Au fond de la ménagerie, cachée au milieu des ombres des autres roulottes, se tenait une cage étrange au sol recouvert d'une épaisse couche de sable. Une plaque de cuivre polie, vissée sur le bois peint de rouge, annonçait seulement au potentiel visiteur « Akarsaï ». Mais il n'y avait nul besoin d'en annoncer plus. Ce seul mot sorti des grandes étendues désertique du Sahel avait marqué l'imagination populaire jusqu'à l'extrême nord de l'Ancien Empire. Qui n'avait pas entendu les histoires colportées par les soldats de l'armée impérial qui, en plus de devoir lutter contre les barbares hérétiques, voyaient leurs compagnons décimés par ces redoutables prédateurs des sables. Bien sûr, une fois vu dernière les épais barreaux, l'animal perdait beaucoup de son mythe grandement amplifié par le temps et les exagérations successives. Pourtant nombreux furent les curieux à s'enfuirent lorsque soudainement, après avoir scruter attentivement les ombres de la cage, à première vu déserte, ils virent surgir dans un atroce feulement, une gueule vorace dont les nombreux crocs effilés calquèrent à quelques distance à peine de leur visage. Si l'Akarsaï véritable n'avait pas grand-chose à voir avec celui des légendes, il n'en restait pas moins une des créatures les plus dangereuses jamais rencontrée, la pire crainte des voyageur du désert. D'apparence repetilienne, mesurant presque deux mètres de long, le prédateur se distinguait par un corps particulièrement plat qui lui permettait de s'enfouir dans le sable pour surprendre ses proies. La large queue de l'animal balayait nonchalamment les sable de sa prison alors que ses deux yeux d'un jaune cruel scrutaient les badaux inquiets. Pour les Sahélite, l'Akarsaï avait une dimension profondément mystique, il était le Grand Ennemie, le démon que Yen avait précipité dans le monde des hommes pour s'assurer que ses fidèles ne baissent jamais leur garde. Il était le fils de la Salamandre qui poussait les hommes dans leurs extrême limite afin que ceux-ci reste dans le dure chemins de Yen. _________________ Azeem Hajak Alamra El’Bakshir
Il faut quatre choses pour soutenir un monde :
Le courage du Brave, le Savoir du Sage, les Prières du pieux et la Justice du Grand.
Mais tout cela n’est rien sans celui qui Gouverne et connaît l’art de Gouverner |
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