l’architecture classique. Elle etait ainsi nommé car reposant sur quatres pieds encadrant une butte de terre où, selon la légende, l’architecte se serait enterré vivant lorsque un des ses autres bâtiments audacieux n’aurait pas résisté à la gravité.
En entrant dans l’inhabituelle bâtisse, la petite troupe traversa la réception ou l’annaliste s’arrêta pour demander une chambre en compagnie de l’enfant tendis que les deux journalistes continuèrent leur chemin jusqu'à la salle commune. Les longues tables de bois disposées en cercle autour d’une grande cheminé, situé d’une manière original au centre de la pièce, étaient occupé par une foule hétéroclite composée d’artistes nouvellement arrivés, de gens de passages et de marchand pas assez fortuné pour loger dans les beaux quartiers mais désireux d’éviter les auberges crasseuses des autres quartiers populaires. Autour de boissons aussi variées que les consommateurs les conversations allaient bon train et l’affaire des meurtres sauvages était sur toutes les lèvres. Dans un grand brouhaha, chacun essayait d’imposer sa théorie en élevant un peu plus la voix que son voisin.
Eléa
Posté le: Mar Déc 12, 2006 10:13 pm
Sujet du message:
Rachel avait senti le jeune homme approcher, aussi elle ne sursauta même pas lorsque celui-ci s’adressa à eux :
Mael :
(-- Et bien, nous avons quelques pistes sous la dent il me semble... que diriez vous de...
... de mettre nos interrogations en commun ? Si nous pouvons rassembler nos hypothèses ainsi que les faits de façon plus hiérarchisé, nous aurons les idées plus claires en allant voir le capitaine demain matin.
Vous avez sûrement l’habitude de travailler ensemble, sans l’intervention d’autres personnes, mais nous pouvons néanmoins tenté l’expérience afin de tirer au clair cette affaire de meurtres.
Je suis désolé que tu ai assisté à cette scène... que fais tu dans la rue à cette heure ci ? »
Le jeune femme plongea son regard insolent dans celui du nouveau venu… Elle n’aimait guère la vision réductrice qu’il semblait avoir d’Ethan et elle… L’expression qui ressemblait plus à un rictus qu’à un sourire qu’il posa sur l’enfant ne présageait rien de bon non plus… Cependant, pour être observatrice et sa première impression ne lui faisant que rarement défaut, la jeune femme mettait un point d’honneur à toujours aller au-delà de l’image… Après tout, et les étranges expériences de son compagnon en étaient une preuve indéniable, les choses étaient rarement ce qu’elles semblaient être et la vue était définitivement le sens le plus aisé à berner… Elle décida donc de lui laisser une chance de lui prouver qu’elle n’avait pas encore vu son vrai visage… Elle en était là de ses réflexions lorsqu’elle ressentit la pression de la petite main de la fillette dans la sienne.
Talyanne :
« - Oh oui ! Ca fait longtemps que j'ai pas dormi dans un vrai lit. Mais je vais vous déranger non ? Je sais ! Je resterais dans le lit pendant que vous travaillerez. »
Rachel revint à elle instantanément et se rendit compte qu’elle avait enregistré sans même le faire exprès les paroles de l’enfant. La jeune femme sourit, autant d’elle-même que pour rassurer la fillette et se mit en devoir de répondre aux besoin d’un autre être qu’elle-même pour changer… Elle vit l’éclair moqueur et tendre passer furtivement dans le regard de son ami, elle savait qu’il l’avait percé à jour… Comme toujours… Et cela l’agaçait prodigieusement… Comme toujours… S’il était le seul à connaître ses failles, Ethan était également le seul à qui elle aurait voulu donner le change en cet instant de relâchement…
Se laissant entraîner par la fillette, elle lança à l’annaliste :
Rachel :
« - Avant de décider si oui ou non nous vous ferons confiance, je vous invite à nous suivre jusqu’à l’auberge… Je ne voudrais pas que vous fassiez de mauvaise rencontre… Je ne sais pas si vous en avez conscience mais… Les rues ne sont pas sûres ces temps-ci… »
Après avoir prononcé cette invitation sur un ton volontairement léger, Rachel reporta son attention sur la fillette :
Rachel :
« - Je vote pour… Ne t’en fais surtout pas pour notre travail… Et puis tu sais… Une soirée de vacances n’a jamais fait de mal à personne… »
Le petit groupe prit donc la direction de l’auberge du tertre, où, du moins l’espéraient-ils, les attendaient un bon feu, si le patron avait eu la bonne et prévoyante idée de faire allumer un feu dans leurs chambres… Rachel observa la petite fille, se demandant depuis combien de temps celle-ci n’avait pas fait un vrai repas et résolu de demander une collation dans la salle commune de l’auberge…
Takal Wandh'elanel
Posté le: Dim Nov 26, 2006 4:22 pm
Sujet du message:
Alors que Talyanne allait s'éloigner le soldat que son comportement venait de déstabiliser voulu la prendre pour la calmer croyant que sa réaction était du à l'horreur qu'elle avait vu. Dans son esprit une enfant qui comme elle venait de graver dans son esprit de telles images ne pourrait jamais vivre normalement si elle le gardait pour elle. Mais alors que son bras allait la toucher
«Laissez, je m'en occupe. Faites votre travail.
