Nom: Si on vous le demande...
Prénom: Rachel
Surnom: aucun en particulier mais tous ceux qu'invente Ethan lorsqu'elle n'en fait qu'à sa tête
Race: humaine apparemment^^
Description physique: mesure à peu près un mètre soixante, assez svelte, plutôt jolie. Le teint légèrement hâlé, les yeux noisettes où planent toujours un voile d'ironie qui se lit également sur ses lèvres sur lesquelles flottent en permanence un étrange petit sourire... Vêtue à la dernière mode d'Audria, elle arbhorre une combinaison de cuir chocolat recrodée de crème et ses cheveux marron glacé sont mêchés et toujours parfaitement lissés.
Description mentale: Issue d'une famille d'aristocrates, ce qu'elle dissimule très habilement, Rachel a reçu une parfaite éducation. Elle a un caractère bien trempé. Elle aurait tendance à agir parfois avant de réfléchir aux conséquences ce qui la met parfois en position délicate, obligeant Ethan a sortir de sa réserve pour voler à son secour. Il est d'ailleurs le seul en qui elle ait une confiance totale et aveugle. Intelligente, elle sait mener son monde et réussit l'exploit de s'imposer dans son métier en étant une femme, elle a le soutient de son rédacteur et bien souvent carte blanche... Ethan étant le seul à ne pas céder à tous ses caprices, il est également le seul a avoir tout son respect...Leur binome fonctionnant à merveille, ils cultivent leur réussite tant professionnelle que personnelle...
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~Nom~
Il n'en dit rien, le mystère a un goût sucré.
~Prénom~
Ethan ~durable, permanent~
~Surnom~
Seuls ceux que lui donne Rachel.
~Race~
Homme.
~Description physique~
La peau en demie teinte, légèrement bronzée, décline un visage aux traits fins et fiers. Une capuche blanche réhausse son hâle comme le veut la mode à Audria, en echo au regard bleu et autain qui ne s'adoucit qu'en présence de Rachel. Ses iris décrivent les plaines gelées de l'hiver, parsemées de cyan et de gris. Sa silhouette ciselée sans prétention est modelée par diverses étoffes immaculées et bleues; chacun de ses mouvements apparassant aérien, élégant. Ethan à l'apparence d'un homme qui tient à son image.
~Description mentale~
Le jeune Audréain est d'un naturel posé, il fait preuve d'une constante arrogance envers autrui à la manière d'un aristocrate. Cela lui vaut la méfiance ou le respect, la passion ou la haine mais jamais l'indifférence. A l'égard de Rachel, il se montre amical et enjoué mais parfois autoritaire (sans grand succès) tout comme le grand frère qu'elle n'a jamais eu. La confiance qu'il place en la jeune fille n'a d'égale que son orgueil. Fier inventeur du fameux "Monocle", instrument enregistreur d'images, il se plait à croire qu'il joue avec le temps en emprisonnant l'instant dans le durable. Artiste dans l'âme, malgré son statut de journaliste, Ethan aime à conférer un sens à ses 'scènes figées'. Il détourne selon le besoin et l'envie, selon le désir de son amie.
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La sève distillée bouillonait dans le ballon de verre, la lumière déclinait la pièce en de nombreux reflets à travers la vapeur qui s'élevait dans l'alambic. Ils étaient comme des songes perdus dans l'atelier, dissipés quand le brouillard devînt visqueux, au contact du verre d'un tubulaire biseauté. Le liquide translucide s'amincissait en tombant dans le flacon, comme un cil tremblant dans un halo irisé. Ethan était assis non loin, les yeux braqués sur le cercle de bois qu'il tenait entre ses mains. Il le trempa dans une jatte d'argent emplie du mélange qu'engendraient ses verreries, le métal tinta lorsqu'il éleva l'anneau d'un geste vif. Une bulle s'en détacha, poussée hors de la mince pellicule qui emplissait le disque. Des images s'y mouvèrent, nées de la réalité l'entourant, elles reproduirent à merveille une réplique du laboratoire avant que la sphère humide n'éclate. Etouffant un juron, Ethan frémit de frustration.
~Je n'arrive plus à stabiliser le mélange...C'est la troisième fois ce matin...~
Son attention s'attarda au dehors alors qu'il réfléchissait. Le soleil chevauchait fièrement l'étendue d'azur, une traînée nébuleuse en son sillage. L'éclat du zénith éblouissait les toits d'Audréa, telle un océan d'or et de lumière frémissant sous la bise. Il apercevait au loin une mince ligne scintillante, rumeur imperceptible de la Mer de Diofre. Soudain une idée s'épanouit dans son esprit. Le jeune homme s'empara du flacon et en chauffa le contenu à l'aide d'un briquet. La flamme oscilla au rythme de son excitation, crâchée par le serpent ailé dont le fer de son outil s'était paré. Sans perdre sa vicosité, le liquide semblait plus docile lorsqu'il envahit la jatte nettoyée. C'est alors qu'Ethan réhitéra son expérience. Cette fois, la bulle demeura intacte tout une heure durant, sous l'émerveillement fébrile de son créateur, avant de perdre de sa contenance pour finalement se déposer là où elle naquit. Elle emportait avec elle le souvenir de ce vol d'oies sauvages qui traversa l'horizon. Cela ne présentait pas grand intérêt mais l'expérience était un succès. La sève de cette orchidée se révélait être un excellent support pour ces fragments volés à la réalité.
