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[quote="Ninache"][i]Ninache resta Médusée. Quelques secondes à fixer l'homme sans rien dire. Elle passa la main dans ses cheveux, tic nerveux quand elle réfléchissait et prit soudain conscience de la plaie à sa tête. Elle regarda sa main ensanglantée et poussa un soupir d'exaspération, elle n'avait vraiment pas de veine…[/i] [b]-Va pour votre relais…[/b][i]Dit elle visiblement irritée. Pas un merci pour le prêtre, à quoi bon. Si elle était dans ce pétrin c'était un peu de sa faute aussi. Du moins, c'est ce qu'elle se disait, s'accrochant au peu de dignité qu'il lui restait. Elle s'abaissa pour ramasser son baluchon, rassemblant le peu d'effets personnels qu'elle avait mais force fut de constater qu'elle l'avait perdu dans sa périlleuse chevauchée. Elle jura intérieurement, vraiment mauvaise journée. Heureusement qu'il lui restait la bourse de Hirmold. Elle fit quelques pas en direction de l'homme d'église, se rendant compte des nombreuses ecchymoses dues à sa chute. Chaque pas était difficile, rajouté à la nuit froide passée dans la forêt et son manque de nourriture, elle n'allait pas tenir fort longtemps. Elle n'en dit rien, pensant plutôt à s'enfuir le plus loin possible du comte et de son sou fifre, lequel entamait surement déjà des recherches à cheval. Elle se dit que quelque part elle avait été bien inspirée de dérober l'étalon, sans ça, Hirmold l'aurait rattrapée depuis longtemps, ce qui signifiait une fin bien triste… A cette pensée, Ninache ne put retenir un frisson. Revenue à ses douleurs, elle coupa un bout de son pantalon usé jusqu'à la corde avec sa dague, l'utilisant comme compresse pour sa tête. Au point ou elle en était, elle n'allait pas râler pour un pantalon de moins...[/i][/quote]
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Revue du sujet
Ninache
Posté le: Mar Oct 06, 2009 5:54 pm
Sujet du message:
Ninache resta Médusée.
Quelques secondes à fixer l'homme sans rien dire.
Elle passa la main dans ses cheveux, tic nerveux quand elle réfléchissait et prit soudain conscience de la plaie à sa tête.
Elle regarda sa main ensanglantée et poussa un soupir d'exaspération, elle n'avait vraiment pas de veine…
-Va pour votre relais…
Dit elle visiblement irritée.
Pas un merci pour le prêtre, à quoi bon. Si elle était dans ce pétrin c'était un peu de sa faute aussi.
Du moins, c'est ce qu'elle se disait, s'accrochant au peu de dignité qu'il lui restait.
Elle s'abaissa pour ramasser son baluchon, rassemblant le peu d'effets personnels qu'elle avait mais force fut de constater qu'elle l'avait perdu dans sa périlleuse chevauchée.
Elle jura intérieurement, vraiment mauvaise journée. Heureusement qu'il lui restait la bourse de Hirmold.
Elle fit quelques pas en direction de l'homme d'église, se rendant compte des nombreuses ecchymoses dues à sa chute.
Chaque pas était difficile, rajouté à la nuit froide passée dans la forêt et son manque de nourriture, elle n'allait pas tenir fort longtemps.
Elle n'en dit rien, pensant plutôt à s'enfuir le plus loin possible du comte et de son sou fifre, lequel entamait surement déjà des recherches à cheval.
Elle se dit que quelque part elle avait été bien inspirée de dérober l'étalon, sans ça, Hirmold l'aurait rattrapée depuis longtemps, ce qui signifiait une fin bien triste…
A cette pensée, Ninache ne put retenir un frisson.
Revenue à ses douleurs, elle coupa un bout de son pantalon usé jusqu'à la corde avec sa dague, l'utilisant comme compresse pour sa tête.
Au point ou elle en était, elle n'allait pas râler pour un pantalon de moins...