Un jeune homme invita le soldat à retourner à son poste avant de se tourner vers elle.
- Je ne doute pas que tu as une bonne raison pour flâner à cette heure si tardive, seule, mais as-tu seulement un endroit où dormir ?»
Elle se tourna vers lui et le dévisagea, son regard froid semblant mettre à nu l'esprit de son interlocuteur. Ce dernier jeta un regard à celle qui semblait être sa compagne avant de regarder Talyanne à nouveau tandis que la jeune femme approchait, aucun de ses mouvements n'échappant à l'enfant. Ces yeux brillèrents un court instant alors que Rachel lui tendit sa main.
« - Hum… Eh bien… Je suis certaine que tu sais te débrouiller mais il se trouve que ma chambre est bien trop grande pour moi seule… Nous pourrions la partager au moins pour cette nuit qu’en dis-tu ? Entre filles, il faut s’entraider… »
Son attention fut détournée de cette main tendue par l'arrivé d'un autre homme qui s'adressa aux deux journalistes tout en gardant un œil sur elle avant de finalement de lui parler.
- Je suis désolé que tu ai assisté à cette scène... que fais tu dans la rue à cette heure ci ?
Un silence pesant s'installa durant un temps qui sembla être une éternité. Puis sans prévenir le regard de Talyanne se remplit à nouveau de sentiment et elle atrappa la main de la jeune femme en lui dévoilant un sourire sincère.
Oh oui ! Ca fait longtemps que j'ai pas dormi dans un vrai lit. Mais je vais vous déranger non ?
finit-elle par dire en jetant un regard au petit calepin de Rachel.
Elle baissa le regard, puis releva soudain la tête et sa voix tinta dans l'obscurité
Je sais ! Je resterais dans le lit pendant que vous travaillerez.
Elle resserra un peu sa prise sur la main de Rachel et la tira, pressé de retrouver un lit, un vrai et d'en profiter un maximum. Cependant inconsciemment son esprit faisait déjà l'analyse de son état, jugeant si son besoin d'énergie était important ou non. Si les jours qui suivaient elle faisait à nouveau appelle de manière importante à ses muscles elle risquait d'avoir à nouveau besoin de se ressourcer d'âmes...
Arioch
Posté le: Sam Nov 25, 2006 11:46 pm
Sujet du message:
La ruelle où se trouvait encore la scène du carnage devenait de plus en plus étroite à mesure que les nouveaux venus s’attrouper autour du Capitaine Rizurra. Mael avait bien crut à un moment que ce cinglé d’ « artiste » allait se prendre une lame au travers de la gorge, et puis maintenant, il y avait cette gamine.
Un enfant ne devrait pas voir de telles choses. Aussi, il trouva touchant l’attention des deux journalistes à son égard, lui qui avait vu tant d’orphelins à la guerre.
Il s’avança vers eux, d’une démarche sereine.
- Et bien, nous avons quelques pistes sous la dent il me semble... que diriez vous de...
Il croisa le regard de la petite fille. Eteint. Son visage était impassible. Etait-elle troublée par la scène ? C’était bien possible... mais quelque chose n’allait pas... et l’annaliste n’aurait su dire quoi exactement.
- ... de mettre nos interrogations en commun ? Si nous pouvons rassembler nos hypothèses ainsi que les faits de façon plus hiérarchisé, nous aurons les idées plus claires en allant voir le capitaine demain matin.
Il fit une pause, accusant patiemment le regard perplexe des deux journalistes.
- Vous avez sûrement l’habitude de travailler ensemble, sans l’intervention d’autres personnes, mais nous pouvons néanmoins tenté l’expérience afin de tirer au clair cette affaire de meurtres.
Son regard se baissa vers la jeune fille, qui le toisait étrangement. Le visage de Mael se fit plus sombre, sans qu’il s’en rende vraiment compte.
- Je suis désolé que tu ai assisté à cette scène... que fais tu dans la rue à cette heure ci ?
Mael porta la main sur sa ceinture de tissu noir, qui pendait à sa hanche droite, et la caressa machinalement.
Eléa
Posté le: Sam Nov 25, 2006 5:04 pm
Sujet du message:
Le calme d’Ethan passa en Rachel comme le souffle de vent caresse les pétales des fleurs, agissant comme un baume bienfaisant sur l’orgueil éraflé de la jeune femme qui retrouva sa sérénité dans le regard aquatique de son ami. Comme hypnotisée, elle acquiesça lentement et n’eut plus un regard pour le reste de l’assemblée, répondant sans même en avoir vraiment conscience aux attentes d’un Ethan respirant l’indifférence…
Capitaine Rizzura :
« - - Bien nous allons regagner la caserne, si vous souhaitez d'autre informations, vous pourrez m'y retrouver. Vous avez toute liberté pour résoudre cette sombre affaire, mais sachez que je ne me fait aucune illusion sur vos chances de réussites. Naturellement nous continueront nos recherche de notre cotés. »
Ce mercenaire, pour si loyal et attaché à la ville dont il avait la garde qu’il put être, n’était au fond qu’un pauvre bougre… Pas mauvais… Mais les fées se penchant sur son berceau avaient dû épuiser leur poudre de finesse d’esprit… La journaliste se rendit compte qu’il ne lui inspirait que peu de choses au fond, elle se détourna donc de lui pour scruter une dernière fois la scène du crime… Une idée lui traversa l’esprit… Quel lien pouvait-il bien exister entre les différentes victimes de la folie meurtrière de la « bête » ?
