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La traque du Lamenvin
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Répondre au sujet    Arkantis Index du Forum / L'Ancien Empire / Les côtes d'Hélianthe
 
Azeem El'Bakshir
Tyran albinos des Andes



Personnage joué :
Ivan Yannick
 
Messages : 546
Sexe : Sexe:Masculin
 
MessagePosté le : Lun Mai 22, 2006 8:32 pm    La traque du Lamenvin Répondre en citant Envoyer un message privé

~ Prologue ~

La palais Royal de Flamin résonnait de la fête donnée en l’honneur du trentième anniversaire du roi Elmor III. L’orchestre royal rivalisait d’excellence pour faire danser en des valses complexes les nobles invités dont les costumes soignés brillaient de mille parures luxueuses.

Le Comte Kaisu, tenant d’une main un verre d’excellent vin des terres nouvelles et de l’autre la taille de la Comtesse, s’avança sous le regard insistant d’un membre de l’église vers le groupe intimidant que formait le Duc de Trosco, frère cadet du roi et le Duc de Matanis ainsi que leur épouses respectives. Apres avoir introduit, sa femme ainsi que lui-même, à la conversation d’une manière qu’il jugea particulièrement habile et distinguée, le comte profitât d’un instant de blanc dans les mondanités que s’échangeaient les nobles pour lancer un nouveau sujet.

- Très chère Duc de Matanis, j’ai ouïe dire, à maintes reprises, que vous faisiez collection de spécimens zoologiques rare, mon épouse, la Comtesse, m’a révéler être dès plus curieuse à se sujet.

Profitant de l’occasion de se mettre en avant devant le frère du roi avec laquelle il entretenait une rivalité de plus en plus grande, le duc répondit d’un ton soigneusement étudié.

- Ce que d’aucun vous ont rapporté à mon propos est juste, Comte, et je puis vous dire, madame la Comtesse, que toute les universités de l’ancien empire envie secrètement ma collection.

- Oh, soupira la comtesse d’une manière des plus raffinée, cela semble si excitant. Avez-vous également, un spécimen de cette horrible bête dont nous avons tout récemment entendu parler et qui serait apparu dans la foret de Lessaque. Je suis si cuuuurieuse à son sujet.

- Hum je suppose que vous parlez du Lamenvin, malheureusement, il me semble qu’il soit unique en son genre.

- Si Monsieur le Duc me le permet, cela n’est-il pas un manque à votre collection, intervint timidement le Comte auquel l’intéressé répondit aussitôt d’un ton dès plus froid.

- Comte, je n’ai jamais prétendu collectionner toutes les espèces du monde, ni même de l’ancien Empire...

- Que voila une excuse un peu facile, Duc, l’interrompit d’une manière sarcastique le Duc de Torsco, sautant sur l’occasion de piquer son rival, qui n’eut guère besoin de plus pour se sentir défié.

- Si vous n’étiez pas si propre au sarcasme, Duc, je vous aurais informé que cette créature sera bientôt mienne.

- Ah ! Que voila des paroles bien optimistes. Mais soit, si vous êtes si sûr de vos dires, un pari ne vous effrayera certainement pas. Vous savez combien j’adoooore le jeu.

Piquer au vif le collectionneur rétorqua sans hésitation aucune.

- Certes non, et, saisissant l’occasion de parader alors que d’autre nobles qui tendaient l’oreille s’étaient approchés discrètement du groupe, il ajoutât d’un aire de défi.

- Voyez vous très chère, la certitude de ma réussite est telle que je n’hésite pas à engager dans votre pari dix mille onces d’or. Bien sûr, si une telle somme vous effraye, nous pouvons revoir la mise à la baisse.


~ Chapitre I – Recrutement ~


Certe l’auberge des quartiers modestes de Flamin n’était pas des plus luxueuse mais le patrons ne ménageait pas ses efforts pour faire monter la cote de son établissement. Aussi, ce dernier regardait d’un œil noir l’homme rustre qui si balançait nonchalamment sur une chaise neuve, ses deux bottes boueuses appuyées sur la table.

Ivan avait parfaitement conscience de l’attention dont il faisait l’objet et s’en réjouissait plutôt. A vrai dire il espérait bien que l’aubergiste vienne lui faire une réflexion pour l’envoyer violemment promener. Malheureusement le courage ne semblait pas étouffer l’homme qui resta sagement derrière son bar. Le chasseur sorti d’une des profondes poches de sa vareuse une blague de tabac corsé avec lequel il fourra une pipe droite au moyen de gestes rapides et précis qui montraient une longue habitude. Il craqua un allumette répandant une odeur de souffre et embrasa la foyer qui ne tarda pas à rougir. Ivan recracha une longue bouffée de fumée odorante et épaisse au moment même où un homme distingué fit son entrée dans la salle commune et se dirigea en ligne droite sur le chasseur.

- Ivan Yannick ?

Ivan trouva la question stupide au vu de la composition de la salle. Il détailla l’homme de son regard glacial à demi caché par le rebord de son chapeau. L’émissaire se tenait bien droit attendant patiemment sa réponse. Sa mise trahissait qu’il avait plus l’habitude d’officier dans les cours que dans les auberges, fussent elles de bonnes qualités. Sa présente mission ne semblait pas l’enchanter du tout et il ne faisait rien pour le cacher. Finalement le mercenaire se décida à répondre.

- Ouais…

L’homme prit place en face d’Ivan et s’accouda à la table pour inciter le chasseur à en faire autant. Ce dernier ôta brusquement ses pieds de la table ce qui eut pour effet de redresser la chaise dont les deux pieds avant heurtèrent le sol dans un « claque » sonore. Ivan s’accouda à son tour tout en profitant de l’occasion pour envoyer une épaisse bouffée de fumée dans le visage de son interlocuteur. Celui-ci ne pu s’empêcher de tousser en agitant la main pour chasser les épaisses volutes qui venaient de l’envelopper. Son espace dégagé, il prit la parole.

- Bien. Je suppose que vous avez entendu parler de cette créature, le Lamenvin, qui hante la forêt de Lessaque. Mon maître, le Duc de Matanis, à engagé une très forte somme d’argent dans un pari stupide avec le frère cadet du roi, enfin vous connaissez les nobles, tout plutôt que de perdre la face. Quoi qu’il en soit, nous avons décidé de vous engager pour traquer cette animal, le tuer et nous le ramener dans le meilleur état possible. Usuellement nous employons pas des individus telle que vous, nous préférons des chasseurs plus… distingués. Mais l’importance de la situation ne nous laisse pas le choix, on dit de vous que vous êtes le meilleur, et nous avons besoin du meilleur.

