Azeem El'Bakshir
MessagePosté le: Mar Mar 31, 2009 1:49 pm    Sujet du message:

Le comte d’Aknow ne s’était pas voulue insultant mais avait juste parfaitement traduit sa pensée ce qui eut pour effet de finir d’exciter l’homme au bandana qui, montrant un manque de sang froid des plus détestable, prit l’initiative de la violence. Le tavernier réagit néanmoins avec rapidité pour intercepter l’impétueux en s’aidant du mobilier de la cave, lui sauvant la vie du même coup. Une fois calmé grâce à l’action directe d’une bouteille de vin, de fort mauvaise qualité à en juger par l’odeur, sur son crâne, l’homme fut porté à l’étage. Le calme revenu, l’aristocrate remis au fourreau sa rapière qui était apparu dans sa main comme par enchantement.

- Loin de moi l’idée de vous insulter, mais il me parait claire que nous ne somme pas ici entre diplomate, aussi je ne crois pas que j’aurais été très crédible en vous offrant ma… hum… « sympathie »… Néanmoins si participer à la puissance du Nouvel Empire vous empêche de fermer l’œil, prenez plutôt ça comme un défis. Une fois au pouvoir, administrez donc votre république d’une manière qui se veut… hum… au moins efficace et nous seront perdant… Et vous imaginez bien qu’il serait tout aussi embarrassant pour nous que la cours apprenne que l’Empereur apporte son soutient à un groupe républicain…

Les négociations étant visiblement terminé. Le comte se dirigea vers l’escalier permettant de rejoindre les étages supérieurs.

- Malheureusement je ne peux rester dans votre « charmante » cité, notez l’effort de diplomatie, car je dois retourner à Audréa où une affaire requiert mon attention particulière. Mais je serais de retour à l’ambassade du Nouvel Empire d’ici une quinzaine ce qui vous laisse le temps de vous entretenir avec vos supérieurs. Sachez aussi que je disposerai alors de quoi garantir la loyauté de nos hommes à votre « cause ». Vous pouvez donc inclure cela dans vos « réflexions idéologiques ». Si jamais vous ressentez l’impérieux besoin de me contacter d’ici mon retour prévenez, discrètement il va sans dire, Alfred Dervos à l’ambassade, il a toute ma confiance et me fera parvenir un Mathalys. Sur ce, je n’irais pas jusqu'à mentir en disant que cette rencontre fut un plaisir… mais, hum… je pense que nous nous reverrons.

L’aristocrate se saisit avec un dégoût non dissimulé de la tapisserie passée qui isolait l’escalier et engagea les marches en prenant grand soin de ne pas toucher l’étoffe.
 

 Logar/Lucy
MessagePosté le: Mer Mar 18, 2009 4:27 pm    Sujet du message:

Un long silence avait plané suite aux déclarations du Comte D'Aknow. Guillaume, le gérant de l'auberge et chef de la section présente des Loups de la République, était rapidement passé de la surprise à un regard bien plus sévère.
La jeune Mirabelle fixait le Comte avec des yeux écarquillés, et avait même refermé son livre (qu'elle lisait négligemment pendant la discussion pour faire semblant de ne pas être intéressée) sans en marquer la page.
Le gros bonhomme semblait encore plus nerveux et soucieux que jamais, tandis que Nicolas, le maigrelet au bandana rouge, lançait des regards crispés à tous ces camarades.

Et soudain, brisant l'inactivité ambiante, il sauta de son perchoir son couteau à la main prêt à se jeter sur le Comte.


- Non mais tu t'crois où Comte de mes boules ?! J'vais t'apprendre à insulter les idées de la République ! Tu vas voir si on est aussi incompétents que ton aristocratie minable une fois que t'auras les tripes à l'air !!!! VA TE FAIRE...Ack ! Kof kof !

D'un coup de pied, Guillaume venait de lancer violemment la dernière chaise inoccupée contre le tibia du fou furieux au couteau, qui s'écroula dans sa course, mais ce qui n'arrêta pas ses vociférations. Le chef aux cheveux grisonnants n'attendit pas une seconde de plus pour se lever et venir briser la bouteille de vin sur la tête de Nicolas.
Tous dans la pièce, sauf peut-être l'inconscient en question, venaient de se rendre compte que Guillaume avait surtout empêcher l'un de ses hommes de se faire embrocher par un escrimeur averti, qui pourrait sans mal sortir de cette salle après une petite leçon d'escrime.