Elle résolut d’étudier la question et interpella le capitaine avant qu’il n’eut tourné le coin de la rue et se hâta vers lui pour lui éviter d’avoir à retourner sur ses pas, préférant épargner ses nerfs déjà suffisamment éprouvés pour cette nuit :
Rachel :
« - Pardon mais une dernière chose… Avez-vous pu identifier les différentes victimes ? Peut-être ne sont-elles pas toutes identifiable en raison su massacre, néanmoins vous auriez pu trouver sur les corps des papiers ou des objets personnels permettant des recoupements… »
Elle sentait derrière elle les mouvements d’Ethan, bien que ce dernier fut à quelques mètres, Rachel savait bien ce qui devait l’occuper et c’était sans nul doute les images captées par son invention géniale.
*Bien… On couvre tous les fronts…*
Soldat :
« - MINCE ! QUE FAIS CETTE PETITE ICI ! ? »
Il se passait à nouveau quelque chose dans la zone sinistrée… Un soldat raccompagna une enfant en dehors du périmètre de sécurité sous le regard indifférent de la journaliste et Ethan les suivit et intervint, cette fois au grand étonnement de Rachel…
Ethan :
«- Laissez, je m'en occupe. Faites votre travail. »
Se penchant alors sur la petite fille :
Ethan :
« - - Je ne doute pas que tu as une bonne raison pour flâner à cette heure si tardive, seule, mais as-tu seulement un endroit où dormir ?»
Mais quelle mouche piquait le jeune homme ? Alors que l’enquête semblait offrir nombre de pistes exploitables et qu’ils avaient du pain sur la planche, voilà que monsieur jouait les pères de famille… La jeune femme eut une sorte de déclic dans la seconde… Ethan ne faisait jamais rien par hasard… Cette enfant devait avoir quelque chose de spéciale… Ou il faudrait qu’il se fasse soigner d’urgence parce qu’entraîner une petite fille sur la piste d’un criminel n’était pas vraiment une idée raisonnable…
Rachel entendit confusément la voix du capitaine Rizzura et se prit à murmurer :
Rachel :
«- Bien… Je vous remercie… Nous passerons à la caserne à la première heure… »
Elle s’approcha ensuite de son compagnon et observa la petite fille, lui trouvant effectivement quelque chose de particulier sans savoir dire quoi exactement, c’était plus diffus et cela englobait la totalité de sa personne…
Après un regard chargé de regrets vers les soldats qui regagnaient leur quartier général et un soupir, quel retard allaient-il prendre sur leur enquête en ne battant pas le fer pendant qu’il était chaud ?, elle posa à nouveau les yeux sur l’enfant et se sermonna intérieurement, comment avait-elle put ne serait-ce qu’un instant penser laisser un petite fille seule dans la nuit avec la bête rodant dans les parages pour courir après un scoop ?
Plongeant son regard curieusement adouci dans celui d’Ethan qui attendait, toujours indécis, elle tendit la main vers l’enfant :
Rachel :
« - Hum… Eh bien… Je suis certaine que tu sais te débrouiller mais il se trouve que ma chambre est bien trop grande pour moi seule… Nous pourrions la partager au moins pour cette nuit qu’en dis-tu ? Entre filles, il faut s’entraider… »
Isak Devmente
Posté le: Sam Nov 25, 2006 4:11 pm
Sujet du message:
A une heure si tardive, l’obscurité de Cassandre n’était dérangée que par quelques rares lanternes éparpillées ci et là, halos de lumière rassérénant qui pendaient aux ruelles béantes et désertés. Pour la première fois depuis qu’il connaissait la ville, Elden ne se sentait pas des plus serein alors qu’il marchait d’un pas rapide sur ses pavés résonnants. Chaque candélabre qu’il croisait faisait naître à ses pieds une ombre rapide et chancelante qui s’étirait de tout son long sur le sol avant de mourir peu à peu d’une lointaine évaporation.
Des réminiscences d’horreur lui flottaient dans l’esprit au fur et à mesure qu’il s’éloignait des lieux du carnage. Il revoyait sans cesses ces corps affreusement mutilés prisonniers de son écoeurement, violés dans leur repos par les regards des investigateurs qui épiaient jusqu’à l’intérieur de leurs entrailles.
Bientôt, le mercenaire arriva de nouveau à la caserne qu’il avait quittée quelques temps auparavant. Deux hommes plus ou moins distraits montaient la garde devant le bâtiment, évoquant leurs souvenirs de campagnes. Elden s’avança vers eux lentement, essayant de paraître le moins suspect possible. Il tenait en dégoût depuis de nombreuses années toute personne qui s’apparentait à un soldat, aussi louable soit-elle, et voulait à tout prix à éviter quelque complication que ce soit avec les sentinelles.