Ivan, tout en abordant une expression indéchiffrable fixa intensément son interlocuteur qui lui rendit son regard sans s’émouvoir. Le mercenaire tira une nouvelle longue bouffé sur sa pipe avant de répondre.

- Combien vous me payer pour faire ça à la place de votre guignol de Matanis ?

- Le Duc de Matanis vous offre cinquante onces d’or d’avance, ce qui permettra de couvrir largement vos frais et quatre cent onces d’or en cas de succès.

- Ok je marche avec vous, de toute façon j’avait bien l’intension de la débusqué la bestiole.

- Parfait, nous avons plus qu’a attendre les autres et vous pourrez...

L’émissaire n’eut pas le loisir de terminer sa phrase qu’Ivan se leva d’un bon, le saisit par le coup et le souleva pour le traîner sur la table d’un mouvement hargneux.

- Tu te fous de ma gueule merdeux ? C’est quoi cette historie d’autre ? Tu crois quoi ?

Malgré la violence dont il était victime, l’homme ne se départit pas de sa flegme et répondit tant bien que mal en dépit de l’étreinte qui pressait sa gorge.

- L’enjeux est bien trop important pour que vous soyez seul. J’ai fait appelle à d’autre mercenaires.

Ivan relança le malheureux en direction de sa chaise sans plus d’égard que s’il avait été un poupée de chiffon. L’émissaire atterrit tant bien que mal sur le siège en se rattrapant in extremis à une table voisine pour éviter de basculé.

- Vas te faire foutre mon gars. Je vais pas laisser des amateurs me pourrir ma chasse ! Ton or tu peux t’asseoir dessus.

L’ambassadeur du duc se massa vigoureusement le coup où s’étalaient de grandes marques rouges. C’est pourtant sans que sa voix ne soit charger d'aucune colère qu’il répondit.

- Et si l’un d’eux vous damne le pion ? Vos êtes certes le meilleur mais la chance peux aider même quelqu’un de peu expérimenté.

Ivan qui venait de ramasser son arbalète pour quitter l’auberge, s’arrêta et fixa l’émissaire qui poursuivit.

- Acceptez de travaillez avec eux. Je soupçonne le Duc de Toros de chercher à vous mettre des bâtons dans les roues, et il n’est pas vraiment réputé pour ses méthodes douces. Seul vous serriez trop vulnérable à ses soldats. Et si c’est votre ego qui vous tracasse, vous aurez le droit d’abatte la bête vous-même.

Ivan fit lentement volte face et posa bruyamment son arbalète sur la table. Il fixa d’un regard rageur l’ambassadeur durant un long moment avant de, finalement, se rasoir sur sa chaise. D’un mouvement souple il lança ses deux pieds sur la table et se balança.

- Vous me gâchez ce qui promettait d’être une bonne chasse. Ca va vous coûter plus chère que prévu… Bon attendons vos guignols.
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Azeem Hajak Alamra El’Bakshir

Il faut quatre choses pour soutenir un monde :
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Shadee
Aiguise sa plume



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MessagePosté le : Jeu Mai 25, 2006 3:45 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Une jeune femme d’une vingtaine d’année pesta contre un morceau de parchemin qu’elle tenait entre ses mains gantées. Elle portait une tenue exclusivement faite en peaux d’animaux. On aurait pu aisément la prendre pour un druide ou un de ses shamans qui traînaient dans le coin mais ce n’était pas le cas. Elle ramena son capuchon bordé d’une fourrure grisonnante, comme celle doublait ses bottes noires, sur sa tête alors que le temps commençait à se dégrader. Où était cette foutue auberge !? Elle ne connaissait pas la région où on l’avait fait venir et encore moins la ville dans laquelle elle devait retrouver le fameux auteur de cette note.

Elle regarda autours d’elle. Aucunes indications. Elle respira profondément et interpella un artisan qui tirait une petite charrette.

- Hey, toi l’ami ! Où est l’auberge dans cette satanée ville !?

L’homme s’arrêta un peu surpris. Il se demandait s’il avait affaire à un homme ou une femme. La cape épaisse portant à confusion sur la carrure de l’individu. Il fini par désigner du doigt un chemin en ajoutant :

- Cette direction sur trois pâtés de maison, ensuite à droite. L’auberge est au bout de la rue. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y en a qu’une dans ce coin là.

- Merci pour l’renseignement.

Elle fourra le papier dans une de ses poches et prit la ruelle qu’on lui avait indiquée. Du gibier mort se balançait au rythme de sa marche à son ceinturon. Plus bas, attaché à sa cuisse, un petit fourreau abritait un couteau de chasse plutôt de bonne facture. Dans son dos un arc et des flèches. Le parfait équipement d’un homme des bois, ou plutôt d’une femme dans le cas présent. Elle avançait plus rapidement maintenant, une fine pluie commençait à tomber. Dans le message qu’elle avait reçu, on lui parlait d’un gros gibier, d’une grosse prise qui lui vaudrait une sacrée somme d’argent.

* Quelle satisfaction à avoir un animal mort en trophée chez soi si on ne l’a pas abattu soit même ? Elle ne comprendrait jamais ces nobles…*

Elle souffla d’exaspération mais ce n’était pas la peine de chipoter. Peu importe leurs raisons tant qu’ils la payaient, et bien. Après quelques minutes elle arriva enfin devant l’auberge. Elle regarda l’enseigne et se décida à entrer. La pièce principale était faiblement éclairée par un feu de cheminée où une marmite remplie d’un mélange douteux avait été suspendue. Parmi les quelques personnes présentes son attention fut directement attirée par deux hommes à la table de droite. Elle les observa un instant tout en repoussant son capuchon laissant apparaître une chevelure nattée de couleur châtain. Elle possédait la singularité des yeux vairons. Un œil bleu azur et l’autre d’un vert émeraude. Un de ses sourcils se souleva lui donnant une moue septique quant à leur identité. Mais lorsque l’un d’eux se retourna lui adressa un sourire, elle comprit qu’elle ne faisait pas erreur.

Le sans-gêne de l’autre jour était bel et bien là en face d’elle. Se résignant à prendre place à leur table, elle saisi une chaise et se laissa tomber lourdement dessus prenant soin de s’écarter de celui qui était l’intermédiaire entre son nouveau employeur et elle. L’attitude qu’il avait eue à son égard la dernière fois lui était restée en travers de la gorge. Elle avait même failli lui planter son couteau dans son bras lorsqu’il s’était permis de lui poser une main sur le genou. Mais ne pouvant se permettre de laisser échapper une telle occasion de remplir sa bourse, elle s’était contentée de retirer sa jambe de son emprise.


