Adam Witold
MessagePosté le: Lun Mar 09, 2009 12:08 pm    Sujet du message:

~ Des archontes, fondement de l’existence ~

Toutes les religions et les cultures ont leurs propres théories sur la création des diverses races peuplant ce monde. Cependant, aux vues des informations mises à jour après la révolution ésotérique, la plupart des érudits de notre époque, quelle que soit leur nature, semblent s’accorder sur la théorie des Archontes. Voici un bref résumé de ce que j’ai pu apprendre à leurs propos au cours de mes nombreux voyages et notamment lors d’entretiens avec plusieurs guerriers Boros, race qui semble demeurer la seule à se souvenir de l’époque où les archontes peuplaient la terre.

D’apparence, les archontes étaient en tout point identiques aux humains actuels, peut-être un peu plus grand bien que cela n’ait pas pu être prouvé. Il y a de cela un temps très lointain, si lointain qu’il demeure impossible à chiffrer, cette race, d’une intelligence supérieure, perça tout les secrets de l’existence, de son organisation et de son fonctionnement. Elle dompta les énergies occultes qui parcourent notre terre et se mit à réorganiser le monde selon son besoin et son bon plaisir. Des rituels furent crées, afin de simplifier l’usage de la magie, ainsi que la plupart des race dites « mineures », dans des optiques bien spécifiques, à l’instar des centaures, des mathalys ou des guerriers boros.

Les races dites « majeures », comme les humains et les agéliens, furent imaginées bien plus tard et dans une perspective toute autre. Il a en effet pu être établi qu’à un certain point de leur évolution, d’importants conflits sont apparus entre diverses factions archonte. Les races majeures furent donc développées, semble-t-il, dans un but de guerre ou de recherche de pouvoir. Quoi qu’il en soit, les conflits finirent par dégénérer et les archontes s’entretuèrent. Seule une poignée d’entre eux, les plus puissants, trouvèrent la force de survivre.

Afin d’éviter leur propre anéantissement, ils créèrent de nouveaux plans d’existence dans lesquels ils s’exilèrent chacun avec ses fidèles. Cependant, pour survire dans ces nouveaux plans, ils devinrent dépendant de l’énergie du monde canalisée par la foi de leurs créatures. Il apparaît dès lors que les dieux que nous vénérons encore aujourd’hui ne sont que les survivants de cette race originelle, à qui nous devons notre existence et qui désormais nous doivent la leur.

Il est évident que ces théories ont rencontré, malgré l’accumulation de preuves, de fortes résistances dans la plupart des milieux conservateurs. Cependant, elle à pour immense mérite d’expliquer bon nombres d’aspects de notre vie, ainsi que les improbables similitudes entre la plupart des races intelligentes qui peuple notre monde.
 

 Adam Witold
MessagePosté le: Sam Mai 13, 2006 6:38 pm    Sujet du message: Préface et de la théorie des Archontes

~ Préface ~

Pour avoir dévoué ma vie à la recherche des savoirs cachés de nos terres et d’ailleurs, pour avoir parcouru maintes contrées et rencontré moult tribu, je m’atèle aujourd’hui avec enthousiasme à l’écriture du témoignage de ma modeste existence. Notre univers a tant changé en si peu d’années ; il m’arrive moi-même de penser que tout ceci ne fut que songe ou folie soudaine.

Ah, la folie ! Moi qui ai vu des êtres se calciner pour des opinions divergentes, des soldats se lancer sans vergogne à l’assaut de peuplades nouvelles sans désir de savoir, des érudits refuser férocement leurs connaissances à de jeunes pousses assoiffés de culture, de grâce, qu’on ne vienne pas m’accuser de folie ! Je tâcherai ci-après de faire état de mes trouvailles, sans réserve aucune, afin que nos générations futures puissent user sagement des ressources de notre royaume et s’approprier celui-ci sans nuire à son précieux patrimoine. Puissent-ils aussi engendrer l’harmonie entre eux et les civilisations nouvelles, car j’ai l’espoir que les choses soient sur le point de changer.

Comment décrire notre monde aujourd’hui ? Les deux principales races qui se partagent la planète y sont presque également représentées. Les humains et les agéliens ont provisoirement laissés de côté leurs hostilités les uns envers les autres et leurs dogmes sont à l’image de l’architecture de leurs bâtiments : elles sont renaissantes.

Il y a à peine une cinquantaine d’années, une grande majorité des peuples n’avait de contact avec les phénomènes occultes qu’à travers les fables et les légendes qui appartenaient à leur religions ou à leurs traditions. Rares étaient les âmes privilégiées à qui l’expérience avait offert suffisamment de foi pour parvenir à comprendre et à user de leurs énergies dans la perspective d’engendrer la magie.