La pièce reprit doucement son calme. Guillaume indiqua au mangeur de tarte d'aller porter leur comparse en haut et de le faire se calmer, il les retrouverait à la fin de cette réunion, qui tournait court de toute façon.
Une fois seul avec le Comte et Mirabelle, le représentant des Loups reprit la parole.


- Hmmpf, être une organisation posant des bombes nous ramènent bien des décervelés dans nos rangs. Je ne vous ferai pas l'affront de vous demander de l'excuser, mais sachez au moins qu'il sera réprimandé pour son comportement.
Si avec cela nous n'avons donc pas perdu toute crédibilité, permettez-moi de répondre à vos propos.
Si j'ai l'impression que Mirabelle cherche encore à deviner pourquoi vous nous insulter ouvertement, que vous appeliez ça "jouer cartes sur table" ou autre, j'ai décidé que je me passerai de vos raisons. Soyons donc franc nous aussi.

L'Empire représente ce que nous combattons, une dictature sur le peuple, au même titre que le semblant de démocratie qui s'est installé dans la vallée de Corride. J'ai mis beaucoup d'apriori de côté pour accepter de vous rencontrer, et il n'est pas pénible qu'à vous d'être ici. Nous croyons au pouvoir du peuple, Comte, et si nos actes sont violents, notre combat se gagnera dans l'idéologie. Quant les gens comprendront que le Conseil de Midian n'est qu'un honteux mensonge, et se réveilleront pour établir une vraie république. Entacher l'action des Loups de l'aide des Impériaux est quelque chose que je n'envisage qu'à contre-coeur, et si en plus celui qui propose de nous aider crache sur nos principes, je ne vois pas vraiment où nous pourrons aller. Vous auriez mieux fait de prétendre vouloir servir notre cause par sympathie, plutôt qu'affirmer que l'on satisferait le Nouvel Empire en acceptant vos propositions.


Guillaume marqua une pause, autant pour marquer ses propos que pour retrouver son calme et une argumentation plus pragmatique. Il réfléchit un moment, tout en jouant avec sa boucle d'oreille représentant une lyre.

- Je pense néanmoins que vos livraisons nous seraient profitables. Le coup d'état est évidemment, même si cela ne se discute que peu dans les rangs inférieurs des Loups, l'étape ultime de notre groupement. Les apports en hommes sont inacceptables, à moins que vous trouviez un moyen de nous convaincre de leur loyauté à notre égard. La dissolution de la CAM ne devrait pas poser de problèmes à mes supérieurs une fois au pouvoir.
Pour ce qui est de votre question concernant Véra, je ne vois aucune raison d'y répondre gratuitement. Si mes supérieurs acceptent votre aide, nous vous donnerons notre prix pour vous révéler de plus amples détails.


Le ton était donné, et si la semi-confiance propre à la négociation semblait rompue dans la voix de Guillaume. Le simple fait de monnayer des informations en était la preuve. Le tavernier se tourna vers Mirabelle, avec un sourire.

- Ais-je bien dit ce qu'il fallait dire, Mademoiselle-Je-Sais-Tout ?
- Hein ?
Mirabelle était un peu pris de court devant cette remarque. Euh, oui oui, c'est ce que j'aurai dit moi aussi, Guillaume.
- Héhé, parfait. Dans ce cas, Comte d'Aknow, je pense que notre conversation est terminée. Je relaierai votre proposition, et en cas d'accord, il sera temps de discuter des détails, de quantités et de modes de livraison. Une dernière question reste en suspend.
Comment les Loups doivent-ils reprendre contact avec vous ? Restez-vous en Rémore ?
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 Azeem El'Bakshir
MessagePosté le: Mar Jan 06, 2009 5:02 pm    Sujet du message:

Le comte eut un léger frémissement devant tant d’impertinence ce qui équivalait pour lui à un bon au plafond. Il vit brièvement la lame de sa rapière transpercer le corps de la jeune femme mais se maîtrisa pour empêcher que cela ne devienne réalité. Il lui aurait fallut par la suite certainement occire tout le monde dans la pièce ce qui ne aurait pas manqué d’avoir une incidence fâcheuse sur les négociations futures avec le groupe de dissidents… Aussi, il dissimula son irritation profonde sous un reniflement méprisant à l’égard de Mirabelle avant de se reporter sur l’homme qui semblait avoir autorité sur ces gens.

- Si vous trouvez une quelconque utilité à cette petite impertinente, je vous conseille fortement de lui apprendre à ne plus oublier mon titre. Et si de nouveaux elle montre l’outrecuidance de m’interpeller par mon prénom, ses dernières syllabes se termineront dans un gargouillis sanglant. Sachez qu’il m’est déjà suffisamment pénible de me tenir ici pour accepter que les formes les plus élémentaires soit bafouées.