- Je suis ravi de revoir, mademoiselle.

- Ce n’est pas réciproque, je ne vous le cacherai pas.

Elle observait le second homme qui l’intriguait beaucoup plus que ce Don Juan de seconde zone. Voyant que l’intérêt de la jeune femme n’était absolument pas pour lui. Il jugea bon de faire les présentations.

- Ivan Yannick, voici l’un des mercenaires dont je vous ai déjà parlés. Mlle MacMallen dont je ne connais d’ailleurs toujours pas le prénom.

Elle continuait d’observer l’homme qui se balançait sur sa chaise.

- Laus. Laus MacMallen, ajouta t'elle distraitement.
 
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Amnésis
Gribouille à peine



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MessagePosté le : Jeu Mai 25, 2006 9:50 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Amnésis, toujours à la recherche de la mer, avait avalé des dizaines de lieux de marche à pied.
Il avait toujours dit que cette activité était la meilleur pour permettre à l’esprit de s’exercer. Or, l’exercice, c’était bien ce dont son esprit avait besoin ! Pensez vous ! Cela faisait maintenant quatre jours qu’il marchait au hasard des chemins dans l’espoir de retrouver cette maudite formule magique qui lui permettrai de lui épargner les cinq heures de voyage pour se rendre à la ville la plus proche…

Il y avait de quoi rager ! Il était sûr de connaître ce simple tour ! Il l’avait déjà utilisé des dizaines de fois pour parcourir plus vite les grandes allées de sa bibliothèque…

Il avait certes fait plusieurs essais, le premier avait aboutit à une sorte d’embrun intense dans un rayon de quelques mètres autour de lui, chose qui l’avait transit de froid jusqu’aux os et qui ne cessait pas depuis des jours.
Avec une autre formule de son cru, il avait fait apparaître un caillou de quelques livres dans sa poche gauche, et son troisième essais faisait maintenant qu’il était suivi par un troupeau de mouton beuglants sans cesse qui ne le lâchait pas d’une semelle…


Bon, ce n’était pas la première fois qu’il se trompait, et ces regrettables incidents ne ternirent pas son humeur outre mesure. Après tout, il n’y avait pas beaucoup de magiciens qui pouvaient se vanter d’être parvenu à un tel résultat, même en essayant !

Il marcha encore une heure ou deux, fut salué par un berger en temps que confrère, et décida de trouver quelque chose pour se débarrasser « de tous ces satanés gosses » qui arrêtaient pas de brailler.


Il se mit alors à penser. Il le faisait déjà avant, mais sans y prêter attention…
« Le plus urgent est de se trouver un abris, ou alors je finirai noyé… Et dire que j’ai toujours pas vu la mer... Mourir comme ça sans voir la mer !!! »

Il continua à voix haute, avec véhémence, jurant et pestant contre cette mort affreuse que le destin voulait lui infliger :

« AH ! Il n’en est pas question !!! Je jure que si un jour je me noie par accident, je le ferai dans la mer ! Non mais ! » Il s’adressait alors à l’un des moutons qui marchait à ses cotés, et qui baissait la tête, tout comme Amnésis, pour échapper à la pluie.

En effet, Amnésis lui avait expliqué peu avant que comme la pluie tombait d’en haut, il était logique qu’il gagnerait du temps au sec en se baissant ! Etant féru des sciences, il savait pertinemment que le temps qu’il gagnait au sec était égal à la différence de taille entre sa position d’homo hérectus et celle d’homo recroquevillus (Moutonus hérectus et moutonus quibaisse-latêtus pour son compère) le tout multiplié par la vitesse à laquelle la pluie tombait. Cette vitesse, il n’avait pas réussi à la calculer, vu qu’il y avait du vent… Il aurai fallut observer une goûte attentivement, regarder où elle serai tomber sans le vent, calculer la distance entre l’endroit où la goûte aurai atteint le sol et celle où elle était tombée, et utiliser une formule mathématique pour vérifier tout ça… Cette formule, il la connaissait, mais il n’arrivait plus à s’en souvenir, ni même le nom de celui qui l’avait inventé… quAl Gâchis !

De toutes façons, il avait essayé pendant quelques heures, mais à chaque fois, la goûte qu’il choisissait au début n’était pas la même qu’il trouvait à la fin… Il y en avait plus que de mouton dans son troupeau, et en plus, elles étaient chacune plus petite que ses moutons… Alors évidemment, il aurai plus vite fait de calculer la vitesse de ses moutons…


Il avait continué d’avancer en pensant qu’il n’arrivait plus à se souvenir du sujet de ses pensées qui avaient cheminées sur la route de son esprit pensant, et il se trouvait à présent dans une forêt.

Commença alors une traque… Il était poursuivi ! ils étaient des centaines ! l’esprit d’Amnésis s’embrasa ! Ils cherchaient à le détrousser ! Il fallait à tous prix qu’il trouve une solution ! Il ne cessait de courir, tombant dans la boue, s’éraflant aux buissons épineux et autres branches basses. Il couru ainsi pour échapper à ses poursuivant pendant au moins dix minutes. D’un coup, il s’arrêta. Se retourna, et un grand sourire illumina son visage. « OUA ! Dix minutes ! Je suis un champion ! » Il se mit alors à danser sous la pluie, tout en chantonnant. Il s’arrêta d’un coup, regarda ce qu’il était en train de faire, et son sourire s’élargit encore. « Et je suis aussi un artiste ! C’est merveilleux ! » Il ferma les yeux pour profiter de l’instant, et resta là, immobile, plein de béatitude, pour savourer l’instant…


Quand il rouvrit les yeux, ce fut le choc… Ils l’avaient rattrapé ! Il était perdu ! Il allait se faire détrousser de son manteau, il en était sûr ! Tous ces moutons l’enviaient d’avoir une protection contre la pluie et pas eux ! Ah ! les jaloux ! Ils allaient voir ce que c’était qu’un magicien en colère !


Le vieux magicien commença alors ses incantation… La pluie redoubla d’intensité, un vent violant faisait retentir les gémissements des morts qui se cachaient dans les arbres (ou le sifflement du vent dans les arbres comme l’appelaient les autres)… La nuit envahit l’endroit, les moutons, affolés, beuglaient… Ah ! Ils devaient se douter de ce qui leur arriverai ! Il allait leur montrer… OH OUI ! Ils souffriraient ! Une branche cassa et se retrouva tournoyant dans les éléments déchaînés autour du magicien… Il les disloquerai comme la mer l’était en ces multiples goûtes d’eau… Non, mieux ! Ah ah ! Il avait trouvé !
Il fut un peu ennuyé toute fois, parce que ça ne ferai pas souffrir les moutons le moins du monde… Il allait téléporter la formule qui agissait sur lui vers quelqu'un d’autre.

