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En chasse
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Répondre au sujet    Arkantis Index du Forum / L'Ancien Empire / La région des Marches, le Notus et le Sahel
 
Tark
Aiguise sa plume



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Tark-Ban Than
 
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MessagePosté le : Sam Nov 25, 2006 4:05 pm    En chasse Répondre en citant Envoyer un message privé

Tark-Ban Than, guerrier Boros était enfin sorti des montagnes du bout du monde. Ces monts enneigés étaient définitivement bien différents des paysages dans lesquels il avait l’habitude d’évoluer. La pente était douce, et le guerrier solitaire avançait plus rapidement à présent qu’il n’avait plus les pieds empêtrés dans la poudreuse. C’était doux, froid, blanc et ça finissait par devenir de l’eau quand on voulait en emmener avec soi. Les anciens ne lui avaient jamais parlé d’un tel phénomène, Tark-Ban se dit qu’il avait sûrement encore bien des choses à découvrir et qu’une fois rentré il aurait beaucoup de choses à raconter à ceux de son clan. Peut être serait-il nommé Nurk-Barg Himn, fidèle de Nurk-Barg. A la condition qu’il rentre un jour bien sûr…

Il était tard et dans l’obscurité du crépuscule le guerrier Boros distinguait les contours du Lac Autan. De loin il semblait agité de remous, et l’instinct de Tark-Ban lui dictait de ne pas trop s’approcher de l’eau, comme s’il sentait de grandes puissances sous la surface.
Le guerrier aurait bien aimé savoir de quoi il s’agissait mais les petits êtres qui lui avaient indiqué le nom de l’endroit où il se trouvait, se faisaient à présent dépecer par le grands oiseaux noirs. Encore des spécimens inconnus de la faune locale. Tark-Ban regretta un instant d’avoir tué ses deux bonhommes aux cheveux si blancs, il aurait dû tirer davantage d’informations avant de sortir sa lame d’os. D’un autre côté il ne pouvait s’agir que d’hérétiques, la preuve : ils avaient fuit en le voyant, et un guerrier Boros ne pouvait se permettre de laisser de telles créatures en vie. Elles étaient un affront pour Nurk-Barg Hank.
Tark-Ban Than réfléchit à la façon dont il devait procéder afin de mener au mieux sa mission. Le mieux serait de prendre un habitant en otage et de lui demander de les mener à son Khan. Oui c’est comme ça que tout bon guerrier Boros devait faire. Mais encore fallait il trouver quelqu’un. L’endroit était affreusement désert et une fois de plus, sous sa carapace de cartilage le cœur du Boros se serra. Mais Tark-Ban n’eut pas le temps de s’apitoyer minablement sur son sort – quelle attitude indigne ! – qu’il sentit une odeur. Sur les rives du Lac, des traces dans le sable. Le Boros n’osait pas trop s’approcher du grand lac dont on ne distinguait même pas l’autre rive. Il avança prudemment. C'était sûr, des gens étaient passés là dans la journée. Combien de temps, Tark-Ban ferma les yeux et huma profondément. Cinq ? Six heures ? L’endroit était donc habité.
Le Boros se retourna précipitamment de peur que quelqu’un ne l’observe. Non, il l’aurait localisé en premier. Personne ne peut surprendre un guerrier de la jungle de Nuxen. Les yeux de Tark-Ban cherchaient la moindre forme suspecte dans les hautes herbes, dans les fourrés. A l’affût de l’odeur qui trahirait l’ennemi ou le craquement d’un branchage. Le guerrier resta plusieurs minutes ainsi, prêt à bondir sur tout ce qui pourrait lui porter atteinte, avant de réaliser qu’il était bien seul. Mis à part la chose sous l’eau qui daignait à faire surface et qui finalement n’avait pas l’air de lui vouloir du mal. Il s’agissait sans doute juste un gros poisson. Tark-Ban s’éloigna de la rive du Lac.

L’idée du poisson avait soudainement réveillé l’appétit du jeune guerrier. Depuis combien de temps n’avait-il pas mangé ? Les Boros sont avant tout de grand chasseur et Tark-Ban se demanda quel genre de gibier il pouvait bien trouver dans la région. Certainement pas de Nurk-Barg Num, il faisait bien trop frais pour eux ici.
Tark-Ban Than brandit sa lame d’os et la planta dans le sol, il s’agenouilla devant. Taillé dans le tibia d’un Num. Ces lames étaient transmises aux guerriers des clans. Chacun avait une façon particulière de la l’affûter et de la décorer. Ce qui faisait que pour savoir à quelle famille appartenait un Boros il suffisait souvent de jeter un coup d’œil à sa lame.
En position de prière le fils de Tark du clan Ban récita les cantiques suivants :


- Nurk-Barg, al solo tir vonti. Tark-Ban kra voc tir mondi. Hank kanos do Ban. Tilk do hafsar Nurk-Barg, kun Nurk-Barg Hank.

Le Boros retira fermement la large lame du sol, regarda vers l’Est et se mis en quête de quelque chose à se mettre sous la dent. Puisse Nurk-Barg Hank avoir entendu sa prière si loin de chez lui.
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Tark-Ban Than
 
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MessagePosté le : Mar Nov 28, 2006 7:05 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Deux lapins, c’était bien maigre mais le jeune guerrier avait dû se contenter de cette modeste prise après près d’une heure de traque. Il avait l’habitude du plus gros gibier, celui que l’on repère au loin que l’on épie pendant de longues minutes avant de bondir et le courser pour finalement lui porter un coup fatal. Or dans ces plaines Tark-Ban s’était vu quelque pris au dépourvu à devoir courir après d’agiles rongeurs qui refusaient de se laisser attraper et lui filaient sans cesse entre les doigts. Bien sûr, les Boros connaissaient les lapins, mais ils n’avaient pas pour coutume de s’abaisser à chasser de si petits animaux aux os si fins et fragiles qu’on ne peut rien en faire.
Enfin, le guerrier avait finalement de quoi se restaurer. Il brisa le cou des petits animaux avant de s’asseoir en tailleur et d’amasser quelques brindilles et des morceaux de bois mort pour faire un feu. Tark-Ban avait soif, mais il n’osait pas se désaltérer de l’eau du lac. Il y avait toujours cette…chose. Et il avait peur d’offenser et de déclencher la colère d’une puissance inconnue si jamais il profanait son temple. Le Boros se contenta finalement du sang des lapins. Après avoir demandé dans une courte prière l’autorisation à Nurk-Barg Hank de se repaître de leur chair, Tark-Ban Than leur trancha la tête et aspira goulûment leur jus jusqu’à la dernière goutte. C’était tiède et désaltérant. Pour ce qui était de cuisiner la chair, la gastronomie Boros était pleine de subtilité, mais en l’absence d’ingrédients variés le guerrier dit qu’il vaudrait mieux de dépecer simplement les lapins et de les faire griller. D’ailleurs plus vite il serait repartit, mieux cela serait.
Les guerriers Boros étant instinctivement sensibles à ce qu’on appelait ici la magie, Tark-Ban en tant que guerrier de troisième rang se devait de connaître les quelques savoirs élémentaires. Et même s’il était loin d’avoir le niveau de maîtrise d’un ancien, le fils de Tark-Ban était capable de faire démarrer un feu de camp. Il pris quelques brindilles dans ses deux mains jointes, prononça les mots qu’il avait mis des cycles à retenir et souffla doucement. Le bois sec s’embrasa sans attendre. Tark-Ban déposa les brindilles enflammées au milieu du petit tas de bois pour que le feu prenne. Comme pour beaucoup de jeunes Boros, Tark-Ban ne comprenait pas vraiment ce qu'il faisait, il répétait une formule qu'on lui avait enseigné, ça marchait alors il s'en servait. Mais à l'exception de ces applications pratiques et occasionnelles, le fils de Tark du clan Ban faisait partie des terre-à-terre qui préfèrent se fier à leur force et à leur arme.