Azeem El'Bakshir
Posté le: Mar Juin 02, 2009 4:50 pm
Sujet du message:
Le père Josèphe regarda avec étonnement Ninach sans pouvoir dire si cette dernière n’avait pas saisit l’ironie de ses propos ou si elle avait fait le choix risqué de se moquer ouvertement de lui. Il trancha néanmoins pour la première hypothèse, la chute et spécialement le choc qui avait suivie n’avaient pas dû permettre à la jeune femme de rassembler ses idées. Et puis avec le mal de crâne qu’il se traînant, il n’avait aucune envie de se mettre en colère.
- Crois moi mon enfant, c’est sûrement pas la bonne voie que tu prends là. Je sais bien que je suis pas de prime jeunesse m’enfin c’est d’aller un peu vite en besogne que de me prendre pour sénile. Je suis le Père Josèphe, si tu ne me connais pas c’est pas plus mal, je suis pas toujours très fière de ce que me réputation colporte. Mais laisse moi quand même te dire une chose à mon propos. J’ai fait pas mal de truc dans ma vie au service de l’église, et pas toujours dans les temples. Fut même un temps ou je portait la robe noire, si tu vois ce que je veux dire ! Une belle connerie, je te le fait pas dire et j’aime pas trop y repenser… mais juste pour que tu sache que des gars qui m’ont mentit j’en ai vu pas mal et dès qui avaient plus à perdre que toi… alors la prochaine fois réfléchie un peu avant de me servir un autre mensonge bancale.
L’homme d’église sentait qu’il s’emportait quelque peu et le sang qui commençait à tambouriner dans ses tempes redoubla son mal de tête aussi se força-t-il au calme.
- Bon,
reprit il,
comme je t’ai dit c’est pas mes affaires, que t’ai « emprunté » son cheval au Comte d’Himrold ou tout autre chose, grand bien lui fasse, cette ampoulé n’en mérite pas moins. Mais je t’assure qu’il vaut mieux pour ta tête que j’apprenne pas qu’il fut victime de quelques bandits car je saurais bien qui chercher. Pas même lui ne mérite de crever pour si peu… Ceci dit, sûr que si on te voit avec pareil cheval tu finiras vite au gibet… si tu ne te brise pas le coup à t’essayer à le monter.
Le père Josèphe réfléchie un cour instant, se saisit de sa gourde et bu une rasade non sans grimace. Il fallait se rendre à l’évidence, l’eau n’aidait en rien à la réflexion.
- Ecoute, si ma mémoire est toujours ce qu’elle est, on devrait pouvoir rejoindre un chemin qui rejoint la nouvelle route qui descend du col des vierges et après y a un relais erysmatien pas loin. On va y aller ensemble, une chopine ne nous ferra pas de mal et je connais un peu le patron de la taverne. Il gardera le cheval et pourra même dire qu’il a trouvé le relais tout seul. Si ça te vas, tu me suis, sinon bonne chance à toi, mais je garde le cheval. Je crois de toute façon qu’il est plus prudent pour toi de continuer à pied.
Ninache
Posté le: Mar Mai 12, 2009 5:04 pm
Sujet du message:
Des branches cinglaient régulièrement le visage de Ninache, une petite feuille s’accrochant parfois à ses cheveux.
Le cheval ne diminuait pas l’allure, il était devenu presque impossible de le contrôler.
La peur de tomber avait fait place à l’agacement, elle maudissait intérieurement la bête sur laquelle elle était.
Le comte était loin à présent, elle ne savait pas exactement quelle distance elle avait parcouru, pensant plutôt à éviter les branchages, cramponnée à la bride de l’animal devenu comme furieux.
Elle comptait le vendre au plus vite, empocher l’argent et peut être même vivre une vie honnête.
Soudain, il se cabra, elle ne comprit pas tout de suite, elle ne vit qu’un morceau de robe brune.
Le choc fut brutal, le sol bien dur. Après quelques secondes, elle se releva, titubante.
Elle avait l’air de sortir tout droit d’un asile avec ses cheveux fous et le sang sur son visage.
Devant elle un homme en robe marron, elle s’en approcha, passant une main dans ses cheveux emmêlés et tâta ses plaies.