« Halte là, que viens tu faire dans les parages ? Glapit l’un des gardes avec autorité.
- Mon nom est Elden Barcarol, désormais au service de Cassandre, répondit l’enquêteur flegmatique. J’ai été engagé par le capitaine Rizzura au sujet de… “l’abomination”. Je viens dans le but d’interroger le lieutenant Prostian.
- Ha ! S’esclaffa le second homme avec éloquence. Abandonnez desuite ! Le pauvre bougre a perdu la raison, vous n’en tirerez rien de bon, croyez-moi. Y’a encore pas deux jours, l’a presque agressé un collègue qui avait tenté de lui causer un peu.
- C’est vrai, mais il faut préciser que Brachin est un des gars les plus loquaces du baraquement, reprit l’autre avec un sourire moqueur avant de se retourner vers Elden. Et c’est à cette heure que vous venez ? Je regrette, mais dans tous les cas, nous ne laissons personne d’étranger rentrer ici durant la nuit. Vous m’en voyez navré, les ordres sont les ordres, revenez demain. »
Ne souhaitait toujours pas se froisser avec ces deux énergumènes, l’investigateur choisit finalement de faire marche jusqu’à son auberge pour y trouver un peu de repos. Dès l’aurore le lendemain matin, il se présenta encore un fois à l’entrée de la caserne où il fut reconnu et conduit devant la cellule d’isolement de son premier témoin.
Ailin
Posté le: Sam Nov 25, 2006 11:20 am
Sujet du message:
Ethan effleurait le flacon contenant les précieuses images de ses doigts impatients. Ses yeux hivernaux contemplaient le jeu d'ombres que répendaient les torches sur la ruelle recouverte d'écarlate quand cet homme entra en scène, instillant déjà le dégoût dans le regard cyan d'Ethan. Ses lèvres tremblèrent de mépris et d'amusement, invisibles sous sa capuche. Un frisson se propagea dans son dos alors qu'il dévisageait l'importun, son propre orgueil déversait les affres de la rage dans ses veines déjà bouillonantes, l'insulte consumait sa chair mais il ne lui adressa qu'une espression chargé d'indifférence, répugné à l'idée même de devoir l'approcher ne serait-ce que pour lui faire ravaler sa fierté. Ce fut finalement le capitaine Rizurra qui trancha l'atmosphère grésillante en ordonnant l'arrêt du Satyrien, Ethan se délecta de sa démonstration de colère si promptement suivie d'une convenance toute professionelle. Ethan observa les fleurs gisant sur la chaussée, les pétales froissés se paraient encore de cette piètre arrogance que leur destinateur avait répandu. Il réprima un soupir et retînt Rachel en la détournant de l'objet de sa rage, Ethan plongea son regard dans celui de la jeune femme et hocha la tête pour lui signifier son approbation tout en lui intimant de ne pas s'abimer plus longtemps dans une querelle futile. Le silence tomba bientôt sur les lieux du crime lorsque la foule hétéroclite se dissipait, ne laissant que quelques gardes chargés de faire disparaître toutes traces du carnage...
*Pas toutes non...*
Ses doigts s'amusèrent des courbes élancées du petit récipient, exaltés par la froideur du contact qui ne présageait rien de son contenu, si précieux. Décidément, Ethan ne trouvait de complaisance que dans son génie...Ainsi que dans les instants passés avec sa compagne.
Un cri claqua dans ce semblant de paix comme un fouet, soutenu par l'echo qui éclaboussa les murs d'une colère déconcertée. La sentinelle éloigna une enfant d'un geste bourru mais néanmoins plein de compassion lui voilant les yeux. Ethan cacha sa surprise, il se maudit de la contagion qu'il partagea avec le militaire mais pour une tout autre raison...Quand elle se dégagea des bras maladroits de son 'ravisseur', le jeune homme cru déceler une once si étrange dans le regard de la petite fille, une indifférence presque malsaine chez une personne de son âge. La pâleur de sa peau nacrée par l'éclat des astres l'arracha à son orgueil. Il s'approcha d'eux, mû par un instinct bien étrange, avant d'ajouter à l'attention du soldat:
«Laissez, je m'en occupe. Faites votre travail.
Ethan se pencha vers la jeune enfant, demeura silencieux un instant. Il n'osait la toucher, après tout qui savait où elle avait pu traîner.
- Je ne doute pas que tu as une bonne raison pour flâner à cette heure si tardive, seule, mais as-tu seulement un endroit où dormir ?»
Pourquoi cette pitié ? Il se tourna vers Rachel qui l'observait, comme pour chercher une réponse dans son regard. Il avait prononcé ces mots comme une invitation. Un tel recul dans les yeux d'une enfant parvenait presque à l'effrayer mais il les soutînt avec son habituelle assurance, l'ornant d'un sourire. Ethan laisserait à Rachel le soin de décider, lui-même se sentait démuni, le passé se répèterait-il ?
Il eu une pensée pour l'enquête mais il s'en détourna, elle attendrait bien le lendemain.
Takal Wandh'elanel
Posté le: Sam Nov 25, 2006 1:06 am
Sujet du message:
- Bonjour petite. Une pomme te ferait-elle plaisir ?