Quelques instants plus tard, la nuit était tombée et le guerrier Boros avait déjà dévoré avec voracité sa première proie, l’autre cuisait au dessus du foyer. La brume de l’après midi s’était levée, et dans l’obscurité, Tark-Ban remarqua alors les lumières de l’autre côté du grand lac Autan. Il y avait donc une cité sur l’autre rive. Le jeune guerrier se demanda s’il était bien sage d’entrer ainsi dans une cité humaine sans en savoir davantage sur ce nouveau monde dans lequel il venait de pénétrer. Songeur, il entama son second lapin. La chair était maigre mais son goût – quoiqu’ assez fade - était à la convenance de Tark-Ban. Quelques feuilles de flen’ich auraient cependant été bien appréciables. En revanche il n’y avait vraiment rien à faire des minuscules os des rongeurs, sinon des cure-dents. Leur crâne était ridiculement petit, ce n’était pas avec ça qu’il allait se confectionner un trophée digne de ce nom. Tark-Ban se promis qu’un jour il tuerait un animal aussi gros que celui dont l’ancien Dro-Ban portait le crâne en guise d’épaulière. Le jeune guerrier dont l'exosquelette ne laissait que peu transparaître les émotions se surpris à soupirer.

Tark-Ban avait aussi sommeil, mais il hésitait à baisser sa vigilance alors dans un endroit inconnu et aussi à découvert que cette plaine entre les montages et le lac. Les guerriers Boros sont pourtant entraînés à rester éveillé, parfois pendant plusieurs cycles. Mais pour Tark-Ban, cela faisait trop longtemps qu’il n’avait pas fermé l’œil. Après tout, depuis qu’il était arrivé, le Boros n’avait encore croisé personne. L’endroit ne devait pas être trop fréquenté et le jeune guerrier décida qu’il ne risquait pas grand-chose en fin de compte.
Il laissa le feu se consumer et se calla le plus confortablement possible sur le sol. Il était habitué à un confort spartiate et n’eut aucun mal à trouver le sommeil. Avec toujours sa lame d’os à portée de main, au cas où...
Le Boros s’endormit, il se faisait peu à peu à ce nouveau monde. Demain, il remplirait sa mission, demain il irait trouver ceux qu’on lui a demandé d’interroger, demain il saurait si l’empire est vraiment une menace pour le sanctuaire de la jungle.


- Bonne nuit Nurk-Barg Hank !
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MessagePosté le : Sam Déc 02, 2006 9:35 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

A sa sorti des cavernes bleues qui l'avaient amené dans ces nouvelles contrées, après avoir réussi à jeter une oeil sur une carte locale et sur les conseils de son arrière grand oncle, Amindou avait prit la direction du sud. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu'il voyageait en suivant les routes qui longeaient les montagnes et ses pieds nus s'étaient maintenant habitués aux chemins de terres et de pierres. Il avait alors traversé de nombreux villages dont certain c'étaient montrés accueillant devant la curiosité que représentait le vieille homme, d'autre plus méfiant voir carrément antipathique. Le sorcier caressa son front où une bosse imposante était apparu suite à un jet de pierre dont il avait été la cible. Grâce aux conseils avisé de son arrière grand oncle, il avait profité de ses passages dans les hameaux pour vendre sa magie comme il l'avait fait à Terre Nouvelle. Il avait d'ailleurs réussi à accumuler, ce faisant, un nombre tout à fait honorable de ces petits disques de métal dont il arrivait de mieux en mieux à comprendre la valeur, même si une telles pratiques restait encore absurde à ses yeux. Bien sûr, durant ces longues journées de marche, il avait, également, rencontré de nombreuses difficultés, dont bon nombre auxquelles il n'aurait jamais pensé faire face un jour, perdu au fond de son marais, dans sa vie « d'avant ». Ce soir faisait parti de ces moments particulièrement pénibles que rencontrent tout voyageur. Sa route avait croisée, en milieu d'après midi, celle d'un poignée de bandits de grands chemins, trois vagabonds qui, malgré ses menaces de les maudire, lui avaient volé sa bourse et les deux lapins qu'il avait chassé à l'aide de son arc. Un sourire mauvais dansa un instant sur le visage ridé d'Amindou. A l'heure qu'il est, ces vauriens avaient dû se rendre compte que les menaces du vieille homme n'étaient pas vaines et devaient amèrement regretter leurs rapine.

- C'était surtout très irréfléchi de ta part, maugréa une fois de plus son arrière grand oncle.

Il est vrai que la cérémonie qu'il avait accomplie pour lancer la malédiction sur les quartes bandits l'avait laisser affamé, affaiblie et sans rien pour restauré ses forces déclinantes. D'autant que lorsqu'il était sorti de sa transe, le soleil disparaissait déjà derrière l'horizon, emportant avec lui l'espoir de trouver un quelconque gibier à chasser. Amindou avait donc reprit la route, se dirigeant vers le grand lac qu'il apercevait au loin, espérant y trouver des habitations où il pourrait quémander l'hospitalité. Il chemina ainsi près d'une heure, s'appuyant de plus en plus sur son bâton, sa besace pesant de plus en plus lourd sur son flanc. La faim rongeait ses entrailles et ses membres tremblaient, lorsqu'il aperçut la faible lueur d'un feu mourant au détour d'une colline. Priant le Grand Maître que ce soit d'honnêtes voyageurs, le sorcier se dirigea droit dessus. Après une longue marche dans les herbes rases de la plaine, il aperçu une grande forme couché près du feu qui ne ressemblait qu'en peu de chose à un humain. Prudent, Amindou, s'arrêta et s'accroupit, cherchant à déterminer la nature de la chose avant de s'approcher.