- Bien,
conclut-il après une seconde de silence tendu. Ceci étant dit, cette jeune fille n’a pas entièrement tort. Il vous faut voire plus grand. Je ne parle bien sûr pas de cette idée d’imprimerie indépendante. Impensable.

Le Comte pinça ses lèvres un instant en signe de réflexion alors qu’une idée venait de surgir de son esprit retors.

- Pas à Audréa en en tout cas, reprit-il. Non, je parle de vos objectifs. Si vous voulez avoir la moindre chance de voire vos revendications aboutir, il vous faudra prendre le pouvoir. Je ne me suis pas déplacé en personne pour vous aider à quelques actions violentes et futiles mais bien à vous offrir l’opportunité d’un coup d’état. En échange, une fois en place, vous aurez tout loisir de dissoudre la CAM… et d’obtenir la « démission » de ses dirigeants. Apres vous serez libre d’orchestrer votre « république » selon vos « idéaux » et vos « valeurs ». Ce qui, sans aucun doute, amènera à un nouveau gouvernent totalitaire équivalant à celui-ci… Bien sûr comme tout dissident vous êtes persuadés de pouvoir faire mieux… Hum… d’une banalité… mais passons car c’est justement cela qui nous permet de faire un accord.

L’aristocrate fit le tour de la petite pièce de son regard acéré, détaillant chaque personne présente.

- Humm… Pour être sûr que vous me comprenez bien, je vais jouer carte sur table… En quelque sorte nous… hum… parions contre vous dans le sens ou nous obtiendrons la disparition de la CAM et que nous ne croyons pas que votre arrivé au pouvoir changera quoique ce soit quant au régime de votre « république » qui nourrira une nouvelle fois les mécontents et les dissidents, prouvant à ceux qui en douterait que ce régime de « république » n’est rien d’autre qu’une aristocratie mais en hum… beaucoup plus inefficace et incompétente… Mais ce dernier point ne devrait pas nous gêner dans nos négociations du fait que je vous soupçonne d’être persuadé du contraire.

Le comte marque une nouvelle pose.

- Bien, pour commencer nous pouvons vous livrer rapidement de la poudre et des armes. Aucun problème. Cela devrait permettre à vos supérieur de juger de notre hum… « Bonne volonté ». Pour la suite j’aimerais m’entretenir directement avec eux. Ne prenez pas offense mais dans ce genre d’affaire il est hautement recommandé d’éviter les intermédiaires. Le comte jeta un bref coup d’œil à la jeune fille. D’autant que certain peuvent manquer de sens pragmatique… Hum… Je pense avoir été franc avec vous… Si à votre tour vous m’entreteniez des ces... hum… alliés en Véra que vous avez mentionnés.
 

 Logar/Lucy
MessagePosté le: Dim Déc 21, 2008 1:14 pm    Sujet du message:

Le gros bonhomme sembla déconcerté par la soudaine attention du Comte sur sa personne, il ne savait pas quoi faire de ses petites mains boudinées et n'arrêtait pas de les bouger avec une nervosité qu'il tentait de cacher sans aucun succès.

- J-je comp-p-prend M'sieur d'Aknow, euh c-c-comte d'Aknow. Je, euh, transmet-t-trai vos re-re-re...
- C'est bon, gros lard, t'fatigues pas ! L'a dit k'si on l'plantait, y aura la guerre 'vec l'empire ! On va pouvoir le républicaniser encooooore plus rapidement. J'ai toujours eu envie de planter des impériaux. Ca vous dit pas à vous ?
- Tu es fatigant Nicolas. Calme-toi un peu et tâche d'aligner autre chose que "tuer, tuer, tuer" dans ta petite tête. La guerre avec le Nouvel Empire, ça signifie la loi martiale ici et on pourra dire adieu au peu de libertés que l'on a encore bien plus vite qu'en laissant faire nos chers dirigeants. Moi, ce qui m'amuse, c'est plutôt ce gentil Comte qui nous propose de but en blanc de ramener dans nos rangs des taupes impériales, qui plus est aux "compétences martiales reconnues".
- Euh... j-je...o-oui, tu as rai-raison Mirabelle. T-tu entends, Ni-Ni-Ni...