Le sourire serein et innocent des petites filles se dessina sur les lèvres de Talyanne. Depuis deux mois qu'elle était dans la ville de Cassandre, elle n'avait pas encore eu besoin d'une importante quantité de fluide vitale et avait pu subsister avec ce que les petits commerçants lui offrait lorsqu'elle passait dans la rue. Il faut dire qu'elle n'avait dernièrement que peu solicité ses muscles, se contentant de passer ses journées à flaner dans les rues en écoutant les discussions et les rumeurs qui couraient mais surtout elle aimait à chaque jour discutait avec le gros marchand dont le commerce se trouvait au coin d'une ruelles où s'alignaient de petites maisons au style atypique.. Grâce à lui elle apprenait chaque jour de nouvelles choses et elle buvait les paroles du vieux bonhomme avec avidité.
Cependant ces derniers jours une rumeur prenait de l'ampleur, une rumeur qui ne traversait les lèvres que par des chuchotements quasiment inaudible mais pourtant facilement identifiable par tout un chacun. Les termes qui chaque fois revenaient transportés par un peu plus d'effroi se résumait à "sang", "atroce", "immonde"... tous ces termes décrivant l'horreur ; une horreur qui se répandait dans la ville telle un torrent de peur dévalant les pavés de la ville.
Talyanne décida finalement d'en savoir plus car ces crimes éveillaient en elle des questions et des doutes qui prenaient rapidement une ampleur trop importante pour son esprit. Ainsi lorsqu'elle arriva comme chaque matin devant le commerce "Au petit légume" ses salutations furent aussitôt suivit d'une unique, mais effrayante pour la plupart des habitants, question
Bonjour monsieur
le visage pâle de la petite Talyanne s'éclaircit d'un magnifique sourire
Qu'est ce que les gens chuchotent-ils dernièrement ?
Ses yeux brillants croisèrent le regard du vieil homme qui s'assombrit en un clin d'œil.
- Une jolie fillette comme toi ne devrait pas se poser ce genre de question.
Il grommela
, mais comme je sais que tu vagabonde souvent je me dois de te prévenir qu'un danger terrible rôde dans la ville ces temps ci. On parle de crimes atroces. Tu n'as pas besoin d'en savoir plus.
Elle acquieça un peu dessus mais au fond d'elle même elle ne put se résoudre à en rester là. Une chose tuait des gens dans la ville, et elle savait pertinement qu'elle aussi avait déjà tué.
C'était décidé dés le lendemain elle irait trouver elle même de plus amples informations.
Chose dites, choses faites ; dès que les premiers rayons du soleil firent leur apparition Talyanne enfila son manteau, rabattit sa capuche et s'emmitoufla dans les reflets sombres du tissu. Elle avait au cours de ses promenades, repéré quelque jours auparavant ce qui semblait être le lieu où les soldats se retrouvaient. Elle se fit la plus discrète possible et suivit le premier qui sortit da la batisse. Par chance ce dernier se dirigeait justement d'un pas précipité vers le lieu d'un nouveau crime comit durant la nuit. Lorsqu'ils arrivèrent à destination la fillette partit se cacher prestament derrière un tas de caisse. Impatiente de savoir ce que faisait la créature de ces victimes Talyanne sauta sur la plus haute caisse et sollicitant ses muscles bondit sur le toit qui se trouvait juste au dessus d'elle. Elle marcha prudemment et une fois arrivée au niveau des cadavres sauta à terre. À peine eut-elle posée le regard sur l'un des visages que son esprit se ferma immédiatement et ses yeux se ternirent, tout sentiment disparut de son esprit de la même manière que lorsqu'elle avait un besoin intense de se ressourcer. Une seule idée fit son apparition pour s'ancrer en elle : si elle tuait elle aussi, cette chose ne tuait surement pas uniquement par besoin vitale et prenait un malin plaisir à réduire en morceau ses proies, ce que elle, Talyanne ne faisait pas. Et au plus profond de ses entrailles elle souhaitaient ne pas ressemlber à cette créature.
- MINCE ! QUE FAIS CETTE PETITE ICI ! ?
L'un des gardes accourut vers elle d'un air complétement affolé, mis sa main sur ses petits yeux et l'emmena hors du périmètre de sécurité. Lorsqu'il la déposa à terre Talyanne se dégagea sans mal de l'étreinte de la main de l'homme sur ses bras et s'éloigna en lui tournant le dos sans un mot... il lui faudrait trouver cette créature pour confirmer sa différence avec elle...
Azeem El'Bakshir
Posté le: Ven Nov 24, 2006 4:38 pm
Sujet du message:
Ce n'était pas la première fois que le capitaine rencontrait cet excité et sa troupe d'illuminés, aussi, il savait pertinemment que la situation pouvait rapidement dégénérer, ces gens pouvant rapidement devenir violent. Alors que le jeune homme fanfaronnait devant la journaliste, Rizzura fit signe à plusieurs de ses hommes de s'approcher et à d'autres de contourner le bâtiment à main droite dans le cas où il faudrait contenir l'attroupement hétéroclite.