Voilà longtemps qu’elle n’avait plus vu d’homme d’église, elle fut saisie qu’il l’appelle mon enfant. Manque d’habitude sans doutes…
Eh bien mon enfant,. Tu sembles être bien piètre cavalière pour pareil étalon ! M’est avis que t’es pas arrivé jusqu’ici sans verser plusieurs fois cul par dessus tête !
Elle accueillit cette remarque d’un grognement.
Sonnée par sa chute, elle voyait trouble et fonctionnait au ralenti.
Le prêtre tourna la tête vers sa monture, un tissu de couleur pourpre recouvrait le dos et les flancs de l’animal, les initiales du comte de Hirmold brodées d’un fil doré.
Cette lettre H enroulé d’un lys, ci belle fleur pour un homme si mauvais, était la source principale de problèmes pour Ninache…
Mentir, encore, toujours mentir, à croire que sa vie n’était que mensonges et pourtant elle le devait, inventer une histoire crédible.
Je ne suis pas homme à me mêler des affaires des autres, j’en entends suffisamment à la confesse, crois moi. Toutefois, je ne crois pas que le comte Hirmold soit vraiment homme à prêter ses précieux chevaux à qui ne sait les monter. A qui sait non plus d’ailleurs, la sympathie n’étant guère la première qualité de ce pète haut. Cette pauvre bête a bien dû s’égarer et, j’imagine, que, brave âme, t’étais en train de la lui rapporter ? Dans ce cas, il me semble bien que la Manoir Hirmold se trouve bien dans une autre direction…
Elle pensa un instant se faire passer pour une cousine éloignée du noble, mais peu envisageable vu sa tenue.
Pour finir, elle décida de confirmer les suppositions de l’homme d’église tout en se passant pour plus bête qu’elle n’était, c’était le mensonge le moins risqué.
Bonjour mon…père, précieux cheval vous dites ?
Moi qui le prenait pour un simple canasson têtu…Il est vrai que le tissus qui recouvre son dos m’a l’air de qualité supérieure.
Le pauvre était comme vous l’avez deviné perdu, mais que devait-je faire ?
Le prendre me diriez vous est du vol mais il n’y avait personne à l’horizon.
Je comptais écourter de quelques jours mon voyage avec son aide mais puisque vous dites qu’il appartient au comte de…de Hirmold c’est bien ça ? Et bien je vais évidemment le rendre au plus vite.
J’avoue que le nom de cette personne me dit bien peu, il est vrai que je ne suis pas de la région. J’ai déjà du mal à m’y retrouver dans tous ces chemins alors encore mois dans les noms des seigneurs !
Le château est dans la direction opposée…Vers le sud donc.
La jeune femme sortit de sa poche une boussole à la vitre brisée, réajustant au passage sa tunique pour que la bourse pleine ne soit pas apparente.
Oui, vers le sud c’est cela…
Au fait, j’oublie de me présenter, Ninache de…de Bordemer, ma chère ville me manque d’ailleurs…
J’espère rejoindre ma sœur au plus tôt, elle vient d’avoir des jumeaux et je tiens à rencontrer mes neveux. D’ici quelques jours de marche je devrais y arriver...
Elle espérait que l’homme d’église croit à ce tissu de mensonge qui en soit, était possible.