Zut… La formule de téléportation… C’était quoi déjà…
C’était rageant… Il avait déchaîné les éléments pour ménager son effet, il était plus trempé qu’il ne l’avait jamais été, et tous ses efforts tombaient par terre parce qu’il ne savait pas lancer un sort…
Il s’en rendit compte… Il tomba à genou dans la boue…Pleurant toutes les larmes de son corps dans ce climat d’apocalypse qu’il avait créé. Le destin était trop cruel avec lui… Il avait fait ce qui pouvait le rendre le plus malheureux au monde…

Un illogisme

Il avait pensé qu’il ne savait pas lancer un sort alors même qu’il venait de déchaîner les éléments. C’était terrible ! Si même lui ne pouvait agir de façon sensée, l’avenir de l’humanité était en péril ! Il était le plus sensé des hommes, il le savait ! Il fallait à tous prix qu’il permette au calme de régner à nouveau dans les rues !
Mais le vieil homme était tout à son désarroi… Ce monde avait le droit d’être détruit dignement… Il ne fallait pas que le chaos s’installe !

Il regarda autour de lui… Les moutons affolés se piétinaient… C’était trop tard…
Toujours à genoux, les yeux ruisselants de larmes et de pluie, couvert de boue et gémissant, Amnésis trouva enfin la solution pour les tuer rapidement, sans qu’ils souffrent… Il incanta…

Le sol se trembla, un horrible hurlement s’éleva des tréfonds de la terre… Une bête sanguinaire serai lâchée sur ce monde… Ce monde qui était perdu… qui n’avait plus la moindre chance de s’en sortir… C’était un grand démon qui était en train d’arriver, invoqué par Amnésis… L’un des plus grand qu’il n’eu jamais étudié… Il savait exactement comment procéder… Bien qu’il n’eu jamais tenté avant… Il devait mesurer dans les cents pieds de haut…

Soudain, un germe de doute parut dans son esprit…
Peut être le monde avait-il encore une petite chance de survivre… Cela serai long et difficile. Un grand nombre de gens perdraient assurément la vie en se battant pour refaire surface… Mais rien n’était définitivement voué à l’échec…

Comme ce monde pouvait encore être sauvé, une petite créature suffirai… Ou alors… Ou alors…
Un immense éclair vint frapper un arbre non loin, suivit presque aussitôt d’un coup de tonnerre assourdissant.
Le moutons se dispersèrent, et un grand cerf, affolé, passa prêt du magicien.

Il fut choisit.

Amnésis, canalisant son pouvoir sur lui, le désigna sauveur car destructeur des contrées d’Arkantis. Il le dota alors des meilleurs armes que la nature ai jamais données, les combinant en cet être unique…

Au second coup de tonnerre, ce n’était plus vraiment un cerf… Mais Amnésis en eu trop peur pour l’étudier plus en détail… Un flash l’aveugla… Il se souvenait de la formule… Il se souvenait comment se téléporter…

« Et bien voilà ! J’aurai mis du temps, mais maintenant au moins, je m’en souviens ! » Amnésis, tout joyeux, mit magiquement cap vers une autre destination, laissant derrière lui la foret de Lessaque…






C’était il y a trois semaines…
Nul n’a à l’heure actuelle connaissance de cet abominable massacre qui eu lieu alors… Pourquoi ? parce que aucun d’entre eux n’en est jamais revenu pour en parler…
En effet… Tous les moutons furent tués…
_________________
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose...
 
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Logar/Lucy
Modérat-d'égout



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Logar Sleivan
 
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MessagePosté le : Jeu Mai 25, 2006 11:02 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Logar frappa du poing sur la table faisant sauter sa choppe de bière et le verre de vin de son interlocuteur. L'homme en face de lui était habillé d'une grande pélerine noire dont la capuche recouvrait la moitié supérieure de son visage, laissant ses yeux dans les ombres. Pourtant Logar était sûr qu'il n'avait aucune difficulté à voir tout ce qu'il pouvait ce passait dans l'auberge... Il était bien des rumeurs vantant les capacités occultes de Monsieur Noir.

- Cette fois ce n'était pas un simple réglement de comptes entre malfrats, Noir. J'ai volé le livre que tu m'as demandé, dans l'Université d'Audréa. Il passera bien d'eau sous les ponts avant que mon visage puisse de nouveau circuler librement dans la capitale. Logar faisait grincer ses dents, il était encore plus hargneux que d'habitude en sachant pertinement qu'il manquait d'arguments pour exiger le prix fort de la part de son commanditaire.

- Voyons Fohtèrion, tout le monde sait bien que tu évites Audréa et Cassandre comme la peste... Tu aimes à ce que ton passé reste...
- Reste derrière moi oui ! Et je te prierai de t'arrêter là, ce n'est pas parce que tu ne m'as pas encore payé que cela m'empêchera de te trancher la gorge par simple plaisir. Logar souffla un moment, et Monsieur Noir ricanna quelque peu, faisant fi des menaces du mercenaire. J'ai dû tuer un emissaire impérial pour obtenir sa bague, si tu veux avoir ton livre, il te faudra mettre le double de ce que tu m'as promis.

Le magicien se radossa à sa chaise, et Logar finit sa choppe cul-sec pour passer ses nerfs. Monsieur Noir lissait la pointe de sa barbiche lui courant au menton, comme cela était à la mode à la Cour de Cassandre. Il mit sa main à sa poche, et déposa une bourse pleine sur la table.

- Voilà ton paiement. Comme convenu, Logar. Puis Monsieur Noir laissa tomber une pierre précieuse sur la table, à côté de la bourse. Et voilà pour les risques encourus. Nous sommes en bons termes toi et moi. Un peu plus, et l'on pourrait dire que nous sommes même amis, non ?
- Deviendrais-tu sentimental avec le temps... mon ami ?
- Peut-être bien... tu ne sais pas à quel point je désirais ce livre. Alors j'ai un deuxième cadeau pour toi, j'ai ouï dire d'une mission. Tout à fait dans tes cordes, et bien payée qui plus est. Et puis, j'ai quelques idées comme quoi tu ne t'y ennuieras pas, mon cher ami. Monsieur Noir conclut sa phrase par un sourire malicieux.