Devant les déclarations du fanfaron sur la beauté artistique du massacre, Rizura senti la colère gonfler en lui et rapidement gagner du terrain sur sa raison. Sa main se crispa sur le manche de son épée à tel point que le sang sembla déserter ses phalange. Comment osait-il tenir de tel propos ? Comment pouvait on cautionner de telles atrocités ? Le capitaine respira profondément pour éteindre le brasier de sa fureur. Le jeune homme disposait de l'appui certain d'une parti de la population et, surtout, laisser libre cours à la colère était justement l'attitude que Canaan recherchait et le mercenaire ne voulait, pour rien au monde, lui faire ce plaisir.
Malgré le mépris évidant que lui portait la journaliste, le Satyrien revint à la charge au moyen de provocations toujours plus violentes et ne manqua pas de conclure en éclaboussant le capitaine de sa pitrerie. Jugeant que la démonstration de sa folie n'avait que trop durée, Rizurra fit signe à ses hommes de se saisir de Canana, visiblement ravit, alors que les autres dispersaient la foule à l'aide de solides bâtons. Le mercenaire tourna le dos à ses soldats qui amenaient le Satyrien qui n'en finissait plus de crier son point de vu sur la situation.
- Ingrat,
lança-t-il dans un soupire désabusé,
quel bande d'ingrats, ils n'ont jamais eu à verser leur sang ni même à produire un effort, ils ne sont que déchéances et la honte de cette ville. Alors que mon peuple se bat et meure pour défendre Cassandre. Dès fois je pense que nous somme plus attaché à cette citée que certain de ses habitants.
Se rendant subitement compte qu'il était en train de laisser libre cours à son amertume en public, le capitaine se reprit en un raclement de gorge et se redressa. Reprenant son rôle de militaire, il s'adressa d'une voix forte aux quelques enquêteurs.
- Bien nous allons regagner la caserne, si vous souhaitez d'autre informations, vous pourrez m'y retrouver. Vous avez toute liberté pour résoudre cette sombre affaire, mais sachez que je ne me fait aucune illusion sur vos chances de réussites. Naturellement nous continueront nos recherche de notre cotés.
Le capitaine fit signe à ses hommes de quitter leur poste et descendit la rue en leur compagnie, laissant trois infortunés, qu'un hasard cruel avait choisie, pour s'occuper du nettoyage des cadavres.
Canaan Alcinoos
Posté le: Jeu Nov 23, 2006 2:08 pm
Sujet du message:
Vous n'accepterez rien venant de moi? Mais il est déja trop tard pour cela! Vous avez acceptez mes paroles. Vous avez accepter les fleurs bien que les ayants rejetez ensuite.
Jolie insulte, mais il vous manque un peu d'émotion pour que je m'exclame! J'aurais aimé une gifle mais vous vous êtes visiblement retenue, quel dommage! À la bonne heure toutefois!
Est la vue du sang qui paralyse votre bras? Pourquoi vous privez de ce que vous désirez vraiment?
La jeune femme n'avait répondu que par du mépris. Cette réaction que l'on pouvait trouver approprié ne faisait que refouler les émotions. Cela démontrait aussi qu'elle apportait une grande importance à sa conduite,donc au jugement de ces pairs. Donc qu'elle connaissait les règles de la simple courtoisie, synomyme d'éducation. Mais visiblement elle était prissionière de ces règles, comme tant d'hommes et de femmes en fait...
Les Satyriques étaient libres des règles d'Éthique, de conduite et de morale, libres de l'importance que les jugements d'un pair pouvait compter pour soi, seul l'inspiration d'un moment comptait. Canaan apprécia cette forme incroyable de liberté.
Un moment il était le gaillard le plus insolent de Cassandre, un autre le plus vertueux.
Canaan éprouvait un grand mépris pour tout les formes de presses. Ce n'était pas nécessairement la jeune dame, mais bien ce qu'elle représentait. La presse détruisait les vrais jugements, la presse ravalissait l'homme en l'étourdissant d'informations souvent superflus, la presse finisait pas choisir les valeurs des hommes pour eux, ce qui est bien, ce qui est mal, les médias étaient des criminels bien plus terribles que celui sans doute qui avait commis ce massacre, car les médias visiblement ignoraient tout le tort qu'ils pouvaient poser. Les bonnes intentions sont parfois synonyme de désastre.
Vous me suggerez? Hélas je n'accepte que les ordres ou les supplices.
Alors capitaine Rizzura, allez vous encore m'arrêter pour ma conduite?
Ou avez vous de votre oeil ingénieux, résolu toute cette affaire pendant que je bastifolait avec la donzelle?
Heureusement que si vous me le demandez je pourrais vous dire le nom du criminel!
Eléa
Posté le: Jeu Nov 23, 2006 12:26 am
Sujet du message:
Rachel demeura interdite l’espace d’un instant, la bêtise humaine était réellement quelque chose d’étonnant… La jeune femme en avait connu des fanfarons pendant ses études à la grande université d’Audréa, de ces fils de bourgeois qui dissimule leur manque de savoir et d’intelligence sous un vernis pseudo intellectuel et c’était bien un des pathétiques représentants de cette race, malheureusement pas en voie d’extinction, qui se tenait debout devant elle.