Le tableau était plutôt pathétique, entre le sociopathe, le gentil bonhomme, et la fille qui semblait ne s'intéresser que vaguement à l'affaire. Guillaume arriva dans la pièce à ce moment, Aknow l'avait sûrement entendu venir tant il ne faisait aucun effort pour tacher d'être discret. Il avait un seul verre et une bouteille de vin à la main. Il passa à côté du Comte pour aller s'asseoir sans montrer aucun signe d'une quelconque tension. Les yeux de l'homme semblaient avoir connus plus d'hiver que ses cheveux légèrement grisonnant ne semblaient indiquer. Il se servit sans attendre un verre de vin, et le but d'un trait.
Il demanda un rapide résumé des propositions du Comte à l'amateur de tartes avant de prendre la parole.


- Bien, bien... Donc, argent, armes, munition, poudre... Des hommes aussi...Mon neveu a bien résumé ? J'ai l'autorité pour parler au nom des Loups et sachez que nous ne vous faisons pas assez confiance pour que vous nous fournissiez des hommes. Le reste est bien sûr intéressant, et correspond à nos besoins, nous pouvons toujours nous arranger sur les quantités avec...
- Non, il n'est plus disponible. Je doute qu'on entende de nouveau parler de ce cher Ernest, généralement les contacts qui en savent trop ne démissionne jamais sans douleur.
Mirabelle leva les yeux vers Guillaume, interrogateur. Oh, c'est le Comte qui nous en as informé, ton neveu l'avait oublié.
- Bien, bien...
Guillaume se servit un autre verre de vin. Et donc en échange, vous voulez la dissolution de la CAM. Si c'est sur du court terme que vous tabler, il n'y a aucune chance pour que nous obtenons une décision de dissolution. Ensuite, si vous parler de faire sauter des bâtiments, nous avons plusieurs actions et alliés qui s'occupent déjà de leur mettre des bâtons dans les roues, notamment en Véra actuelle. Leur siège social est pour l'instant trop bien protégé, mais à terme nos objectifs concordent donc bien. Un accord me semble profitable. Nos besoins se situent surtout en poudre actuellement et...
- N'accepte pas ses propositions sans rien y ajouter Guillaume. Nous aussi nos nous devons d'avoir des revendications, sinon nous ne faisons que lécher la patte des impériaux en acceptant un tel accord. Des armes, de la poudre ? Hahaha, comme si cela compensait la perte de crédibilité de nos idéaux qu'engendrerait la révélation d'une alliance avec les impériaux !
- Mimi, pour une bleue de 17ans je te trouve de plus en plus utile. Nos supérieurs ne m'ont rien dit à ce sujet...
C'était la première fois que l'on invoquait des volontés supérieures dans la discussion.
- Il faut voir grand, Guillaume. Une imprimerie indépendante en plein coeur d'Audréa. Mirabelle posa enfin son livre, pour pencher sa tête vers le comte. Lunettes à monture, taches de rousseur et yeux noisettes avec des cheveux flamboyant, la jeune fille ressemblait à une étudiante qui aurait eu trop d'idées. Qu'en pensez-vous, William ?
 

 Azeem El'Bakshir
MessagePosté le: Jeu Nov 06, 2008 5:38 pm    Sujet du message:

L’objectif du comte n’étant pas de faire de la diplomatie, il ne chercha nullement à dissimuler le profond mépris qu’il ressentait pour toutes personnes ou toutes choses qui se trouvaient dans cette auberge crasseuse. Peu importait le nombre de fois où il dû visiter ce genre d’endroit, ceux-ci lui inspirèrent toujours un dégoût des plus absolue. Il suivi néanmoins la gamine au travers de la salle commune puis le femme qui le conduisit à un escalier. Le comte ne se donna pas la peine de répondre à la supplique de la tenancière, tout juste lui accorda-t-il l’honneur d’un regard froid qui indiquait clairement que le sort d’un enfant des rues le laissait totalement indifférent.

A peine arrivé dans la cave, le comte appréhenda la pièce et la position relative des trois occupant d’un regard expérimenté et évalua la manière à prévenir efficacement toute agression. Il vint se placer à quelques pas de l’homme au couteau. Au premier signe d’hostilité il prévoyait ainsi de faire un pas feinté pour tromper un projectile, ce qui lui donnerait le temps de sortir sa rapière, de le tuer d’un main et de sortir son pistolet de l’autre pour abattre ses deux compagnons. Bien sur, le comte n’était pas venu ici dans le but de tuer quelques roturiers mais l’expérience et la prudence lui avait fait acquérir certains réflexes tant du corps que de l'esprit qu’il prenait grand soin d’entretenir. L’action parfaitement claire dans son esprit il se mit à étudier les trois loups tout en portant une attention discrète aux propos railleurs dont il faisait l’objet. De même que son mépris, le comte ne chercha pas à dissimuler sa déception avant de se reprendre. Ce qu’il avait devant les yeux ne devait être qu’un échantillon biaisé de l’effectif des loups, présenté à ses yeux pour dissimuler les réelles capacités du groupe…astucieux… Qu’importe au final, tant que ces bandits pouvaient transmettre son offre aux meneurs de l’organisation.


