Voilà un second perso dont je ne ferais la biographie que par RP (extrait de mon post sur la quête d'Elea), étant donné mon bac à réviser pour dans 6 jours, hum... ainsi qu'une certaine flemme matinale. Grand coquinou que je suis.
Un pinceau s'active sur une toile. Bruissement de papier. Un homme aux long cheveux noir lance un trait de peinture rageur contre une toile blanche. Le clair-obscur de la pièce cache son visage. Le peintre immacule alors de rouge le support vierge et passe l'index de sa main libre sur l'anse d'un bougeoir de cuivre afin d'éclairer davantage son plan de travail.
Il sourit tout en mélangeant les couleurs présentes sur un miroir posé à même le sol poussièreux. Bientôt des couleurs éclatantes font leurs apparitions et semblent danser sur la fine toile de lin. Des formes apparaissent au grès des gestes simples et distraits de l'homme laissant aux yeux du spectateur inopiné un spectacle des plus déroutant.
Les couleurs semblent choisies au hasard, mais seul l'artiste y trouve une signification. L'homme démarque de l'ensemble coloré, un couple de jeunes humains.
Au premier regard, la femme semble poussé un cri d'effroi, mais ce n'est qu'au prochain coup de pinceau, précis celui là, que la femme trouve un visage plus désirant. Elle semble gémir cette fois ci et le peintre hésite un moment, avant de toucher du doigt la surface granuleuse du support dans le but d'étaler une teinte plus pâle sur ce visage féminin.
L'homme pose un instant son instrument et ouvre une boite nacrée sur son chevalet de bois. A l'intérieur se trouve une sorte de poudre verdâtre dégageant une forte odeur de plante écrasés. L'artiste la contemple un instant, l'oeil gourmand, puis, se servant de son majeur en guise de cuillère, entreprend de goûter l'odorante mixture.
L'effet est immédiat. L'homme incline brusquement sa tête en arrière en murmurant des phrases incompréhensible. Eclat de rire. Le peintre pose la boite et reprend son pinceau en main. Jubilation.
L'artiste se reconcentre sur le personnage féminin, il précise peu à peu la scène en représentant le couple en train de faire l'amour. Rouge. Rouge. Il faut plus de rouge. L'homme arrive finalement au but escompté. Il s'imagine à la place de cette homme, dos tourné.
La voilà, devant lui, cette femme à la peau laiteuse que la nudité ne salit pas. Sa longue chevelure brune s'arrête au niveau de fesses fermes et légèrement bombées et scintille de milles éclats à la lumière de la bougie. Ses yeux respire le désir tandis que sa bouche s'entrouve légèrement. L'homme s'agenouille devant sa création tel l'humble pénitent. Il lui baise les pieds tandis que la femme, attentive, relève délicatement son menton en se baissant.
Aucuns plis ne se risque à apparaître sur cette peau quasi-parfaite. L'homme se relève péniblement et la femme couvre délicatement son sein droit de la main de l'artiste.
Le toucher est à la fois brûlant et agréable, arrachant alors au peintre une moue d'exstase.
L'homme essuie de sa manche la sueur de son front et continu de peindre de façon plus abstraite cette fois, la fusion des deux amants. Sa respiration s'accélère et l'homme cligne à plusieurs reprise ses yeux verts. Ses pupilles dilatées cachent en partie la cornée injectée de sang.
- Qu'est-ce-que tu fous encore ?
Une voix parle dans son dos. Qui est-ce ? Il croyait être seul. Un brigand ? Un démon ?... il faut se retourner, mais bientôt sa vision se trouble. Il casse le pinceau entre ses doigts et laisser échapper un gémissement. Un homme d'un trentaine d'années se poste alors devant lui, obstruant d'une masse sombre son champ de vision.
- Solal, c'est moi d'accord ? T'en as encore pris hein ? Arrête un peu, veux tu ? C'est pas comme ça que tu deviendra respectable mon gars.
Chut. Les syllabes résonnent dans l'esprit de l'artiste mais il n'arrive pas à les mettre dans le bon ordre. Que lui voulait ce type ? Ah oui, c'était Calahan. Son compagnon de bar. Bon sang, pourquoi était-il dans cet état ? A cause de cette mixture oui. Elle vous consume une par une les limbes de votre cerveau en un rien de temps. "Ronce des plaisirs". Tu parles. Un véritable poison oui.
Les formes commencent à se mélanger pour ne plus former qu'une. Solal se perd dans une immensité de ténèbres et ce n'est que le sentiment de trahir sa présence qui retient l'homme de ne pas hurler.
Desription Physique:
32 ans.
Cet homme d'un mètre soixante douze possède un teint plutôt pâle. Des perles de différentes couleurs parsème ses long cheveux noirs, hirsute par endroit, crépus dans d'autres. Ses yeux sont verts clair et hésite souvent entre la curiosité, la fascination et la folie.
Armes:
Un bâton de bois qui s'ouvre en son centre pour déballer ses différents outils de peinture.
Description mentale:
C'est un personnage plutôt instable à cause de sa toxicomanie. Son caractère est versatile, il peut être joyeux, bien dans sa peau un instant puis sombrer dans la confusion la plus totale ou le pessimisme peu de temps après.
La drogue qu'il prend et dont il est dépendant, lui procure la plupart du temps des effets d'euphorie, de bien être et l'aide pour peindre grâce à ses effets halucinatoire. Cependant, comme toutes drogues, les effets dépendent aussi de son état d'esprit et du monde qui l'entoure. Il peut très bien imaginer des ombres qui l'assaillent où un quelconque cauchemard personnel.
Conclusion:
Solal est donc un artiste psychotique et dépendant. Peut-il vaincre cette toxicomanie tout seul ? A-t-il réelement besoin de cela pour créer ? Il lui faudra tout d'abord accepter son nouveau visage et peut être qu'au bout d'effort considérable, son but sera atteint. |
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