*Bien ma veine, il faut que je fasse ces centaines de lieues pour me taper les givrés du coin…*
La jeune femme se souvint d’un jeune homme qui pendant quelques temps avait suivi Ethan comme son ombre, tentant à toutes forces de paraître ce qu’il n’était pas, glissant mot pour mot les moindres théorie de son modèle dans salons, donnant des avis convenus sur des œuvres étudiées par tous… Ce garçon dont elle ne se souvenait pas le nom avait disparu comme il était apparu, sans préavis et en silence… Ne laissant derrière lui qu’une effluve sans consistance… C’est lui que revit la journaliste l’espace d’un instant en découvrant l’individu faussement épicurien qui était intervenu dans la conversation sans y être invité… Le visage devait être différent mais à vrai dire, Rachel se rendit compte que celui-ci ou un autre, cela n’avait pas d’importance au fond…
*C’est ainsi…*
Inconnu :
Ah ma dame vous me semblez bien plus compétente à vous déhanchez que de spéculer ainsi sur des choses qui ne soit point de votre humble ressort.
Rachel ne bougea pas, aucun des muscles de son visage ne trahissant la moindre émotion, seuls ses yeux se rétrécirent… Elle réprima une forte envie de rire ou de gifler violemment l’insolent… La pitié le disputait à l’agacement en elle… Elle pressentit la tension qui ne tarderait pas à envahir Ethan… L’inconnu changea de cible fort à propos et cela lui évita sans doute l’acide suintant des paroles qui n’auraient pas manqué de se bousculer sur les lèvres de Rachel ou de son compagnon…
Inconnu :
Donc je disais que le capitaine Rizzura aimait le sang ah non je voulais dire l'or sonnant! Comme tout homme raissonnable!
Les fanfaronnades de l’homme ne l’intéressait guère, elle jeta un rapide coup d’œil au capitaine Rizzura pour voir comment celui-ci encaissait l’offense… Elle n’avait guère de sympathie pour lui mais son instinct lui disait que cet homme était profondément attaché à sa mission qui était de garantir la sécurité de tous dans l’enceinte de la ville, cet engagement qu’il avait pris en acceptant ce poste, Rachel sentait qu’il ferait tout pour l’honorer… Les propos injurieux de ce blanc-bec à l’encontre du mercenaire n’était pas du goût de Rachel…
Pendant d’interminables minutes, ils durent subir les effets de styles, au rendu pas toujours heureux de l’arrogant personnage et les pitreries de sa (basse)-cour…
Puis il sembla à cours d’idées ou peut-être de salive, à moins qu'il ne se sois lassé lui-même de s'écouter parler :
Inconnu :
Ô bouche de la presse, me combleriez vous d'accepter ces quelques fleurs ?! Je vous en prie ,acceptez avant que le capitaine ne m'envoie passez la nuit dans quelques goêles froides pour me punir de cette hardiesse et cette insolence dont en fait il m'envie l'éclat.
Trouble sur la voie publique! Qu'il ne cesse de répéter!
La dernière grâce d'un prisonnier!
Si vous acceptez je vous dirai le nom du coupable de ce massacre...
Rachel plongea son regard dans celui de l’étranger… Un ange passa… Elle s’approcha enfin et, ayant pris les fleurs, les yeux toujours rivés à ceux du goujat, elle laissa tomber le bouquet à ses pieds et se détournant :
Rachel :
« -Je n’accepterai rien venant de vous… Je n’ai d’ailleurs nul besoin de vos « lumières »… Je vous suggère de retourner d’où vous venez… Un quelconque estaminet si j’en juge par votre haleine avinée… Ou tout autre endroit à votre convenance pourvu qu’il soit de votre «humble ressort » de vous y traîner pour vous vautrer dans la fange où est apparemment votre place… »
Canaan Alcinoos
Posté le: Mer Nov 22, 2006 10:53 pm
Sujet du message:
Canaan Alcinoos et ses amis, une escorte de jeunes gens joyeux et sombres approchaient alors, leur démarche était une sorte de danse au mouvement désordonnés mais avec une combinaison d'harmonie intéressante. L'un deux portaient un peau de Bouc sur le dos. Canaan marchait derrière lui.
-Hola que l'on laisse passer le grand Bouc!
Code:
Au nom de la liberté de la presse!
Que l'on cria. Mais Canaan répliqua.
Mais qu'au nom de l'Art et de l'Esthétique, qu'on nous laisse passer!
Lanca avec ironie et provocation Canaan.
Puis il se tourna vers Rachel la tête incliné, une mèche rebelle en plein visage.
Ah ma dame vous me semblez bien plus compétante à vous déhanchez que de spéculer ainsi sur des choses qui ne soit point de votre humble ressort.
Il lui sourit provocateur.
Je connais le capitaine
Rizzura
et je dirais qu'il est presque aussi fanfaron que moi, l'odeur du sang l'attire presque autant que l'odeur du vin m'attire moi à me comporter comme le dernier des goujats. Qualificatif que vous me concéderer volontier, au nom de la liberté de presse!
L'ironie semblait la devise de cet homme.
Donc je disais que le capitaine Rizzura aimait le sang ah non je voulais dire l'or sonnant! Comme tout homme raissonnable!
Nouveau sourire mais vers le capitaine.