En l’an 4585 du calendrier clérical, au cours d’un congrès scientifique renommé qui avait pour habitude d’attirer foules de personnages distingués, un respectable théoricien du nom de Lyren Kejh fut l’auteur d’une déclaration aussi imprévisible que scandaleuse devant son large auditoire. Dans un discours que les historiens d’aujourd’hui appellent « le discours du bûcher », pour cause du malheureux revers d’inquisition que celui-ci à causé, l’audacieux savant dévoila au grand jour le résultat de nouvelles recherches concernant le potentiel spirituel, voir magique de la conscience de tout un chacun.

Ce sursaut inattendu lors d’une rencontre aussi conformiste aurait rapidement pu être oublié à coup de condamnation à mort pour le malheureux chercheur et ses partisans. Cependant, l’agitation que ses propos avaient provoquée était si invraisemblable que rien ne fut en mesure de contenir la virulence des manifestations qui prirent places à ce sujet au cours des semaines suivantes.

Restée secrète jusqu’alors, l’antique communauté des Archas, une organisation s’étant fixée pour but de réunir et de veiller au silence des quelques rares personnes dotées de « facultés surnaturelles », fut la première à réagir farouchement aux découvertes de Lyren Kejh. En effet, selon ses membres, un tel savoir ne devait en aucun cas se retrouver à la portée de tous. Il en allait à la fois de leur sécurité et de leur notoriété. L’ironie du sort voulut que le clergé et l’inquisition, garants de la religion d’Ohm, également craintifs de perdre leurs précieux fidèles, se rangèrent aux côtés des seuls vrais magiciens déjà établis afin de lutter contre l’expansion menaçante de nouvelles idéologies. C’est cette divergence d’opinion entre les esprits novateurs et les obscurantistes qui provoqua la célèbre révolution ésotérique, au cours de laquelle les penseurs en voie d’accéder à de nouvelles capacités furent persécutés par les membres des Archas et de l’autorité religieuse.

La grande cité de Numide, dont la situation côtière élancée vers l’océan lui a valu le surnom de “ville du bout du monde”, fut le premier théâtre des conflits liés à cet évènement, avant que la lutte ne s’étende à travers tout le continent. D’un côté, Edouard Narmen, seul et unique meneur des Archas jamais apparu au devant de la scène, dirigeait très stratégiquement ses fidèles, infiniment moins nombreux mais bénéficiant des avantages certains de leurs capacités et de leur hermétisme. De l’autre, une nuée de petits groupes de jeunes audacieux assoiffés de pouvoir ou de vérité se dressait contre ces opposants inconnus, en l’honneur d’une cause dont ils n’avaient pas forcément conscience. Venait s’ajouter à chacun de ces deux partis toute une foule d’ignorants simplement désireux de se battre ou de refuser trop de bouleversantes révélations pour leurs petites et paisibles existences. Pour la première fois, humains et agéliens trouvèrent un sujet de querelle autre que leurs différences qui leur permirent de mettre de côté leurs animosités.

Parfois secrets et reclus, parfois violents et publics, les combats s’intensifièrent de plus en plus, poussant d’inattendus protagonistes à prendre part à la discorde. Des peuples nouveaux furent redécouverts au-delà des limites des terres connues, semblant sortir tout droits des mythes ou des légendes populaires. Du jour au lendemain, la société et ses coutumes furent plongées dans un chaotique désordre, marquant ainsi l’entrée du monde dans un nouvel âge : l’ère Théurgique.

En ce jour de l’année 4632, soit en 47 après Lyren Kejh, les tensions se fatiguent, la révolution à fini par cesser et l’harmonie commence à peine à se rétablir en s’organisant autour de tout nouveaux modes de vie. Il ne se fait pas rare de croiser des êtres qui ont su s’approprier des compétences magiques et qui en font usage avec plus ou moins d’adresse. Magiciens, guérisseurs et ensorceleurs se mettent à bourgeonner ci et là sans plus se heurter à de violents jugements.

La notion d’appartenance de chacun à l’un ou l’autre des grands partis s’estompe déjà, mais certains conservent encore une idéologie profondément ancrée dans le passé. Les villes se renouvellent enfin et les bâtisses adoptent un style plus neuf et recherché. Nous sommes au temps des belles demeures, des grandes cours de la monarchie et des routes pavées parcourues par de nobles diligences. Les grandes cités de notre continent accueillent chaque jour de nombreux voyageurs qui cherchent à trouver leur place dans cet univers en reconstruction.