- Un Boros ! Par les mille testicules d'Astafa ! s'exclama l'arrière grand oncle. Que fait donc cette créature ici. Oh bien sûr, à rester prisonnier de ton marais tu n'en a jamais vu, se moqua l'ancêtre. Mais moi j'ai voyagé ! Oh oui, et j'ai vu ces créatures. Habituellement ils ne quittent jamais leur jungle. Fais toi en un allié, il te protégera des bandits. Oui, Oui, fais toi en un allié.

- Pourquoi m'aiderait-il ?
Objecta Amindou

- N'as tu pas remarqué la méfiance des habitants de ces pays à ton égard, alors que tu es de la même race qu'eux ! Penses donc aux difficultés que lui doit rencontrer. En cela tu pourras l'aider. Sinon trouves autre chose.

A moitié rassuré, le sorcier avança vers le corps étrange, ne sachant guère comment le réveiller et son arrière grand oncle restant muet à toutes ses autres questions. Le vieille homme s'arrêta nette alors que la lune qui émergeait doucement des sommets des lointaines montagnes éclaira la large épée que la créature tenait à porte de main.
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MessagePosté le : Dim Déc 03, 2006 1:00 am     Répondre en citant Envoyer un message privé

Jour, l’astre solaire commence sa course en ellipse. Orange. Le cercle rougeoyant est déjà au zénith. Rouge. Roi des cieux, il chauffe tous ceux qui se trouvent sous lui, brûle tous ceux qui auraient l’impudence de vouloir être à sa hauteur. Bleu. Nuit, Soleil s’en est allé derrière un rideau sombre, c’est sœur Luna qui veille sur les enfants de Jungle, leur apporte la lumière dont ils ont besoin pour chasser. Tark-Ban Than et ses frères traquent, pas un bruit, les plaques de cartilage glissent furtivement entre les fougères, reflétant parfois les rayons de l’astre de nuit. Cinq guerriers Boros, pas un oiseau ne chante, Jungle est trop silencieuse pour la saison des fruits. Quelque chose approche. Les gardiens des lieux se déploient, Tark-Ban Than ferme un instant les yeux, il entend un grondement sourd au loin. Jour, l’astre solaire commence sa course en ellipse. Orange. Le cercle rougeoyant est déjà au zénith. Rouge. Roi des cieux, il chauffe tous ceux qui se trouvent sous lui, brûle tous ceux qui auraient l’impudence de vouloir être à sa hauteur. Les Boros n’ont pas bougé, tels des statues impassibles, des pièges mortels qui attendent que leur proie s’approche pour s’activer. Toujours pas de bruit, Jungle se rendort. Bleu. Nuit, Soleil s’en est allé derrière un rideau sombre, c’est sœur Luna qui veille sur les enfants de la jungle, leur apporte la lumière dont ils ont besoin pour chasser. Toujours rien, Tark-Ban Than comme ses frères ne bouge pas, il ne peut pas bouger. Le grondement est plus proche, plus proche, plus proche… une explosion. Le souffle balaye les arbres, arrache les fougères. Soleil fait irruption, il est déjà haut, il brûle la terre mise à nue, il brûle le sanctuaire. Tark-Ban Than est seul. Où sont ses frères ? Ils ont échoué. Jungle brûle, Orange, Rouge, Orange, Rouge, Noir, Nuit !

- Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaark !!!

Tark-Ban se cambra. Hurlant, il attrapa son épée, il ne mourrait pas en lâche. S’il pouvait encore protéger Nurk-Barg Hank il le ferait. Il se battrait de toutes ses forces dans la Dernière Nuit de Hank.
Nuit, c’est bien la voûte étoilée que découvrit le jeune Boros en ouvrant les yeux. L’énorme morceau d’os aiguisé dans la main du jeune guerrier sous le choc, avait effectué un arc de cercle parfait pour se retrouver à quelques centimètres sous le menton l’intrus. L'imposant guerrier, soufflant tel n'importe quel enfant s'éveillant en sursaut de pire des cauchemars, reprit peu à peu ses esprits.
A moitié couché à même le sol, Tark-Ban gardait son bras tendu, sa lame prête à trancher le cou de celui qui l’avait surpris dans son sommeil. Le Boros fixait le sorcier d’un regard noir comme s’il lui en voulait terriblement d’avoir été témoin d’un moment de relâchement, de faiblesse.
La Dernière Nuit de Hank, ou Nuit Flambante du Sage, une prophétie parmi le nombre incalculable d’histoires et de légendes qui forment le folklore du Peuple des Os. Elle raconte comment Nurk-Barg Hank punirait les Boros qui auraient failli dans leur rôle de protecteurs du Temple en les brûlant avec Soleil. Pourquoi Tark avait-il fait un tel rêve ? Chez les Boros les rêves sont pris très aux sérieux, et on ne voit pas quelque chose dans son sommeil sans une raison bien précise. Le jeune Tark-Ban préféra se rassurer en mettant tout cela sur le compte de cet inconnu qui était venu le tourmenter, et que c’était finalement une bonne chose s’il s’était réveillé.
Toujours figé, Tark-Ban Than ne relâchait pas sa vigilance, ni son imposante épée. Haineux, il considéra le sorcier. Il était chétif et n’avait pas l’air bien dangereux, du moins selon les critères du guerrier.


- Que veux-tu étranger ? Aboya t’il finalement.
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MessagePosté le : Mar Déc 12, 2006 7:05 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Amindou resta pétrifié par la peur lorsque, d'un bon et d'un seul mouvement, la créature se redressa en brandissant sa large épée d'os pour la pointer juste devant lui avec un hurlement digne d'Astafara. Le monstre lui aboya quelques chose que le sorcier mit un certain temps à comprendre. L'intrus restant immobile, le guerrier se releva tout en gardant son arme non loin du coup d'Amindou. Debout, dans la clarté lunaire, le Boros était des plus impressionnant et surplombait le vieil homme de plus de deux têtes. Devant la carrure impressionnant du guerrier le sorcier se sentit particulièrement chétif et fragile, il crispa sa main sur son bâton pour que les tremblements ne se propagent pas dans tout son maigre corps. Le boros le fixa de ses yeux sevres, attendant impassiblement la réponse a sa question, son bras toujours menacent. La main droite d'Amindou se referma doucement sur le pendentif d'Hajabo qui pendait à son coup. A peine ses doigts se furent refermés sur l'ivoire de l'imposante dent qu'il senti le courage du héros se répandre dans son esprit, fortifier ses muscles et chasser sa frayeur. Comme Hajabo lorsqu'il avait libéré son peuple de la main des esclavagistes, Amindou, dans sa jeunesse, avait chassé et tué un fils de Shabaa, un grande mangeur, le plus grand que le village n'ait jamais vu, ce qui lui avait valu d'être choisie par Yamomo l'Ermite pour recevoir son éducation. Amindou se remémora sa fierté ce jour là, et le regard plein de jalousie de Bahlan, son rival. Cette créature malgré son air imposante ne pouvait être plus dangereux qu'un Grand Mangeur ! Plein d'une résolution nouvelle, le sorcier planta ses yeux où toute trace de peur avait disparu dans ceux du Boros et se redressa. Il leva légèrement son bâton et le replanta dans le sol, puis il le secoua brièvement devant le guerrier qui resta plutôt interdit alors que les multiples talismans et autre objets qui y pendaient grelotèrent de manière désordonnées. Enfin, le vieille homme tapa un petit coup sec de son bâton sur la large épée en os.