Attendez Ô mercenaires ! Ne nettoyez pas si vite! Laissez moi contemplez ce que vous qualifiez de massacre! M
ais ce que moi je qualifie d'oeuvre d'art!
D'un style farouche, décadent, si violent, mais d'une esthétique admirable, d'une tournure provocante et folle dans la position des membres détachés de ce corps.
Cela messieurs, est l'oeuvre d'un Artiste!
Il affirma cela à voix haute.
Et si je me trompe, cela ne peut être l'oeuvre d'une créature insouciante et perverse, cruelle pour vous et moi ,
mais donc nous souhaiterons tous sa tête au bout d'une haute pique. Encore que Cassandre ne pourrait supporter la vue d'une si laide tête, nous n'apprécions que les têtes auréolés de chevelure dorés comme celle de la petite journaliste! Oh grâce! Que l'on l'ait lui trouver des fleurs, au meilleur prix!
Il semblais supplier.
Un jeune homme prit ses jambes à son cou pour répondre à cet ordre. Offrir des fleurs à une personne, en Cassandre était un acte d'une grande courtoisie, qu'il ne fallait pas nécessairement utiliser aussi légèrement. Chaque facon d'offrir des fleurs avaient une signification.
Mais nous nous détournons, bien que pour les yeux de cette demoiselle, cela soit une cause-effet tout à fait compréhensible. Ah comme je palit de honte devant la justesse de vos déductions messieurs! Mais pourquoi toujours chercher à découvrir les mystères derrières des actes que nous jugons barbares ou indécents? Les mystères ne sont ils pas ce qui font de la vie, la source de notre étonnement? Qu'il y aurait t'il sans quelques mystères audacieux pour venir provoquer notre monotome routine!?
Mais non l'on recherche la cause! L'on recherche la justice. Incapable d'apprécier l'effet d'un geste mystérieux l'on va se cacher dans ces notions grotestes qui font de nous des misérables créatures qui n'agissent que de facon corrélative d'une cause à un effet! Causalité!
Il reprit son souffle et se calma un moment.
Ah mais pardonnez moi je parle, ce jargon affreux que les intellectuels ont fait de leur porte étendard qui ne peut qu'étourdir ceux qui aiment l'essence naturel du chaos!
Il se tourna vers Rachel.
Ô bouche de la presse, me combleriez vous d'accepter ces quelques fleurs ?! Je vous en prie ,acceptez avant que le capitaine ne m'envoie passez la nuit dans quelques goêles froides pour me punir de cette hardiesse et cette insolence dont en fait il m'envi l'éclat.
Trouble sur la voie publique! Qu'il ne cesse de répéter!
La dernière grâce d'un prissonier!
Il s'inclina bien bas avec un sourire sincère, pendant un bref instant. Puis d'un murmure:
Si vous acceptez je vous dirai le nom du coupable de ce massacre...
Azeem El'Bakshir
Posté le: Ven Nov 17, 2006 6:48 pm
Sujet du message:
La remarque de la journaliste sembla gêner le capitaine et, effectivement, le mercenaire se maudissait intérieurement pour sa maladresse. Il répondit néanmoins à la journaliste avec le plus de dignité possible.
- Il y a eu effectivement "que" onze victimes, si j'ai parlé de douze morts c'est que, lors du troisième meurtre, nous avons retrouvé un cadavre, une ruelle plus loin, aussi atrocement mutilé. Cependant nous pouvons dire sans risque d'erreur, qu'il ne fut pas tuée par la même "chose". Ses mutilations ont incontestablement été effectuées au moyen d'objets tranchants, quoi qu'avec une grande cruauté, et le cadavre a été énucléé. Cependant si j'ai dit douze victimes c'est que je considère, personnellement, que ce meurtre est liée à ces horreurs, bien qu'aucune preuve réelle n'aille dans ce sens, je me refuse à croire en une telle coïncidence.
Rizzura poussa un soupire, il aurait aimé conserver cette enquête sous la seul juridiction de ses hommes, mais si, comme il le croyait, les deux meurtres étaient bel et bien liés, mieux valait ne rien cacher à ces enquêteurs de fortune.
- Ce que je dois vous dire, c'est que, cette fois, le cadavre n'était pas vraiment un civile mais un garde de l'illumination. D'après son sceau de pureté, il s'agissait du Frère-Capitaine Homatin Délessandre du 2eme régiment des Frères de la Certitude. Là ou cela est étrange, c'est que le régiment stationné à église de Cassandre dit ne connaître personne de ce nom et que jamais aucun régiment des Frères de la Certitude n'a été présent dans cette région. Nous avons envoyé un message par Mathalys à la grande basilique d'Erastit, mais le clergé d'Ohm nous a assuré que ce régiment a été dissous après la bataille de la plaine d'Haveroc contre le royaume d'Yunora, il y a dix ans. Le capitaine Délessante à été porté disparu suite à cette même bataille. C'est tout ce que nous savons pour l'instant sur ce sujet.
Après un long moment de silence, le capitaine fixa tour à tour les enquêteurs avant de s'éclaircir la gorge et de reprendre la parole.
Maintenant, excusez moi, mais nous devons nettoyer cette horreur.
Thème visuel par Zeph
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