Azeem El'Bakshir
Posté le: Mar Mai 05, 2009 8:27 pm
Sujet du message:
Le père Josèphe avala, une fois n’est pas coutume, plusieurs longues gorgées de son outre d’eau. Ce geste désespéré était alors motivé autant par l’envie de se débarrassé de la lourde barre de plomb qui lui comprimait l’avant du crâne que par l’espoir d’enfin parvenir à réhydrater sa bouche sèche et sa langue pâteuse. Il avait fait le voyage jusqu'à l’Abbaye de Pothèrne, à une journée de cheval de Flamin, à l’occasion des funérailles d’un de ses anciens compagnons d’armes. Sur place il avait retrouvé d’autres vétérans de la Sainte Garde de l’Illumination avec lesquelles il avait partagé mainte batailles durant sa lointaine jeunesse. La veillé funéraire se transforma rapidement au fur et à mesure que les vieux souvenirs étaient rappelés, la bonne bière brassé par les moines avait fait le reste…
Après un réveil difficile, le prêtre s’était lancé sur le chemin du retour en coupant par l’épaisse forêt qui couvrait le plateau d’Orthen et qui montait à l’assaut de la montagne. Néanmoins, il commençait à regretter cette décision, certes le temps gagné était appréciable, mais les soubresauts que faisait son canasson qui peinait à trimbaler l’épaisse carcasse du père Josèphe sur les chemins forestiers devenaient de plus en plus pénibles à l’homme d’église. Ces désagrégements lui rappelaient que trop bien que sa vingtième année était révolue depuis maintenant fort longtemps. Alors qu’il pestait sur sa jeunesse envolée, de puissants craquements se firent entendre rapidement suivie par l’apparition d’un grand cheval noir qui faillit percuter la monture du prêtre. Sous la surprisse le cheval hennie et se cabra, envoyant bouler dans la terre le cavalier qui semblait avoir déjà bien du mal à s’agripper à l’animal. Débarrassé de son fardeau et sa peur rapidement retombé, le cheval se reprit rapidement pour finir par regarder son cavalier désarçonné qui était d’ailleur, remarqua le prêtre, une cavalière, avec un regard qui aurait pu être interprété comme un défis.
Le Père Josèphe n’avait jamais été bon cavalier, néanmoins du temps où il faisait son éducation dans les armés d’Ohm sa nature indisciplinée lui value régulièrement comme punition le droit de nettoyer les écuries. Si au contacte des palefreniers il n’avait guère pratiqué l’équitation, il avait néanmoins appris à reconnaître un vulgaire canasson, d’un fière destrier ou d’un coûteux étalon. Et le cheval qu’il avait devant les yeux n’avait rien d’un vulgaire canasson.
- Eh bien mon enfant,
commença-t-il sur un ton qui ne cachait en rien son amusement.
Tu sembles être bien piètre cavalière pour pareil étalon ! M’est avis que t’es pas arrivé jusqu’ici sans verser plusieurs fois cul par dessus tête !
A la figure d’abord amicale de l’homme d’église vient soudainement s’ajouter un froncement de sourcil réprobateur lorsque le prêtre reconnu les armes du comte d’Hirmold qui apparaissait clairement sur le tablar du chaval.
- Je ne suis pas homme à me mêler des affaires des autres, j’en entend suffisamment à la confesse, crois moi. Toutefois, je ne crois pas que le comte Hirmold soit vraiment homme à prêter ses précieux chevaux à qui ne sait les monter. A qui sait non plus d’ailleurs, la sympathie n’étant guère la première qualité de ce pète haut. Cette pauvre bête a bien dû s’égarer et, j’imagine, que, brave âme, t’étais en train de la lui rapporter ? Dans ce cas, il me semble bien que la Manoir Hirmold se trouve bien dans une autre direction…
Ninache
Posté le: Jeu Avr 30, 2009 4:53 pm
Sujet du message: Tournure imprévue d'une traversée en forêt
Cachée derrière un buisson, elle attendait le moment propice.
Les feuilles lui chatouillaient le nez et sa position était peu confortable.
Elle ne dormait pas mais était comme déconnectée du monde qui l’entouraient.
Seul la fraîcheur de l’endroit lui procurait un peu de confort dans ces longues heures d’attente.
Voler n’était peut être pas une manière très éthique de se procurer de l’argent mais Ninache s’arrangeait pour récupérer la bourse de personnes aisées, néanmoins pas assez aisées que pour se payer une escorte.
Des martèlements de sabots sur la roche dure du chemin la sortirent de sa somnolence.
Un cavalier sur un destrier noir de grande valeur avançait au petit trot, ses habits colorés et brodés de fils dorés étaient une preuve de sa richesse. Son visage buriné et ses cheveux roux hirsutes lui donnaient un petit air porcin.
C’était Percy de Hirmold, un comte d’une citée voisine.
Il était suivit d’un autre homme à cheval, plus souillon que lui, un garde du corps sans doute.