- Sois pas méchante grande chose ! Astafara a déjà venger ce soir, il peut bien refaire ! Je suis Amindou Moboltomé, petit fils Apougoyta et arrière petit neveu Tojolkoli et j'ai enseignement Yamomo Ermite qui descend Grand Hajabo lui même !

Amidou secoua de nouveau brièvement son bâton avant de contourner prudemment le boros et de se diriger calmement vers le feu sous le regard lourd et suspicieux du guerrier. Le sorcier s'assit, sorti de sa besace un petit éventail de bois avec lequel il attisa le brasier. Alors que le foyer se mit a rougeoyer de plus en plus intensément, il reprit.

- Je viens pour aider et toi aussi tu aideras comme ça plus problème pour tout le deux. Tu as à manger ? Méchants hommes ne m'ont rien laissé. Héhé, mais eux vont avoir vie très malheureuse maintenant. Arrière grand oncle dit que tu fais rêves étranges ? Tu veux potion ?
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MessagePosté le : Jeu Déc 14, 2006 8:34 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Le Boros fronça les sourcils, ou plutôt les deux fines plaques de cartilage qui surmontaient ses yeux sombres. Ce n’était la soudaine assurance de ce vieux gringalet qui allait lui faire relâcher sa vigilance, bien au contraire. Tark-Ban avait certes baissé sa lame après le coup que lui avait porté l’inconnu avec son bâton, mais il ne le lâchait pas du regard et au moindre mouvement brusque de celui-ci il était prêt à lui fendre le crâne.

Le vieux s’invita près du feu du guerrier en semblait prendre ses aises. Il parlait beaucoup, vite et dans un charabia quasi-incompréhensible. Presque comme un conteur de Mar. Il avait répondu à la question de Tark-Ban mais ce dernier n’avait pas l’impression d’être plus avancé pour autant. Le Guerrier Boros se demanda un instant si on ne se moquait pas de lui. Il grogna avec l’envie d’en finir. Tark était suffisamment énervé d’avoir été surpris alors qu’il se reposait. Si jamais ses frères l’avaient vu, il aurait été déshonoré. Le jeune Boros voulu laver l’affront mais se ravisa en se rappelant qu’il avait déjà regretté d’avoir achevé trop vites ces deux petites créatures dans la montagne. Avant qu’ils n’aient dis tout ce qu’elles savaient. Ce bonhomme disait qu’il pouvait aider. Que pouvait bien apporter quelqu’un vieil homme fatigué à un invincible guerrier de la jungle ? Potion ? Cet homme était-il un guérisseur ? Un mage ?
Le fils de Ban soupira et s’assit en tailleur en face d’Amindou, le considérant sous ce nouveau point de vue. Il avait en effet l’air d’un ancien, et il portait un bâton comme ceux du clan des érudits. Soit Tark-Ban Than attendrait un peu avant de statuer sur son sort.


- Ta langue est longue comme celle de Mar et tu portes un sceptre des Huut. Mais ton odeur est différente, la leur est roche la tienne est feuille-morte. Tu es une sorte de sorcier ? Demanda t’il en poussant vers le nouveau venu les restes de son repas.

Il ne restait plus grand-chose à manger des deux lapins, mais c’était tout ce que Tark-Ban avait à proposer. Il ne sentait pas d'humeur très hospitalière de toute façon, il se contentait de tolérer la présence d'Amindou qui - vu sa corpulence - n’avait d'ailleurs pas l’air d’avoir un grand appétit. Le Guerrier Boros avait replacé sa lourde lame dans le dos. Grâce à sa forme irrégulière et quelques attaches, l’épée d’os Boros pouvait se fixer stablement contre la plaque dorsale du guerrier. Tark-Ban poursuivit :

- Non pas de potion, mes visions de nuit ne te regardent pas. Et je ne suis pas une méchante grande chose, je suis Tark du clan Ban... ce qui veut dire que je n'ai pas besoin d'aide.
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MessagePosté le : Ven Déc 22, 2006 10:49 am     Répondre en citant Envoyer un message privé

Amindou se saisit avidement des restes de lapin qu'il commença à dépiauter avec acharnement tout en surveillant d'un oeil la grande créature qui s'était assit en face de lui.

- Sorcier ? Oui je suis grand sorcier ! J'ai reçu enseignement Yamomo Ermite ! Et je suis meilleur sorcier des Marais, c'est sûrement pas Bahlan qui est meilleur. Lui ne sait faire que mauvaises choses ! A cause de lui que je suis là ! Mais il n'est pas le plus fort ! Je suis sûr qu'il a fait pacte maléfique pour ensorcelé Tongoona !

Le sorcier se vengea de l'affront sur une une os de lapin qui craqua sous ses dents. Il ne restait que peu de chairs sur les carcasses mais cela permettrait de calmer la fin du vieille homme jusqu'au lendemain matin. Amindou laissa passer quelques minutes de silence tout en dévisageant le boros.

- Tu n'est pas très sage, grande chose, si tu crois ne pas avoir besoin d'aide ici. Crois moi, j'ai déjà fait bon chemin dans pays étrange. Peuple d'ici pas souvent aimer étrangers même s'il sont même race qu'eux. Et toi tu es très différant ! Je peux t'aider à comprendre humain et moi j'ai besoin grande chose qui fait peur pour éloigner les méchants hommes qui volent. Je suis sûr que tu n'as jamais vu disques de métal qui échange tout ! Peuple d'ici très étrange.

Maintenant que sa faim s'était calmée, le sorcier commençait à sentir l'extrême lassitude de son vieux corps. Jeter la malédiction l'avait épuisé et il avait encore marché longtemps avant de trouver ce boros. Le feu déclinait rapidement et les braises étaient déjà presque mortes mais la nuit n'était pas froide si ce n'est quelques bourrasques glacés venu des montagnes. Amindou détacha une longue couverture de sa besace et la jeta sur ses épaules.