- Hum oui bien… répondit-il distraitement aux rires hystériques. Retenez vous et votre vie pathétique pourrait bien ne pas rencontrer de conclusion brutale dans les prochaines minutes. Humm, visiblement je ne vous suis pas inconnue ce qui nous évitera les présentations. Hum… Je me dois tout de même vous préciser qu'Ernest Montaudra a récemment démissionné des ses fonctions et que je suis donc par ordre impérial directe et, temporairement Ohm en soit loué, ambassadeur du Nouvel Empire. Je précise cela à votre attention foudroya le comte en direction de l’homme décharné. En temps que diplomate officiel la réponse à mon… hum… décès à Remor, quelques soit les causes, entraînera de facto une guerre entre vos paysans et l’armée Impériale. Je ne ferais pas l’insulte à votre intelligence de vous expliquer au combien cette situation porterait préjudice à vos objectifs…

Le comte haussa un de ses fins sourcil pour souligner son ironie sur l'intelligence des occupant de la salle mais poursuivi néanmoins.

- Hum, ce point clarifié, venons en au fait… Si j’ai bien saisis votre organisation cherche à prendre le pouvoir… hum… d’un classique… mais passons… Nous vous proposons, dans une certaine mesure, une aide, dirons nous, logistique. J’imagine que vous devriez avoir besoin d’armes performantes, de munitions, hum… de poudre ? Nous pouvons également vous présenter quelques personnes aux compétences martiales reconnues dont les…hum… conseils pourraient vous être précieux… Il nous ait également possible de fournir quelques financements pour aider dans votre… hum…lutte… En contrepartie nous exigeons seulement la dissolution de la Coopérative Agricol Midian ce qui est de toute façon dans vos objectifs il me semble.

Le comte fit rapidement le tour de la salle du regard avant de s’arrenter sur l’homme assis qui avait achevé sa pâtisserie.

Bien, hum… transmettez cela à vos supérieurs. Je suppose qu’ils n’auront pas de mal à me contacter.
 

 Logar/Lucy
MessagePosté le: Mer Oct 29, 2008 1:22 am    Sujet du message:

De l'extérieur en tout cas, cela avait l'air d'une taverne des plus normales. Ils n'avaient même pas empruntés de sombres ruelles ou de ténébreux passages. Peut-être même que le comte était déjà passé devant l'édifice auparavant, "A la Bonne Heure" disait l'enseigne. Le chemin pourrait aisément être parcouru.
L'intérieur ne ressemblait en rien à une tanière : des gens criaient, d'autres riaient, des serveuses se faisaient tripoter en échange de quelques pourboires, le sol était couvert de tâches de bière et de vin, on chantait et on dansait aux craquements d'un feu de cheminée. Un homme, avec une barbe poivre et sel et un clou d'oreille en forme de lyre, et une femme aux cheveux noirs comme la nuit se disputaient derrière le comptoir.

Ellyse tira sur son loup pour le dégager de la faible étreinte que les deux doigts du comte exerçait. Puis elle courut se jeter dans les jambes de la femme. Le barbu lança un regard au comte lui signifiant d'approcher...


- ... la tête bon sang ?! T'as encore mêlé Ellyse à tes... à tes... diableries ! La femme parlait d'une voix contenue mais pleine de colère, ses yeux sombres lançaient des éclairs alors qu'Ellyse sautillait à côté d'elle.
- Personne ne fait attention à elle, tout le monde en ville sait qu'elle est folle. répliqua l'homme avec autant de froideur qu'il le put dans la voix.
- Quel genre de père sans coeur es-tu pour parler de ta fille ainsi ?
- Et toi, de quel droit penses-tu pouvoir remplacer sa mère ?


Un court silence tomba, avant qu'Ellyse demande à la femme d'aller chercher de la soupe à la tomate pour Loupiot, et commence à raconter sa déception sur le fait que le soit-disant comte n'avait pas de bonbons.

- Conduis le comte s'il te plait. Je dois prévenir Laurent pour qu'il prenne la relève au comptoir. Je vous rejoins dans 5 minutes, conclut-il à l'attention du comte d'Aknow.

La femme lança une dernière oeillade rageuse et fit signe au comte de la suivre. Ellyse dans une main, elle traversa la cuisine pour aller dans une salle arrière, sorte de petit salon avec des vins entreposés. Elle souleva une tapisserie et une descente d'escalier se dessina dans l'alcôve.