---

Il commençait à pleuvoir sérieusement, et Logar fut bien content de trouver cette fichue taverne. Le vieil homme repéra facilement la table de droite, où siégeait sans doute possible une partie du groupe des chasseurs. L'homme qui l'avait recruté lui fit signe d'approcher, s'arrêtant pendant un bref instant de lorgner sur les formes de la dame en face de lui.
Logar sourit.


- Alors, voilà un nouvel arrivant. Logar Sleivan. Un caractère des plus désagréables, mais sa réputation le précède quelque peu. Logar ne put s'empêcher de l'occasion de contre-dire le blanc bec en lançant un large sourire amical aux deux jeunes gens.
- Et moi, pourrais-je savoir avec qui je vais travailler ? C'est pas des gamins à garder, j'espère ?
- Hahaha, bien sûr que non. Voici Ivan Yannick, et la charmante demoiselle Laus MacMallen. Tous deux sont des chasseurs expérimentés, ils s'occuperont de la traque. Comme convenu, je compte donc sur vous pour les difficultés liées au Duc de Trosco.

Logar hocha la tête, et lança un simple "salut bambins" en guise de salutations avant de prendre une chaise pour s'asseoir à la table. Il s'empressa de commander une choppe de bière, et enleva la lame et la hache à sa ceinture pour les poser près de lui. Les yeux des chasseurs avait aussi pu repérer un couteau à la cheville droite du mercenaire.
Mais Logar ne put retenir un sourire, maugérant quelques paroles sur l'âge et la vieillesse.
 
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Azeem El'Bakshir
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MessagePosté le : Lun Mai 29, 2006 2:38 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Ivan fixa intensément le vieil homme qui venait de faire son entée et qui, dans un désir de marquer sa grand expérience, les avait salué d’une manière fort méprisable. Le vieux mercenaire commanda une bière que l’aubergiste lui apporta prestement. Au moment même où les doigts de Logar se posèrent sur la choppe, le chasseur sorti sa machette attachée à sa cuisse tout en retirent vivement ses pieds de la table pour basculer en avant. Il profita de l’inertie du mouvement pour se lever d’un bond et abattre son imposante lame sur la table. Le tranchant fendit profondément le bois à quelques centimètre à peine de la main du l’ex-inquisiteur qui semblait plus curieux qu’effrayé. Le tavernier, horrifié, oublia sa prudence et couru pour exprimé son déplaisir en levant un hachoir d’un air menacent. Le chasseur le saisit au passage par le col et le projeta avec un cri rageur contre le comptoir que le pauvre homme percuta avec un bruit mou. Ivan se retourna et fixa Logar qui lui rendit son regard glacial.

- T’amuses pas avec moi l’antiquaille, je ne suis patient que pour la chasse et surtout pas avec les gaillards qui m’conchie.

Ivan releva sa chaise et se rassit en reprenant la même position que précédemment. Il sorti sa blague de tabac et entrepris de fourrer une nouvelle fois sa pipe. Concentré sur son ouvrage, il reprit tout de même la parole avec un ton qu’il ne pu empêcher d’être légèrement sarcastique.

- Sir Logar, Hein ? J’ai entendu parler de vous… plutôt en bien. Pas mal de bricoles se disent sur vos compétences.

Ivan leva les yeux pour les fixer sur l’imposante épée qui trônait au coté de l’ex-inquisiteur et qui était le sujet de bon nombre d’histoires de taverne.

- Mais, à votre age sont elles encor dû à vous ?

Le chasseur craqua une allumette et embrasa le foyer de sa pipe qui rougeoya lorsqu’il tira une longue bouffée. L’air ambiant se remplie d’une forte odeur de tabac alors qu’il recracha de longs filets de fumée.

- Au moins l’autre type vous a engagé pour vos talents et non pas pour vos formes, poursuivit le mercenaire en posant ses yeux sur la jeune femme qui était arrivé un peu plus tôt. Il fixa un moment la chasseuse avant de renifler de mépris.

- Chasseuse, hein ? Comptes pas sur moi pour venir te relever quand tu te prendras les pieds dans une racine. Mais si tu fais le moindre bruit en t’allongeant, tu peux me faire confiance pour te rendre définitivement silencieuse.

Visiblement galvaniser par la présence des la jeune femme, l’intermédiaire oublia la flegme dont il avait fait preuve jusqu'à présent.

- Mr Yannik, je ne vous permets pas de telles insultes, Mademoiselle McArthur a fait ses preuves de ses compétences et pourrait même …

L’ambassadeur s’arrêtât nette en voyant les doigt rugueux du chasseur se refermer sur le manche de se machette alors que la réputation d’Ivan lui revenait subitement en mémoire.

- Toi, tu commencer à m’emmieller. Verrouilles ton goulot si tu veux pas que je rompe mon contrat en même temps que ton cou délicat d’embobelineur.
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Azeem Hajak Alamra El’Bakshir

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Le courage du Brave, le Savoir du Sage, les Prières du pieux et la Justice du Grand.
Mais tout cela n’est rien sans celui qui Gouverne et connaît l’art de Gouverner
 
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Shadee
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MessagePosté le : Lun Mai 29, 2006 4:54 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

- Chasseuse, hein ? Compte pas sur moi pour venir te relever quand tu te prendras les pieds dans une racine. Mais si tu fais le moindre bruit en t’allongeant, tu peux me faire confiance pour te rendre définitivement silencieuse.

Laus habituée à ce genre de remarques n’en avait que faire à présent. Elle trouvait ça tout simplement stupide et étroit d’esprit. Encore et toujours cette discrimination machiste. Genre d’attaques verbales gratuites et simples d’accès même pour le plus simplet des hommes. Aucun intérêt à s’y arrêter et répliquer. Elle laissa s’échapper un long soupir. N’y avait-il pas un seul homme sur cette foutue terre qui ne s’arrêtait pas à cette différence de sexe ? Après ses nombreux voyages, elle n’espérait plus en croiser un sur sa route.
Quoiqu’il en soit elle n’avait absolument pas l’air impressionnée par cet homme qui la considérait tout bonnement comme une gamine et un poids accroché à sa botte. Elle se contenta de lui sourire moqueusement pour lui faire comprendre.

L’émissaire crut bon de la défendre et s’élança dans une plaidoirie on ne peut plus minable. A qui croyait-il parler ? Cet homme avait sans contextes dix fois plus d’expérience et était cent fois plus dangereux que lui. Autant dire du suicide pour un messager qui n’avait probablement pas tué ne serait-ce qu’un homme sans sa vie. Peut-être que cet excès de virilité avait un rapport avec ses intentions de se faire bien voir par la demoiselle et qui sait conclure un arrangement pour la nuit. Cette idée la fit à la fois rire intérieurement et frissonnée. Quelle horreur rien que de l’imaginer poser ses sales pattes sur elle.