- Bien il faut que je dorme grande chose nous verrons ça demain. Je ne sais pas où tu veux partir, mais j'irais avec toi.
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MessagePosté le : Dim Déc 24, 2006 12:37 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Tark-Ban ou « grande chose » comme semblait s’efforçait de le dire Amindou laissa échapper un léger grognement en regardant le sorcier s’empiffrer des restes de sa chasse et s’enrouler dans sa couverture. Jamais il n’avait eu l’air de se demander s’il dérangeait. Les hommes de ces terres n’avaient-il aucune manières ? Quoique ce vieux bonhomme qui se disait sorcier disait aussi ne pas venir d’ici. Il y avait donc d’autres endroits par delà les horizons, d’autres lieux que la jungle sacrée, que les montagnes glacées et que ces plaines sans fin. Le monde paraissait tout à coup bien trop vaste pour le Boros qui jusqu’à il y quelques jours n’était jamais sorti les limites du sanctuaire. Il en eut presque le vertige.
Tark-Ban Than leva les yeux, en tête à tête avec la voûte étoilée, Amindou enroulé dans sa couverture avait l’air de déjà dormir. Tark, lui, ne dormirait plus cette nuit. Pas à côté un sorcier qui pourrait lui faire ingurgiter une obscure mixture dans son sommeil pour faire ensuite de lui son jouet. Tark-Ban avait entendu des histoires terribles à ce sujet, il avait même vu une fois des shamans de Huut faire d’un arbre un pantin obéissant à leurs seuls ordres. Les sorciers peuvent être de grands sages mais ils sont tous un peu fous. Le Boros passa machinalement sa grosse main sur le manche de sa lame d’os. Il n’hésiterait pas à s’en servir si Amindou venait à se montrer trop proche de lui.

Le fils de Ban regardait les étoiles tout en réfléchissant à ces éventualités. Les étoiles, les soleils de nuit, étaient un mystère que les Boros avait percé depuis longtemps. Il y a des révolutions de ça, peu après la création du monde Soleil et Luna s'étaient battus pour le contrôle des cieux, Lune reçu la nuit de la part de Nurk-Barg Hank et Soleil eut le jour. Mais dans sa lutte acharnée, Soleil perdit des plumes que Lune maligne s’empressa de récupérer pour éclairer son sombre domaine.
Mais tout ça Tark-Ban le savait bien. Non, il se demandait ce qu’avait voulu dire Amindou lorsqu’il lui proposait son aide. L’aider à comprendre les humains, en échange de sa protection. A première vue, ce gringalet comptait profiter de Tark comme les tikks qui se logent entre les plaques de cartilage pour sucer tranquillement le sang des Boros. Seulement en y réfléchissant, Tark-Ban devait se rendre à l’évidence : il ne connaissait rien de ce monde et un guide lui éviterait sûrement de perdre du temps. Même si ce petit sorcier trop maigre pour se défendre seul ne semblait pas bien dégourdi, et était décidément trop bavard au goût d’un Ban.

Tark-Ban passa le reste de la nuit à méditer, aussi immobile qu’un roc, se contentant de jeter de temps en temps un regard pour vérifier ce que faisait Amindou. Finalement Tark assista à la fuite de Lune et au réveil de son frère. Lorsque que celui-ci fût suffisamment haut pour Tark-Ban, le Boros se leva avec une aisance étonnante compte tenu de sa corpulence. Il donna un coup de pied à Amindou.


- Lève-toi. J’ai réfléchi à ta proposition sorcier. Mène-moi jusqu’au khan des humains et je te protégerai en route.
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Azeem El'Bakshir
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MessagePosté le : Jeu Déc 28, 2006 7:38 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Amindou fut tiré de son sommeil par l'attention peu amical du boros. Le sorcier grommela quelque chose dans sa langue qui n'avait visiblement rien de plaisant avant de s'enrouler un peu plus dans sa couverture usée. cependant, apres quelques minutes, il sortit une main pour chercher son bâton à tâtons et, seulement lorsqu'il eu mis le doigt dessus, il se releva en grognant. Le vielle homme secoua la tête et se passa la main sur visage avant de lancer un regard amusé au guerrier qui le fixait sévèrement.

- Khan humain ? Hé hé... Tu veux dire chef ? Hé hé, pas facile ça grande chose. Humain n'ont pas qu'un seul chef. Il sont fractionnés, divisés en nombreuses tribus. Ça c'est chose qui ne change pas quel que soit coté grandes montagnes. Hé hé, il y a puissantes tribu et d'autre faibles ou sournoises. J'ai entendu beaucoup histoires sur pleins de tribu de ce coté ci grandes montagnes pendant voyage. J'ai même carte grâce à petit disque de métal qui échangent tout. Regardes !

Amindou fouilla vivement dans sa grande besace pour en extirper un moreau de cuire sur laquelle un dessin grossier représentait l'ancien empire et les frontières des jeunes royaumes qui avaient émergé suite à la révolution ésotérique. Le sorcier pointa un point au sud est de la carte.

- Nous sommes ici, dans Notus, terre étrange disent gens villages que j'ai visités. Très renfermée et pleine de secrets. Pas très bon endroit. Plus à l'est c'est Marches, bon guerrier disent les gens, ils se battent contre habitants du désert, hommes très méchants beaucoup d'horribles choses sont racontées sur eux ! Beaucoup d'histoires sur Nouvelle empire et Allisco aussi. Ce sont tribus les plus puissantes ! Héhé je sais pas si les chef voudront te voire grande chose.... où veux tu aller ?

Le sorcier tendit le morceau de cuire au boros et retourna vers ses affaires. Le vieille homme contempla un long moment le soleil qui s'élevait doucement de l'horizon tout en se demandant quel besoin avait cette créature de se lever si tôt. Était-elle pressé où fessait elle part de ces êtres impatients qui croient devoir tout faire dans la même journée ? Amindou aimait prendre son temps, rien ne le pressait, rien ne l'attendait. Ce qu'il n'avait pas le temps de faire aujourd'hui, il le ferait demain...Le vieille homme soupira. Il passa sa lourde besace en bandoulière, enfila son arc par dessus, noua son carquois autour de la taille et reprit son bâton. Un fois pleinement rééquiper, il retourna se planter devant le guerrier.

- Arrière grand oncle est très curieux sur ce qui t'a pousser à traverser grandes montagnes ! Il dit que ceux comme toi ne quittes jamais la jungle. Quel chose étrange cherches tu ?
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MessagePosté le : Ven Jan 05, 2007 11:14 am     Répondre en citant Envoyer un message privé

- Kaart ?