- Je vous en prie, descendez et faîtes vos affaires. Je ne veux rien savoir des plans de Guillaume. Et dîtes-lui de ne plus impliquer sa fille, peut-être qu'il vous écoutera, vous. Vous avez l'air de quelqu'un d'important. Et la femme aux cheveux noirs tint la tapisserie soulevée en attendant que le comte descende.

Dans la cave du bâtiment, une petite table, 3 chaises, quelques bougies et une forte odeur de cigarette. Des sacs de riz et de blé étaient posés sans grand ordre le long des murs. Sur ceux-ci, dans le coin gauche, un homme maigre portant un bandeau rouge se rasait la barbe avec un couteau dont l'utilité première devait être bien autre.
L'une des chaises au milieu était occupée par un homme assez gras qui, comme pour confirmer son embonpoint, continuait à manger une part de tarte. L'odeur savoureuse la décrivait comme étant à la myrtille.
Enfin, assise en tailleur et adossée à l'autre mur, une jeune fille habillée comme un homme lisait un livre et renfonçait périodiquement ses lunettes sur son nez ou replaçait en arrière l'une de ses mèches rousses.


- Alors comme ça, v'là donc Mônsieur Le Comte d'Aaaaknow. Roulement de tambour messire, z'êtes sacrément timbré pour venir voir des vrais républicains héhé ! Parait que vous avez des propositions à faire aux Loups éh ? P't'êt' que si c'est si intéressant k'ça, on essaiera de s'retenir de vous saigner, s'pèce d'enflure d'aristo, héhé héhéhé hé hihi.
Le maigrichon au couteau partait dans un fou rire, tandis que le gros le regardait d'un air inquiet en léchant ses doigts boursoufflés et que le garçon manqué tournait une page.

 

 Azeem El'Bakshir
MessagePosté le: Lun Oct 27, 2008 10:45 am    Sujet du message:

Cela faisait maintenant près de dix minutes que le comte d’Aknow patientait sur la place déserte seulement traversée par quelques saoulards qui confirmèrent la bien piètre opinion qu’avait l’aristocrate des gens de cette ville. Le comte ne se formalisa pas outre mesure du retard. Ces loups de la « république », rien à faire, ce mot écorchait son esprit même, devaient sans doute l’étudier avant de se montrer. Ils remarqueraient peut être ses « alliés » postés sur les toits et qui surveillaient la place de leurs arbalètes mais, n’importe comment, ces gens devaient bien savoir que quelqu’un comme lui ne se serait pas risqué sans un minimum de protection. Ce n’est que lorsque la place retrouva un calme parfait que surgit d’une ruelle une gamine dépenaillée et à l’apparence presque fantomatique dans la faible lumière ambiante. Un instant le comte pensa qu’elle allait avoir l’outrecuidance de lui mendier quelque chose quand il remarqua la peluche grossière que le petite serrait contre elle. Cela ne pouvait être une coïncidence et l’aristocrate se retint de la chasser vertement.

Apres un discours faussement innocent dont le comte ne fut pas dupe un instant, il considéra longuement la peluche crasseuse tendu vers lui. Détachant son regard de « Loupio » il détailla soigneusement les ombres de la place mais ne put repérer aucun observateur dissimulé. Revenant à la gamine, il tendit une main gantée et sera brièvement, du bout des doigts, la patte du loup comme ci celui-ci avait été de purin.

Apres quoi il leva la main, ferma le poing avant de l’ouvrir en un geste qu’il ne chercha nullement à dissimuler et que quiconque avait une connaissance suffisante des usages militaire impérial saurait interpréter comme un ordre de rester en position à l’intention de ses protecteurs. Il serait maintenant seul dans la gueule du loup… Sans chercher à dissimuler son dégoût sur son visage, il baissa son regard dur sur la petite fille.


- Bien, conduis moi. Lui commanda-t-il
 

 Logar/Lucy
MessagePosté le: Sam Oct 25, 2008 5:05 pm    Sujet du message:

Le comte se retrouvait donc face à face avec l'église. Quelques chandelles devaient encore brûler à l'intérieur à en juger par la faible lueur qui filtrait au travers des hauts vitraux, mais la place quant à elle était bien déserte. Les nuits étaient froides en Rémore, et même si l'explosion de l'Eglise du quartier 7 datait de 6 mois, il se disait toujours que les rues n'étaient plus vraiment sûres : on pouvait tomber sur un Loup à chaque coin de rue, ou sur un Gardien des Moeurs ce qui n'était beaucoup plus rassurant.