Ivan d’un seul regard le remit à sa place et le dissuada de poursuivre, éteignant comme un seau d’eau la faible flamme de sa virilité. Ajouté à cela, il le menaça d’un ton qui ne laissait place à la plaisanterie.
Comme si cela ne suffisait pas le pauvre émissaire subit les mécontentements de la jeune femme. Elle lui adressa une claque sans retenue derrière le crâne.


- Crétin.

L’homme surpris de cette attaque ne parut pas en comprendre la raison. Il se frotta la tête et répliqua vivement.

- Mais pourquoi vous avez fait ça !? Vous êtes devenue folle ou bien… !? Est-ce ainsi que vous me remerciez de prendre votre parti !?

Laus souffla d’exaspération et prit une voix sèche et autoritaire.

- J’t’ai rien demandé et surtout pas de prendre ma défense. Tâches plutôt de retenir mon nom et de pas oublier d’me payer quand le travail sera fait.

Elle s’avachit de nouveau sur son siège et croisa les bras sous le regard choqué de l’émissaire. Pour un peu on aurait dit un homme à la façon dont elle se tenait. Surement les manières de son père et de ses anciens compagnons de chasse avaient peu à peu déteints sur elle. Pourtant croisant à nouveau le regard de « MrYannick » qui recrachait une nouvelle bouffée de fumée blanchâtre faisant tousser l’homme assis à côté d’elle, elle ne put s’empêcher de répliquer à ses paroles.

- Ne t’inquiète pas, vieillard. Souviens toi où tu poses tes pièges et j’ferais attention où j’mettrais mes pieds.
 
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MessagePosté le : Mar Mai 30, 2006 11:02 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

L'odeur du tabac provoqua un sourire sur les lèvres de Logar. Cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas fumé, et un instant il pensa presque demander poliment au chasseur de tirer quelques bouffées. Le vieil se dit qu'il devrait se racheter une pipe dès la fin de ce contrat, mais le problème c'était qu'il ne fumait que dans des pipes de chez Gustave&Fils, l'un des meilleurs artisans de Cassandre, et Logar Sleivan évitait Cassandre comme la peste. Problème donc...
Mais cela pourra bien attendre, les petits avaient l'air d'avoir fini de se chamailler.

Le vieux mercenaire sirota tranquillement une nouvelle gorgée de bière... la machette d'Ivan était encore figée dans la table, et cela ne semblait déranger personne, à part peut-être ce pauvre homme du Duc de Matanis.


- Enfin, enfin... tâchez tout de même que ce soit la grosse bêbête qui tombe dans vos pièges, j'ai envie d'avoir ma paye moi. Et vous aussi j'pense, lança Logar avec un sourire entendu aux deux jeunes chasseurs. Ca s'fait pas de boire tout seul à une table où il y a autant d'monde, et en tant qu'ancêtre de ce p'tit groupe, j'vais payer ma tournée. Et ça vaut aussi pour toi l'blanc-bec du Duc, pour te consoler de ton échec avec la dame hahaha.

Logar leva de nouveau son bras pour commander 3 choppes de bières, avant d'avoir interrogé du regard les trois personnes au cas où une autre boisson leur conviendrait mieux. Puis, reposant son regard sur le jeune coq d'Ivan Yannick, il ajouta calmement :

- Ah oui... Pour les nerfs qui lâchent, j'ai rien contre... mais on va éviter de démolir la table plus que nécessaire, hein ? Ca fait désordre. Visiblement, Logar n'avait pas l'intention de toucher à son épée pour le moment... un peu plus et on pourrait même le dire sympathique.
 
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MessagePosté le : Lun Juin 05, 2006 11:13 am     Répondre en citant Envoyer un message privé

Laus balaya la salle d’un regard distrait tandis que le Tavernier remplissait la dernière chope de bière de la commande passée par Logar. A eux quatre, ils faisaient plus de bruits de que la dizaine de personne qui se trouvait là mais l’intervention de Logar avait réussi plus ou moins à calmer le jeu. Bizarrement, elle lui en était reconnaissante. L’idée de se battre, avant même d’être parti, contre celui qui serait un de ses « associés » ne l’enchantait pas plus que cela. Elle jeta un rapide coup d’œil à Logar avant de le plonger sur sa chope que le Tavernier posa devant elle.

« Ce vieil mercenaire pourrait passer même pour sympathique » songea t’elle.

Elle fouilla rapidement dans une de ses poches et en tira un pièce qu’elle fit glisser sur la table jusqu’au soldat généreux. La pièce ricocha sur le verre de celui-ci dans un « cling » attirant son attention par la même occasion.


- Je n’aime pas être redevable, expliqua t’elle sans pour autant prendre un ton désagréable. Merci quand même pour le geste.

Elle saisit son propre verre et en bu une gorgée. Aucune bière ne valait celle de sa contrée, quoiqu’on en dise. Elle ne joua pas sa difficile et la finit rapidement. Un peu de mousse se déposa au dessus de sa lèvre supérieure qu’elle essuya d’un revers de main. Oui, « mademoiselle Laus » n’était pas très coquette sinon pas du tout. Et les manières aussi bien à table qu’en conversation n’étaient pas non plus son fort. Elle savait être « charmante » quand elle le voulait bien mais cela n’arrivait que rarement. Pourtant, malgré elle, on lui trouvait toujours quelque chose séduisant, que ce soit purement physique ou dans son attitude bien que masculine.

Laus reprit sa position initiale et étendit ses bras en guise d’étirements avant les laisser retomber mollement le long de son corps pour les croiser finalement. Elle trouvait que cette soit disant réunion s’éternisait et se demandait si d’autres personnes devaient les rejoindre encore. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas dormi dans un vrai lit et se languissait de le faire avant de repartir à la chasse.
Elle prit l’initiative de relancer une conversation, pas dans l’intention de faire la causette mais tout simplement en essayant d’en apprendre plus sur ces deux hommes avec qui elle allait devoir travailler. Il faut toujours examiner un terrain avant de s’y aventurer.


- M’sieur Logar, d’où vous v’nez ? Vous faisiez quoi avant d’vous lancer dans ce plan douteux?

L’émissaire allait réagir pour protester mais Laus fut la plus rapide.