Tark-Ban prit la carte que lui tendait le sorcier. Il considéra cet objet étrange en écoutant les explications d’Amindou sans vraiment en comprendre tout le sens. Le monde était sur ce morceau de peau ? Jamais le Guerrier Boros n’avait entendu parler de tels maléfices. Comment pouvait-on faire tenir de la terre, les montagnes et la mer sur un bout de parchemin ? Mais Tark préféra se concentrer avant de demander au petit homme comment s’y prenaient les hommes pour obtenir cet outils inconnu des Boros - qui n’ont jamais eu besoin de plan pour se déplacer dans leur jungle.
Amindou racontait ce qu’il savait sur les royaumes et les peuples des environs, mais Tark-Ban Than ne retint en gros qu’il se trouvaient dans un lieu nommé Notus. Le Boros tentait plutôt de s’y retrouver. Il faudrait aussi qu'il demande ce que le vieil homme entendait par petits disques de métal qui échangent tout...
Les petits triangles sur le parchemin rappelaient à Tark la forme des montagnes. Dans ce cas celles qui se trouvaient derrière lui étaient ce gros paquet de pics à gauche. Le Boros tourna sur lui même pour regarder les monts enneigés, ça devait être ça. Et de l’autre côté, le lac. Il n’était pas si grand que ça finalement. Le Boros tournait sur lui même en tenant la carte à bout de bras, comprenant les correspondances entre le relief qui l’entourait et les indications de la « Kaart ». Il s’arrêta un instant et regarda le ciel. Tark avait compris, du moins il pensait avoir compris. Sur ce parchemin était dessiné ce que voyait un œil dans le ciel. Le Boros se gratta la tête et rapprocha la carte de ses yeux, se demandant si en regardant de très près il pourrait s’y voir.
Il ne vit rien, peut être que l’œil dans le ciel ne voyait pas les choses trop petites. Ce qui au fond rassurait le Boros qui n’aurait guère apprécié de se savoir observé en permanence par un œil dans le ciel qui disait aux hommes tout ce qu’il voyait.

L’étape de la maîtrise de la lecture de la « Kaart » passée, Tark-Ban Than réalisa alors ce que venait de dire Amindou. On ne voudrait pas le rencontrer ? Lui un guerrier d’un des plus prestigieux des neuf clans ? Certes il n’était pas un Ael mais tout de même. A moins bien sûr que les khans craignent encore les Boros. Ce qui n’était guère étonnant pour Tark, tout le monde devrait craindre les Boros.


- Pourquoi les khans des hommes ne voudraient pas me voir ?

Le Boros baissa le parchemin, pour regarder le sorcier maigrichon qui était à nouveau planté devant lui.

- C’est justement pour les rencontrer que je suis venu jusqu’ici. Tu n’as pas besoin d’en savoir plus… Je veux aller là ! Dit Tark Ban en pointant du doigt la Région du Calice.

Bien qu’il ne sache pas précisément ce qu’il y avait à cet endroit, la carte fourmillait de détails entre les deux chaînes de montagne. Il devait donc il y avoir beaucoup de chose à découvrir. Cela paraissait un peu loin mais peu importait au jeune Boros, il ne craignait pas les longues distances et voulait se mettre en route sans perdre de temps, il avait une mission sacrée à accomplir. N’ayant pas de bagage autre que sa fidèle épée il était prêt à partir. Tark se concentra un instant, si les montagnes étaient de ce côté sur le parchemin et le lac sur sa droite alors il fallait certainement d’abord se diriger dans la direction du soleil levant puis remonter vers la grande mer tout en haut. Le Boros entâma la marche sans attendre en gardant toujours un oeil sur le précieux outils qu'il venait de découvrir, et qu'il n'avait pas vraiment l'intention de rendre à Amindou.

- Heu… et qui est « Ariergrantonkle » ?
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MessagePosté le : Lun Jan 22, 2007 6:32 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Le guerrier Boros étudia longtemps la carte et semblait plutôt désorienté par son utilisation ce qu'il n'entonnait guère Amindou. Lui même avait eu besoin de quelques explications quant à l'intérêt de cette objet qui au final s'était révélé fort pratique pour voyager dans des contrés inconnues. Le guerrier se décida pour un point au centre de la carte et parti à grande enjambées, obligent Amindou à trottiner pour ne pas se faire distancer. La région du Calice. Le sorcier se remémora les explications du marchand quant à l'orientation nécessaire pour utiliser la carte, regarda la position, du soleil et en conclue, avec une pointe de déception, que son compagnons était bien parti dans la bonne direction.

Arrière Grand Oncle est Tojolkoli l'ancien, un grand sorcier ! Reprit le vieille homme entre deux souffles un fois qu'il fut revenu à hauteur de son compagnons. Grand père disait que c'était plus grand sorcier depuis Grand Hajabo et qu'il a enseigné à Yamomo Ermite, mon maître ! Et Arrière grand oncle m'accompagne depuis que je suis aussi devenu sorcier ! Grand Honneur pour moi ! Arrière grand oncle de très bon conseil ! C'est lui qui a conseillé de t'aider. Hé Hé ! Bonne idée non ?

Pour toute réponse Amindou reçu un regard sceptique de son compagnons qui reprit sa marche silencieuse. Le sorcier considéra longtemps son compagnons qui le dépassait de plusieurs bonnes tête et devait bien peser le double de son poids. Il marchait avec aisance, avalant la route de terre en de grandes enjambées. Ses plaques osseuse coulissaient sans se frotter dans un silence parfait qui forçait l'admiration du vielle homme. Quelle étrange créature que ce Boros ! Tout ce qui émanait de lui n'était que puissance et efficacité. Pourtant Amindou sentait qu'au delà de la brutalité de son apparence, la vrai force du guerrier résidait dans une foi absolue en sa cause dont la nature échappait encore au vieille homme. Pourquoi cette grand chose voulait rencontrer un chef humain ? En tout cas, le sorcier se félicitait intérieurement d'avoir trouver un tel compagnon. Son Arrière grand oncle avait vu juste, une nouvelle fois. Avec Tark à ses cotés, il pourrait voyager en tout sécurité, même si la cadence de marche était un peu rapide pour ses vieux os. Amindou chassa cependant cette petite contrariété de son esprit, il avait quelques potions dans sa besace qui devraient y apporter une solution, et reprit la parole.

- Bon choix ! La région du calice. Beaucoup d'histoire sur ville appelée Cassendre. Tu as déjà vu une ville Grande-Chose ? Très impressionnant ! C'est comme très très grand village mais avec grandes maisons partout ! Plein de gens, milliers ! J'avais jamais vu telle chose avant d'arriver à ville Terre Nouvelle, de l'autre coté grandes montagnes. Plus au nord du calice c'est grande ville de grande tribu ! Très puissantes et beaucoup de monde là bas ! Eh Eh Grande-Chose, tu as bien choisi, je vais pouvoir gagner beaucoup disques de métal avec magie là bas ! Eh eh très bonne idée ça ! Très bonne idée...
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MessagePosté le : Jeu Jan 25, 2007 10:45 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

- Evidemment que c’est un bon choix… Répondit le Boros en faisant semblant de ne pas prêter grande attention au discours du vieux sorcier.