11h10. Le comte n'avait toujours vu personne, à part une bande de gens bourrés qui venaient de se faire expulsés d'un bar et qui tentaient de retrouver le chemin de leur maison en titubant. Il n'en gardait pas moins l'oeil ouvert pour repérer le "contact" des Loups de la République, même s'il se demandait à quoi il pourrait bien ressembler.

Ses désirs furent rapidement exaucés bien qu'ils prirent une forme assez inattendue. Une petite fille aux boucles blondes, dans une robe blanche assez sale et pieds nus, parcourait la place en suçant son pouce. Elle hésitait, et regardait à droite à gauche, mais elle se dirigeait bien vers le comte d'Aknow.
Elle serait fort contre sa poitrine une peluche de loup de simple facture, et sommairement tâchée de rouge au niveau du museau. De la sauce à la tomate ?

La gamine se posta devant le comte. De plus près, on pouvait voir que ses yeux étaient un peu hagard et qu'elle n'arrivait vraiment pas à se concentrer sur un point particulier. Personne ne devait s'étonner de voir une folle pareille marcher pieds nus à cette heure de la nuit. Sa voix était pure et simple, mais on n'arrivait plus à y déceler cette part d'innocence propre à tous les enfants.


- Monsieur, monsieur... vous êtes un comte ? Ah non, vous n'avez pas l'air d'avoir de bonbons. J'ai peur de la nuit tout seule. Je voulais rencontrer des comtes, parce qu'on m'a dit qu'ils étaient des monstres d'avant la révolution qui enlevaient les enfants en leur donnant des bonbons. Je voulais des bonbons mais je me suis trop éloignée de chez moi. Vous avez l'air gentil, alors est-ce que vous accepteriez de me raccompagner chez mon papa ?

La petite fille ne tendit pas sa main au comte, mais à la place elle tendit sa peluche de loup. Elle recommença légèrement à sucer son pouce avant d'ajouter.

- Mon papa m'a dit "Ellyse, ne sert pas la main des étrangers", alors je ne vous sers pas la main. Mais c'est Loupiot qui va le faire. Ne vous inquiet pas, il ne mord pas. Ce loup est mon meilleur ami, il habite avec mon papa et moi. Prenez-lui la main, et on va aller tous les trois dans notre tanière. D'accord ?
 

 Azeem El'Bakshir
MessagePosté le: Sam Oct 11, 2008 5:49 pm    Sujet du message: Influence

- Vous verrez Monseigneur, malgré leur jeune âge, les coteaux de Midian donnent des vins tout à fait surprenant. Et je gage qu’il ne faudra que peu de temps pour que ceux-ci soit reconnue dans tout l’Ancien Empire.

Ernest Montaudra, ambassadeur du Nouvel Empire à Rémor, se dirigea vers un massif buffet en bois sombre au centre d’un mur chargé d’une lourde tapisserie.

- C’est une représentation de la bataille de Megsetern, dit l’ambassadeur en voyant son invité détailler l’ouvrage. Ne trouvez vous pas le caractère épique particulièrement bien rendu ?

- Humm, l’histoire ne trouve que peu d’intérêt à mes yeux ambassadeur,
trancha le comte d’un haussement de sourcil distrait à l’attention de la tapisserie. Je pense dans le présent et anticipe l’avenir, le passé étant pas essence figé ne mérite aucunement mon attention…

- Voila une philosophie à méditer pour moi Monseigneur,
répondit Montaudra conciliant. Toutefois j’ai cru comprendre que vous êtes de ceux qui savent apprécier les plaisirs des bons vins, reprit-t-il en exhumant une bouteille au reflet rouge sombre du buffet.