- Si tu prononces ne s’rait-ce qu’un mot, j’te jure que t’auras plus jamais l’occasion d’le faire, ajouta t’elle d’un ton menaçant. Ta mère t’a jamais appris d’ne pas couper la parole aux gens ?

Alors que l’homme se faisait tout petit sur sa chaise, elle reposa son regard sur son interlocuteur l'air satisfaite.
 
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MessagePosté le : Mar Juin 06, 2006 10:47 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Le vieil homme avait jusque là conservé un simple sourire sur ses lèvres, mais la dernière phrase de la jeune femme lui arracha plusieurs éclats de rire francs. Logar prit néanmoins son temps pour répondre, lançant tout d'abord un regard amusé à l'émissaire qui ne savait visiblement plus sur quel pied danser, puis reprenant tranquillement une nouvelle gorgée de bière.
Finalement, le vieux mercenaire quitta le dossier de sa chaise, se penchant légèrement en avant, et croisa ses mains sur le devant de la table tel un conteur un peu nostalgique.


- Eh bien, jeune fille, il se fait à dire que c'est normalement moi qui sort de mes gonds lorsque l'on me pose de telles questions. Mais ton ardeur ayant précédé la mienne... et ta longue natte chataîn me faisant penser aux cheveux de ma fille... je vais peut-être me laisser aller à radoter quelque peu sur le passé.

Et comme pour se contredire, Logar marqua une pause, fronçant légèrement les sourcils.

- J'suis donc originaire d'Audréa, même si cela fait plusieurs années que j'me suis plus ou moins établi dans les environs de Numide... car il va sans dire que c'est surtout là bas que des gens comme nous trouvent le plus facilement du travail. De toute façon, ça m'étonnerait qu'on parle encore de moi vers le Nouvel Empire... les seules traces qu'il doit rester de Logar Sleivan par là bas, ce doivent être quelques notes dans des papiers de l'Inquisition, s'ils ne s'en sont pas débarassés d'ailleurs...

Logar décroisa ses mains. Il serra-desserra son poing gauche, faisant bruisser le cuir noir de ses gants tout en les regardant vaguement, avant de lancer un regard en coin à Ivan.

- Mais vu mon âge, j'ai bien eu le temps d'en vivre des choses. Même que je parie que certains faits de ma vie passée doivent circuler malgré moi, cotoyant la floppée d'anêrie que les ivrognes peuvent raconter pour embellir les quelques aventures que j'ai traversé. Imaginez même que, j'ai entendu ça à Pampre... l'on dit que j'ai récupéré mon épée à l'intérieur du cadavre d'un dragon des mers à trois têtes. Enfin, ma carrière d'Inquisiteur est bien loin dorénavant, et j'enchaîne donc les plans douteux.... grassement rémunérés.

Le vieil homme se reprit une nouvelle fois à sourire, puis il but une autre gorgée de bière avant de se radosser à son siège. Finalement, il n'avait pas parlé tant que cela et il avait été des plus évasifs quant à ses réponses. Néanmoins le regard du vieux mercenaire quitta ses allures paternelles lorsqu'il le posa sur l'émissaire du Duc, qui était en train de se demander s'il devait admirer ou craindre la demoiselle pour avoir su apprivoiser quelque peu le vieux loup qu'était le mercenaire..

- A ce propos l'émissaire... on va attendre là encore longtemps à faire la causette ? Si tu nous fais patienter dans l'espoir que tes "charmes" finiront par avoir de l'effet sur la jeunnette, je crois qu'on pourra repasser dans 100 ans.
 
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Azeem El'Bakshir
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MessagePosté le : Ven Juin 16, 2006 3:27 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Ivan écoutait silencieusement le récit du vieux mercenaire tout en buvant à grandes gorgées la bière gracieusement offerte. Ces deux mercenaires auraient pu être pire, Lorgan avait sa réputation et même vieux, Ivan ne se risquerait pas à mettre ses compétences en doute, quant à la fille, au moins elle ne présentait pas de maniérisme stupide, ce qui était déjà une bonne chose. Cependant, de là à dire que les deux lui étaient sympathiques, il y avait un grand pas que le chasseur n’était pas prêt à franchir, si tant est qu’il ne l’ais jamais franchie avec quelqu’un.
Reposant sa chope vide il prit la parole d’un ton légèrement amusé après la remarque acide de l’ex-inquisiteur.


- Ouais, ma belle, des sacrées enflures que ces inquisiteurs, et on dit que t’étais pire l’antiquaille, et je veux même pas savoir pourquoi les noireaux t’ont rayé de leur ordre mais ça devait pas être jolie. He he, fillette ! En tout cas ça fait de quoi peupler ton imagination.

Ivan se retourna vers l’émissaire qui avait visiblement de plus en plus de mal à supporter telle compagnie et à conserver son flegme habituel devant les agressions répétées dont il faisait l’objet. Le chasseur se délectait de sa déconfiture.

- Bon, l’empanaché, le vieux à raison, je sais pas quels autres guignols t’as recruté mais le fait qu’il ne soit pas là ne me dit rien de bon sur leurs capacités. Donc on se passera d’eux.

L’ambassadeur prit une longue inspiration tout en maudissant son maître pour lui avoir confier pareil mission. Il essaya de répondre calmement bien que sa voix vibrait d’une colère difficilement contenue.

- Effectivement, Monsieur Yannik, j’ai peur que les autres m’aient fait défaut, mais c’est hélas une chose courante lorsque l’on traite avec pareil engeance. Bien, nous allons donc partir. Je vais vous conduire au capitaine Gashar dont vous embarquerez sur le navire pour descendre le fleuve jusqu'à Héliante. Là, des chevaux et un guide vous attendront pour vous conduire jusqu’au village de Ratinger qui est en bordure de la foret de Lessaque, et dans les environs où le Lamenvin a été observé plusieurs fois. Votre tache sera d’abattre la bête et de le rapporter à Flamin dans le meilleur état possible. En embarquant sur le navire de Gashar vous recevrez chacun cinquante onces d’or. Je vous paierais les quatre cent onces promis lors de votre retour. Bien, allons y.

L’émissaire se leva de la façon la plus digne possible et prit la direction de la sorti non sans avoir donné plusieurs pièces à l’aubergiste. Ivan se redressa à son tour et récupéra sa machette toujours enfoncer dans la table avec un sourire entendu au vieux mercenaire.

- Les nerfs c’est tout ce qui me maintient en vie, alors forces pas d’ssu.

Le chasseur glissa l’arme dans son étui sur sa cuisse gauche dans lequel la lame coulissa avec une aisance remarquable. Il réajusta son chapeau à large bord, saisi sa massive arbalète qu’il jeta sur son épaule dans un tintement de l’épaisse corde et se dirigea, finalement, vers la sorti, non sans avoir jeté un regard dur à l’aubergiste pour tout payement.