Ethan s'attardait aux réglages de son Monocle, au moyen des nombreuses clés pointues garnissant la périphérie du cercle métallique finement ouvragé. Un manche de cuivre permettait de manipuler l'outil avec facilité, dans l'anneau de métal se logerait le liquide enregistreur protégé de la lumière par un diaphragme modulable. Ethan se montrait méticuleux dans l'entretien de chaque pièce, si bien que l'objet étincelait.
Le vent s’était levé depuis quelques heures, les feuilles tournoyaient dans les airs entre les véhicules qui traversaient poussivement la ville. Les rues étaient pleines de monde, qui allant en visite chez des amis, qui profitant du week-end pour flâner dans les rues animées du centre-ville, qui se dépêchant de faire leurs emplettes de la semaine… Au milieu de cette agitation, un jeune homme distribuait des tracts sur lesquels on pouvait lire « grande soirée de gala au cirque d’Audréa ». Ainsi, la capitale du nouvelle empire se préparait à la nouvelle saison de divertissements. Une bourrasque plus violente que les précédentes fit s’envoler quelques feuillets que le jeune homme s’empressa de tenter, maladroitement, de rattraper. Ce faisant, il se heurta à une jeune femme qu’il n’avait pas vu arriver derrière lui… Sa pile de tracts lui échappa et se répandit à ses pieds. L’air déconfit, il se baissa en marmonnant de vagues excuses. La jeune femme, dont les yeux noisettes pétillaient de malice laissa échapper un petit rire avant de se baisser à son tour pour aider le malheureux à récupérer les pages colorées. Lorsqu’ils se relevèrent, il posa les yeux sur elle ; elle devait mesurer dans les un mètre soixante, elle portait une combinaison de cuir chocolat, rebrodée de crème et des bottes à talons hauts, ce qui devait bien lui faire gagner huit à dix centimètres et lui conférait une démarche presque féline. Ses cheveux lisses, dégradés étaient marron glacé avec des mèches plus claires comme il était de bon ton de les décolorer cette saison. Sa peau, légèrement hâlée indiquait une intervention artificielle et sur ses lèvres bien dessinées et subtilement rosée flottait un petit sourire ironique. L’air autour d’elle embaumait de notes vanillées et chocolatées. Le jeune homme la remercia d’un hochement de tête et, avant qu’il ait pu trouver quelque chose à dire, la jeune femme s’était engouffrée dans un immeuble à la façade juste un peu défraîchie, comme on en trouvait beaucoup au sein de ce quartier branché de la capitale. Une fois à l’intérieur, elle se dirigea vers une espèce de vieille grille en fer gris qu’elle souleva pour pénétrer dans ce qui semblait être un monte-charge. Elle poussa un levier sur la position trois et la cabine s’ébranla doucement, pour gravir les étages. Arriver sur le palier du troisième, le jeune femme se coula dans un couloir un peu étroit et avisa la dernière porte, qu’elle ouvrit nonchalamment…
Le battant s'ouvrit sans grincer, soulevant une bruine de poussière aux pieds de son visiteur. La silhouette s'approcha de lui, il la salua d'un bref hochement de tête sans lui accorder un regard. Elle murmurait des banalités et sa voix lui était vaguement familière, accords fluets et aériens. Son souffle vint caresser son épaule, ne laissant présager de la suite, quand soudain un tonnerre enjoué implosa.
« Ouh !! Arkantis appelle la lune !! Dis... Tu m'écoutes ? Cria-t-elle, d'une pointe d'agacement feint.
Ethan sursauta et lâcha l'instrument de surprise. Le métal buta contre la table dans un bruit mat, quelques flacons ornés d'inscriptions tremblèrent de mécontentement en lâchant quelques tintements agacés. Il soupira, habitué à ce genre de sournoiseries.
- Rachel, ma chère, fais attention voyons... Se résigna-t-il. Que me vaut le plaisir de te voir ?
- Tu veux pas emballer ton bazar ? On s'en va.
Il l'interrogea de son regard brillant d'intérêt.
- Si je te disais que j'ai reçu des infos sur ce qui est en passe de devenir la plus intéressante histoire criminelle du siècle ?
Ethan rangea le Monocle dans une sacoche en cuir d'où dépassait le manche puis versa un vin blanc du meilleur cépage de la plaine du Calice dans deux verres cristallins. Tandis qu'elle lui expliquait l'affaire, il offrit une coupe à Rachel.
- Qu'est ce que tu en penses ? Interrogea-t-elle, le regard pétillant d'excitation.
- Je suis séduit, comme toujours. Un sourire se dessina sur ses lèvres. A ta santé !
Une dernière note mît fin à leur entretien. _________________ Fantôme éthéré, dissipé par la brise jalouse.
A la recherche de peut-être, un echo.
Perdu dans les liasses mordorées où naissent les pleurs et sourient les étoiles.
Chimère merveilleuse des songes. |
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