L’ambassadeur se saisit de deux verres de cristal qu’il posa sur un guéridon avant de les remplir généreusement. Tout le temps que dura sa manipulation, le comte d’Aknow ne quitta pas les mains du diplomate du regard bien qu’aucun geste de l’ambassadeur ne paru suspect. Le comte savait que quelqu’un d’habile et d’exercé pouvait très bien verser du poison dans un verre à la vu de tous sans éveiller de soupçons. Lui-même avait passé bien du temps à s’entrainer à de telles techniques pour les maitriser. Depuis, et en homme prudent, il faisait montre d’une concentration particulière dans ce genre de moment, même si à première vu, l’ambassadeur ne paraissait guère capable ni d’une telle dextérité, ni d’une telle sournoiserie… Cependant, depuis son arrivé à Rémor et sa rencontre avec Ernest Montaudra, le comte n’avait ressenti que méfiance pour l’ambassadeur qui ne cachait que difficilement son admiration pour les Midian. Penser qu’un roturier avait plus de chance de négocier avec les républicains était une grossière erreur. Les idées subversives qui circulaient ici avaient trop de chance d’embrumer l’esprit de quelqu’un qui n’était pas de noble naissance. Le comte accepta le verre en silence et le porta d’abord à son nez effilé avant d’en prendre une gorgé pour la faire délicatement tourner dans sa bouche. L’ambassadeur n’avait pas entièrement tort, le vin était en effet surprenant, sans atteindre la qualité des meilleurs vins il en prenait pourtant le chemin… Malgré tout, le comte ne pu s’empêcher un froncement de nez réprobateur. Quelque soit la qualité des aromes, sa provenance l’empêchait de lui trouver quoi que ce soit d’agréable. Il était suffisamment lucide pour savoir que c’était purement subjectif, après tout il reconnaissait, comme la majorité de ses contemporain, chose d’ailleurs qu’il trouvait fort déplaisait, que les vins de terre nouvelle était les meilleurs. Or Terre Nouvelle était aussi une république. Cependant, c’était une république anarchique fourbi de lutte d’influence qui ne tenait que par l’intérêt commun de chacune des parties. Tout comme Erysmatie n’était en réalité que dirigé par une aristocratie de famille marchande. Il n’avait aucun doute que Middian, toute république proclamé fut elle, avait, elle aussi, son aristocratie de dirigent et d’influant, la CAM en était un parfait exemple. Cependant ce qu’il l’exaspérait, autan que ce qu’il redoutait, c’était cette illusion utopique que le peuple puisse être maitre de leur royaume. Quelle stupidité crasse. Mais cette stupidité pouvait bien mettre le feu à l’ancien empire…

Le comte reposa son verre sur le guéridon et fixa l’ambassadeur.


- Ainsi donc je pourrais rencontrer ces… l’aristocrate fit mine de chercher un moment ses mots avant de jeter avec mépris, « loup » de la « république ». Etes vous certain qu’ils seront au rendez vous ?

L’ambassadeur, comprenant qu’il n’aurait pas la chance de recevoir les appréciations du comte sur son vin, posa à son tour son verre et pris un ton plus sérieux.

- Certain, il est difficile de l’être avec de telles personnes… mais j’ai confiance en mon intermédiaire. Je pense qu’ils seront au rendez vous.

- humm, ambassadeur, la question eût plutôt été de savoir si eux ont confiance en votre intermédiaire… Sachez que j’eusse été nettement plus satisfait si vous en aviez été certain... Enfin…
conclut le conte avec un mépris parfaitement jugé, nous verrons bien…

L’aristocrate fit mine de rependre congé de l’ambassadeur mais se ravisa au dernier instant, se retourna vers le guéridon et se saisit de la bouteille de vin qui y reposait. Il la souleva pour porter l’étiquette à hauteur de ses yeux et l’observa quelque instant avant de la reposer.

- Un vin agréable, lança-t-il avant de poursuivre accusateur, mais avec un arrière gout populaire beaucoup trop prononcé…



La nuit avait envahie Rémor depuis plusieurs heures lorsque les pas du comte d’Aknow emplir une des nombreuse rue étroite qui menait en direction du parvis de l’église. Alors que l’imposant bâtiment se profilait devant lui, un autre pas, plus lourd, se fit entendre venant d’une ruelle perpendiculaire encore plus serrée et obscure que celle où il se trouvait. Arrivé à l’intersection le comte s’arrêta. Les deuxièmes pas aussi.

- Vos hommes sont en place ? Questionna le comte dans un souffle.

- Nous somme prêt. Répondit une voix de basse provenant des ombres de la ruelle. Comme convenu nous n’interviendront pas mais je continue de penser que cela représente une excellente occasion pour…

- Humm,
coupa le comte, une excellente occasion pour perdre notre soutient. Je vous aie expliqué et il m’est fort pénible de me répéter.

- Qu’avez-vous pensé de votre ambassadeur ?

- Il est certainement quelqu’un d’influençable.

- Vous songez à son élimination ?

- Humm, je ne crois pas que le moment convienne à la conversation, jouez votre rôle et restons en là.


Le comte repris sa marche en direction de l’église tout en s’autorisant un léger sourire satisfait que l’obscurité se chargerait de dissimuler. Si Ernest Montaudra appréciait autant qu’il le disait les vins de Middian, il n’était dors et déjà plus un menace…

Les cloches de l’église sonnèrent les onze heures lorsque le comte déboucha sur la place déserte.