Il était fort jeune mais arborait une carrure impressionnante.
« Arrête-toi ici Edward, je vois une clairière à droite, les chevaux sont fatigués, une pause s’impose. »
Le visage de l’homme au regard hautain semblait former une moue grimaçante à chacun des mots prononcés.
Le dit Edward s’arrêta, descendit de cheval et attacha ce dernier à un arbre environnant.
Percy fit de même, passant à quelques mètres seulement de Ninache.
Elle les suivit, toujours cachée, ne faisant presque qu’un avec les arbustes touffus.
Le dos contre un arbre, le riche reposait ses membres fatigués par le voyage.
« Y a t il encore de l’eau dans les gourdes Edward ? »
Dit-il avec le plus grand calme.
« Non sire, elles sont vides. »
« Que fais-tu encore là si tel est le cas ?
La voix prétentieuse se voulait autoritaire.
Intimidé, le sous-fifre répondit timidement.
« Le dernier cours d’eau que nous avons rencontré est à plus de deux kilomètres sire… »
« Pourquoi n’as-tu pas pris de l’eau à ce moment là ? »
La colère montait comme l’eau dans une fontaine chez Percy, son visage assorti à la couleur de sa chemise tandis que la peur d’Edward grandissait.
« Retourne-y ! »
Cria le comte bedonnant.
« Je ne peux y aller et vous laisser seul… »
« Discuterais-tu mes ordres ? »
« Non mais…»
Il ne sut terminer sa phrase que déjà, celui qui maintenant ressemblait à un bonbon multicolore hurla.
« RETOURNE-Y! »
Edward marqua un temps d'arrêt, choqué par les cris du comte, puis monta sur son cheval et galopa avec les gourdes vers la petite rivière à l’eau claire.
Son maître resta un instant les poings sur les hanches au beau milieu de la clairière avant de se rasseoir dos au tronc d’un chêne, l’injuriant encore alors qu’il n’était plus qu’un petit point noir derrière les arbres.
Il était seul et diminué par son trajet à cheval.
L’occasion rêvée de remporter une grosse somme pour Ninache.
Elle profita du vent de face pour s’approcher encore plus de Percy.
Les mousses étouffaient le bruit de ses pas.
Décidément la chance lui souriait aujourd’hui.
Elle n’était plus qu’à un mètre derrière le comte empâté par le voyage.
En un temps record la lame d’une dague fut sous la gorge de l’homme devenu soudainement impuissant.
« Votre bourse je vous prie. »
« U…Une femme ? »
Horreur et surprise dans la voix rogue.
Déterminée, Ninache lui répondit avec le plus grand calme.
« C’est exact et j’aimerais votre bourse. Je n’hésiterais pas à vous tuer. »
Il sorti de sa poche une dague semblable à celle de Ninache, à ce geste , elle enfonça la sienne légèrement dans le cou du comte et frappa violemment son poignet. Ce dernier lâcha l’arme.
« Très mauvaise idée…Vous êtes suicidaire visiblement. »
Le ton de sa voix était tellement neutre qu’il en était presque insolent, cachant parfaitement l’impatience de Ninache.
« Vous avez déjà tué, cela se voit. »
Le visage rouge de l’homme virait au blanc.
« Peu importe. J’exige votre bourse où je risque de parvenir à mes fins d’une manière qui ne vous plaira pas. »
Il s’exécuta et tira l’objet convoité de son ceinturon avec une certaine aigreur.
« Stupide femelle… »
Elle prit l’argent qu’elle mit en poche et consciente que l’étalon quelques mètres plus loin valait sans doutes bien quatre fois la bourse, elle courut de toutes ses forces vers la bête, la détacha et monta sur son dos avec autant de rapidité qu’elle le pouvait, le comte à ses trousses hurlait des injures et pointait à bout de bras l’arme tombée quelques secondes seulement auparavant.
Affolé par les cris, le cheval noir démarra en trompe dans une direction opposée à celle que la jeune femme comptait prendre, au triple galop dans une direction inconnue...
Thème visuel par Zeph
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