Tark-Ban Than ne ralentissait pas l’allure, il avalait silencieusement les kilomètres, laissant le soin à Amindou de faire la conversation pour deux. Cependant, pour lui le point de l’arrière grand oncle restait toujours à éclaircire. De qui parlait ce vieux fou ? Ils n’étaient pourtant que deux. Et même si un membre de la famille d’Amindou les suivait en cachette, le Boros l’aurait forcément senti. Tark eut un air très inquiet. Mais après si l’autre était aussi un grand sorcier, il pouvait sans doute se rendre invisible et se soustraire aux sens du guerrier. Tark-Ban avait bien aussi quelques notions de magie élémentaires, les enseigenements de l'Archonte, mais il se méfiait et regrettait déjà presque la présence d’Amindou. Shamans, marabouts, ensorceleurs, pour le protecteur de la jungle ce genre de personnes avait l’esprit tordu et n’apportait guère que des ennuis. Le grand guerrier cuirassé tourna la tête pour regarder Amindou qui trottinait à ses côté en souriant et en riant bêtement. Non, ce petit vieux avait définitivement perdu la tête, et il ne fallait surtout pas entrer dans son jeu au risque d’être contaminé par sa folie.
Tark-Ban Than s'efforçait de ne pas penser à tous ces termes étranges qu'employaient Amindou, et auquel il ne comprenait pas toujours grand-chose. Ce fou avait toujours l'air autant obsédé par ses "disques de métal", de quoi parlait-il ? Le fils de Ban n’avait pas pour habitude de se poser autant de questions, tout était si simple auparavant. Nurk-Barg Hank, la jungle, la chasse, les prières… il préféra se concentrer un moment sur la route - ou plutôt la direction à suivre étant donné qu’il n’y avait pas de route à proprement parler. Juste la plaine herbeuse bordée par des montagnes, là il s’y retrouvait. Tark jetait de temps en temps un œil à la carte, mais il se référait surtout au soleil pour se repérer.

Le duo atypique parcourut ainsi une distance raisonnable sans encombres. Tark-Ban Than et Amindou avaient presque passé les grands lacs et n’allaient pas tarder à entrer dans ce que la carte nommait Grande Vallée du Corride. Le Boros ne voyait pas vraiment en quoi les plaines qui s’étendaient devant lui étaient différentes de celles qu’il venait de traverser et donc pourquoi on avait donné des noms différents aux deux endroits. Mais ce n’était pas cette remarque qui fit s’arrêter le Boros.


- Halte sorcier ! Nous devons faire une pause.

Tark-Ban Than se retourna, Amindou était à une dizaine de mètres derrières. Rouge comme un crabe de terre, il devait être à bout de forces. Le Boros laissa son compagnon le temps de reprendre son souffle, lui avait quelque chose de bien précis à faire. En effet, depuis que ses pieds avaient foulé ce nouveau sol, Tark n’avait prié que deux fois la grande Archonte, c'était peu. Habituellement les Boros consultaient toujours Le Sage avant d'entreprendre quoi que ce soit. Mais si loin de chez lui, Tark-Ban Than se sentait aussi loin de l'Archonte et de ses pieuses obligations, il craignait que cela ne place son périple sous de mauvais auspices. Soleil était à son premier tiers, le moment était bien choisi pour une prière. Le Boros marmonna quelque chose pour lui-même.

- Dro zhirr kanos. Al drota tir zoku.

Le protecteur de la jungle sacrée leva la tête, se laissant remplir de la chaleur que l’astre propageait. De ce côté ou de l’autre des montagnes au moins Soleil était toujours le même. Cette pensée rassurait le Boros qui bien qu’il faisait tout son possible pour ne pas le laisser paraître se sentait mal à l’aise dans ce monde où beaucoup de choses lui échappaient. Des villes? Des grandes maisons? Quand il aurait un peu plus confiance en Amindou, il lui demanderait de lui expliquer.
En attendant le Boros se laissa tomber à genou, soulevant un peu de poussière. Tourné vers l’Est, vers la Jungle et le Premier Sanctuaire, là où tout avait commencer grâce Nurk-Barg Hank dans sa grande miséricorde, Tark-Ban Than ferma les yeux et récita:


- Nurk-Barg, al solo tir vonti. Tark-Ban kra voc tir mondi. Hank kanos. Ban. Fivr. Tilk Hafsar. Nurk-Barg…
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MessagePosté le : Jeu Jan 25, 2007 10:50 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

- Je crois bien que c’est lui. Oui un vieux avec un bâton…
- Laisse-moi regarder ! laisse-moi regarder !
- Ca correspond à ta description. Par contre il est pas tout seul, je vois un grand type en armure qui l’accompagne
- Laisse-moi regarder j’te dis ! Aie !
- Tiens vas-y zieute moi ça…


L'homme barbu poussa un soupir et laissa la longue-vue à celui qui la réclamait depuis tout à l’heure. Ce dernier l’attrapa. Excité comme une puce,il plaqua son oeil contre la lentille du cylindre de cuivre et observa ce qui se trouvait au loin. Son estomac le faisait encore souffrir.

- Ouais c’est lui ! Aie ! j’le reconnais cet empafé !
- Et le gars en armure ?
- Jamais vu, mais il m’inquiète pas. Avec tout ce poids sur le dos, il aura pas le temps de se retourner que j’lui aurait déjà découpé le lard ! Aie !


Nez-Cassé se réappropria la longue-vue d’un coup sec. Il devait faire preuve d’un minimum d’autorité, de tous les brigands et autres maraudeurs qui sévissaient dans les plaines du Notus, il était le plus ancien après tout. Il passa machinalement ses doigts dans sa barbe alors qu’il observait toujours l’étrange duo qu’il avait sous les yeux, réfléchissant à une façon de négocier l’affaire.

- Hmm… surtout que vu d’ici elle a l’air plutôt rouillée sa cuirasse…Regarde on dirait qu’ils s’arrêtent. Allez c’est bon on y va !

On replia bagage et le petit groupe se leva, quittant son poste d'observation provisoire dans les rochers pour rejoindre les deux voyageurs qui avaient eu le malheur de croiser leur route.
Il y avait donc Nez-Cassé, un bonhomme d’environ quarante ans, de taille moyenne avec un peu de ventre et dont le surnom était un euphémisme. En effet il y avait longtemps que Nez-Cassé n’avait plus de nez du tout, juste deux petits traits rougeâtres entre les yeux qui lui donnaient un air cadavérique qui avait le don d’intriguer fatalement ses adversaires.
Celui qui lui collait au basques depuis déjà quelques années répondait au nom de La Fouine. Une petite frappe, le maraudeur lambda comme il en existait des centaines sur les chemins de l'Empire. Et même si ça faisait déjà longtemps qu’il était dans le métier, la maladresse et la profonde bêtise de La Fouine l’avaient toujours empêché de prendre de l’envergure.
Le troisième membre du trio était plus énigmatique. Silencieuse et discrète Epona, l’Aérienne restait un peu à l’écart des deux autres. Sa grâce et son élégance aérienne contrastaient vraiment avec la rudesse des deux autres. Elle avait rejoint les bandits depuis seulement deux semaines et restaient toujours évasive sur les raisons qui l’avaient poussé à choisir ce mode de vie si éloigné de celui de ceux de son espèce. Débutante certes mais redoutable, Epona s’était mise dans son coin à astiquer ses deux fidèles pistolets à poudre alors que Nez-Cassé et la Fouine observaient de loin leurs prochains clients.
Quelle idée aussi de vouloir dépouiller des voyageurs dans les plaines désertes du Notus. Presque personne ne passait plus par ici depuis la construction de la grande route reliant Venisca à la capitale du Nouvel Empire. Mais la Fouine et d’autres compères étaient tombés il y a quelques jours sur un vieux marabout, une maigre prise. Seulement dans les heures qui avaient suivi un des brigands était tombé raide mort. Les deux autres se remettaient difficilement, et la Fouine été persuadé que le vieux leur avait lancé un genre de malédiction qui ne pouvait disparaître qu’avec la mort du sorcier. Et même s’il ne les portait pas tous dans son cœur, Nez-Cassé n’appréciait pas vraiment qu’on s’en prenne à ses hommes. Soit, on aurait la peau de ce marabout. De plus, il fallait bien l’admettre, il n’y avait plus grand monde à détrousser dans le coin, alors un peu de divertissement ça ne se refusait pas.


