SUITE DE « JE M’EN VAIS », TOPIC SITUÉ DANS L’AU DELA, THEATRE D’UNE SANGLANTE MAIS RAPIDE MORT, ET D’UN FR’EL, TOUJOURS PLUS DÉPASSÉ PAR LES ÉVÉNEMENTS…
Trois mois apres son second crime, Fr’el s’était juré de ne jamais recommencer. Il venait d’arriver dans la capital du royaume d’Allisco, Flamin et pensait pouvoir mener une petite vie tranquille, incognito, jusqu'à ce que les images de son frere disparaissent de sa mémoire. Il le pensait fort. Mais malheureusement, les fantomes de son passé allaient revenir…
Localisation : #Je suis dans Flamin, une ville dont je n’ai jamais entendu parler avant, mais dont je vais essayer d’en devenir le sophos incontesté ! Plus précisement dans un quartier perdu de Flamin… ou peut etre une bourgade a l’intérieur… J’en sais rien, je crois que j’ai perdu mon chemin…Tant pis, de toute facon, je n’ai pas de voie précise, je cherche juste… un endroit ou vivre.#
Vivre ? Quel est le sens de ce mot quand on a perdu son frere, sa patrie, ses amis, sa nature et qu’on est dans un pays completement étranger, a cause d’un sentiment trop fort de peur de la différence ? Qu’on a du sang sur les mains, et qu’on n’ose pas agir de peur de montrer aux autres qui on est vraiment… et d’entrainer a nouveau la haine.
Fr’el en était la de ses pensées, alors qu’il marchait sans but. Il regardait ses pieds, son visage au teint bleuté caché sous une cagoule et ses mains recouvertes de tatouages rituels, enfouies dans les poches d’un grand manteau de cuir marron clair. Il évitait les gens mais la foule se faisait de plus en plus compacte, étroite, il avait peur de se faire bousculer, et que par un mouvement brusque la vérité de ses origines ne s’étale devant les yeux ahuris du peuple, de la masse uniforme et abrutie.
Une ouverture se fit brusquement sur sa gauche et il s’y engouffra, sans savoir ou il allait, et cherchant du calme.
La chaleur le prit au visage et il sentit bientôt la sueur perler sur ses tempes ete dégouliner sur ses joues. Ou diable était-il ?
Il leva la tete et croisa le regard d’un forgeron ! L’homme le regarda deux secondes puis reprit sa tache, qui était de modeler une longue épée incrustee de joyaux. Rien a voir avec le poignard maudit, la dague d’assassin, qui battait les hanches de Fr’el… Celui ci détourna le regard et vit un autre homme, assis, qui visiblement attendait la fin de l’œuvre.
Fr’el aurait pu rester la a contempler le travail, car il aimait par dessus tout observer le travail manuel, étant lui meme menuisier, mais la chaleur étouffante allait bientôt le conduire a se trahir. C’est a dire a enlever sa capuche.
Il se détourna et la question crainte le fit un peu sursauter
« Enlevez donc votre manteau, Monsieur, il fait une de ces chaleurs, vous allez prendre mal ! » fit le forgeron d’une voix bourrue.L’autre homme le regardait maintenant, il fallait qu’il s’en aille !
« Non merci, j’allais sortir, je m’excuse de cette interruption »
Et Fr’el sortit précipitamment, sans savoir que l’autre homme l’avait suivi… |