- Envole-toi ma belle et dis-moi si de là haut tu vois quoi que ce soit qu’on n’aurait pas remarqué.

Nez-cassé avait presque de l'affection pour cette femme ailée, malgré les réticences de certains, le brigand considérait qu'un équipier volant était un énorme atout. Epona ne répondit pas, elle écarta ses larges ailes et prit son envol. Planant un moment au dessus des deux bandits qui dévalaient la pente douce depuis leur planque dans les rochers, elle descendit en piquer avant de reprendre de la hauteur. Nez-Cassé portait à son large ceinturon un de ces sabres de pirate. D’ailleurs tout chez lui rappelait le vieux loup de mer, son tricorne, ses bottes, sa barbe et bien-sûr sa longue-vue. Un pirate échoué en somme. La Fouine courait derrière en se tenant toujours le ventre, on ne pouvait pas dire qu’il avait l’air en grande forme. Il aurait pu passer pour un vulgaire paysan. Ses vêtements étaient vraiment quelconques et les dagues qu’il utilisait pour trancher la gorge des voyageurs n’avaient strictement aucune singularité. Seul son visage déformé par des cicatrices laissait deviner que le personnage errait dans l’illégalité.
L’Aerienne suivit les instructions de Nez-Cassé. Partie devant, elle survolait Amindou et Tark-Ban Than en tournoyant tel un vautour au dessus d’une carcasse fraîche. Volant dans le soleil pour ne pas être remarquée, et même si c’était le cas il serait difficile de l’atteindre.

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MessagePosté le : Lun Jan 29, 2007 4:34 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Le guerrier Boros eu à peine le temps d’ordonner la pause que les jambes d’Amindou se dérobèrent d’elle-même et le sorcier s’effondra sur le sol, exténué. Le vieil homme avait l’habitude de marcher, il avait marché toute sa vie au travers des marais, et même à son âge son endurance n’avait rien à envier à un jeune homme. Pourtant ce Boros marchait à une telle allure que, même avec le soutient d’une de ses potions, Amindou avait eu toute les peines du monde à le suivre.

Le sorcier était encore allongé dans l’herbe rase, à reprendre son souffle pour éteindre le feu de ses poumons, que Than grommela quelques paroles dans une langue inconnue. Le sorcier, curieux, releva son visage devenu écarlate pour savoir ce que voulait dire son compagnons de route. Il eut alors la surprise de voire le guerrier se mettre à genoux face aux grandes montagnes qui découpaient l’horizon et psalmodier des paroles dont la ferveur ne faisait aucun doute.

Un sourire satisfait flotta un instant sur les lèvres ridées du vieil homme. Il avait vu juste. Cette grande chose n’était pas que brutalité, il y a avait en elle une grande foi qui s’exprimait maintenant au travers de cette prière. Quels dieux priait-il ? Serait ce possible que ces grandes choses vénèrent les mêmes dieux que son peuple ? Amindou secoua la tête, c’était peu probable. Il n’avait jamais été dit que Papa Jamala ait fait quoi que ce soit pour les boros, et qui diable serait assez stupide pour prier Astafara. Peux être les dieux du marais ? Après tout son arrière grand oncle lui avait dit que ces créatures habitaient la jungle. Une jungle ne doit pas être trop différant d’un marais…. Mais une telle ferveur…Se pourrait il qu’il prie le Grand Maitre ? C’était idiot, tout le monde savait que le Grand Maitre était bien trop occupé par ses créations pour porter attention aux prières des mortels…

Le sorcier était toujours à observer son compagnons prier des dieux encore inconnus que son arrière grand oncle se manifesta brusquement.


- Amindou ! Ne ressens tu pas l’ombre d’une de tes malédictions ? Un des hommes qui t’a volé approche. Prend garde.

Le sorcier se leva d’un bond mais hésita à alerter Than. Etait-il en transe ? Le déranger pouvait le déconcentrer et son esprit risquait de se perdre dans le néant du Ghanéha. Amindou décida de ne pas prendre un tel risque, si jamais l’esprit du Boros se perdait, il n’osait imaginer les conséquences si un mauvais esprit s’accaparait un corps d’une telle force. Le sorcier détacha son arc avec des gestes nerveux et un peu maladroit et encocha une flèche.
Le vieil homme toucha le pendentif d’Hajabo pour se donner du courage et banda son arc, le regard balayant l’horizon, tout en promettant que, cette fois, ce voleur irait directement rejoindre Astafara. L’attention d’Amindou fut captée par des mouvements au pied de gros rochers et, seulement quelques secondes plus tard, il vit clairement deux silhouettes se découper sur le ciel bleu et courir dans sa direction. Ces méchants hommes sont vraiment stupides, pensa le sorcier en choisissant sa cible. Avec un peu de chance il aurait le temps de les toucher tout les deux avant qu’ils n’arrivent à lui. Concentré, Amindou ne se laissa pas distraire par la grande ombre qui courait sur le sol à la limite de son champs visuel, les bandits seraient bientôt à porté et il ne voulait pas rater sa première flèche.

Soudain, le sorcier sursauta alors qu’une puissante détonation retenti. La flèche se perdit dans le ciel, loin de sa cible alors qu’Amindou sentit quelques choses siffler à son oreille et vit avec horreur une motte de terre exploser à quelques centimètres de son pied. Paniqué, le sorcier cria, et se mit à courir en cherchant quelle était l’origine de ce sortilège. Il repéra alors la grande forme ailée dans le ciel. Ne cherchant pas à comprendre par quelle magie un homme pouvait voler, il encocha une autre flèche et, sans cesser de courir, bandit son arc. Il se retourna juste au moment où la chose qui vole pointa un objet étrange sur lui. Sans réfléchir, Amindou lâcha la corde qui siffla dans l’air. L’aérienne bougea ses ailes pour plonger vers la droite mais ne pu éviter la flèche. La chose qui vole poussa un crie alors que le projectile pénétra ses chaires et s’éloigna rapidement. Le sorcier n’eut pas le temps d’encocher une autre flèche qu’un deuxième cri retentit. Les deux bandits étaient sur lui.

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