Rapidement les deux autres mercenaires émergèrent à leur tours dans la rue et ils suivirent tout trois l’homme du Duc de Matanis qui les conduisit aux travers des quartiers aisés de Flamin. Bientôt le petit groupe déboucha sur l’allée centrale de la capitale pour emprunter les larges escaliers qui descendait dans les quartiers pauvres. A leurs pieds s’étendait à main droite, au delà des courants tumultueux de la démêle qui dévalait la montagne, la forêt de hautes cheminées des fonderies, poudrières et autres manufactures. Les fumées, parfois blanches, parfois d’un noir de suie, se mélangeaient en un épais nuage que les vents du nord éloignaient de la cité. Traversant la large route ils purent observer les hommes au labeur, forçant au sein des intenses rougeoiements du métal en fusion, évoquant autans d’âmes en peines perdues au sein de quelques puits infernaux. En ce début d’automne, la clémence du temps faisait que ces endroits n’étaient encor peuplés que des seuls travailleurs. Mais pour avoir parcouru la ville au cours des hivers rugueux, Ivan savait, qu’en ces temps de froid intense, un grand nombre des habitants les plus pauvres s’établissaient entre les imposants bâtiments pour profiter de l’éternel chaleur qui s’échappait des hauts fourneaux.

En abordant les premières marches du deuxième escalier qui devait les conduire à la première terrasse, ils passèrent au sein des ombres mouvantes que projetaient les gigantesques roues à aube dont les imposantes pales masquaient tour à tour le soleil déclinant de cette fin d’après midi. Intense et puissant, les grincements des roues des pesants wagons qui inlassablement approvisionnaient les manufactures de la ville, les frappèrent comme autant d’agressions, tranchantes avec les bruits rythmiques qui s’élevaient de toute part de la cité en une symphonie ininterrompue de lourdes percutions.

Apres avoir descendu leur troisième et dernier escalier pour se retrouver au quartier du port qui s’étendait dans la vallée le long de la démêle, le petit groupe serpenta le long des étroites ruelles pour contourner les nombreuses auberges, entrepôts ou marchés qui foisonnaient de toutes parts. Apres un quart d’heure de marche il parvinrent à un dock qui se jetait calmement à l’assaut du fleuve et maintenait un fin navire dessiné pour la rapidité. Alors que les mercenaires posaient les premier pas sur l’étroite passerelle qui permettait de gagner l’unique pont du bâtiment, un homme tout en os et en nerf émergea des nombreuses voilures brunes et se porta à leur rencontre en évitant adroitement les nombreux cordages aux fonctions obscures qui sillonnaient de toute part le bateau. L’homme se présenta de manière sec sous le nom de Gashar, capitaine de la Varantia et invita, sans chaleur aucune, les mercenaire à monter à bord.

Le capitaine s’entretint un instant à voix basse avec l’émissaire avant que ce dernier ne redescende à quai. Lorsque Gashar revins vers les trois mercenaires, il les évalua longuement d’un regard critique pour finalement disparaître dans sa cabine personnelle sans un mot. L’homme réapparu à peine quelques secondes plus tard avec trois bourses qu’il lança à chacun de ses passagers avant de s’adresser à eux d’un ton sec.


- Cinquante onces d’or. Comme convenu. Nous arriverons à Heliante demain en fin de matinée. Vous pouvez allez librement sur la navire mais je vous conseil de rester dans les deux cabines arrières qui vous sont réservé. Je n’ai pas du tout envie de voir vous autre gêner mes homme dans leurs manœuvres. Chaque cabine à quatre lits. Hum…on dirait que ce pauvre Henriel n’a pas recruté autant qu’il aurait souhaité. Mais moi, je suis payé pareil.

HRP : J'ai modifié le montant de la récompense, après vérification deux milleonce équivalaient à peut près à soixante kilo Confused. Un texte sera bientôt posté concernant la monnaie de l'ancien empire.
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Izaltar
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MessagePosté le : Sam Déc 02, 2006 7:30 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Cela faisait maintenant quelques heures qu'Izaltar était arrivé à Flamin. Il était en quête d'aventures et d'or pour subvenir à ses besoins. Mais avant d'y songer, il s'en était allé à rechercher de quoi s'équiper.
Après avoir flâner quelques temps de marchands en marchands, il avait trouvé tout ce qu'il désirait. Il venait d'acquérir une nouvelle couverture, des vivres et une arbalète de poing avec une réserve de carreaux. Il arborait déjà celle-ci à son poignet gauche. Il possédait maintenant deux armes de jet, à savoir sa nouvelle arbalète de poing ainsi qu'un grand arc composite en os. A ceci s'ajoutait une épée bâtarde, dont le pommeau était fait d'os, ainsi qu'un poignard glissé dans sa botte gauche.

A présent il parcourait les quais quand il vit un nobliau descendre d'un bâteau. Il avait l'air bizarre et stressé.
Par réflexe, Izaltar projeta son énergie afin d'effleurer l'esprit de cet individu.


*Intéressant, très intéressant même! Cet homme pense tellement fort qu'on dirait qu'il crie. Alors comme ça c'est un recruteur*

Izaltar s'approcha de l'individu et se campa devant lui.

Bien le bonjour messire, vous m'avez bien l'air d'un recruteur. Il se trouve que je suis à la recherche d'un travail. Auriez-vous des opportunités à me proposer ?

L'émissaire surpris par l'accostage pris quelques instants pour se ressaisir et rétorquer

Et bien jeune homme vous devez avoir l'oeil. En effet je travaille pour le Duc Matanis et je viens de recruter une équipe de mercenaires pour partir en chasse d'un animal nommé Lamenvin. Il reste encore de la place dans l'équipe si vous vous dépêchez car leur bâteau est sur le point de partir. Je ne doute pas qu'ils vous expliqueront le but de cette mission ainsi que la rémunération. Mais excusez moi j'ai encore à faire. Leur bâteau est celui du capitaine Gashar et le chef d'expédition est Ivan Yannick.

Visiblement très troublé, l'émissaire parti en trombe sans attendre de réponse d'Izaltar

*Très bizarre ce type. Mais bon au moins je sais où trouver du travail.*

Izaltar se rendit donc à l'embarcadère que lui avait suggéré l'émissaire. Il monta et bord et parti en quête du dénommé Ivan Yannick.
Après quelques interrogation des marins, il trouva celui qu'il recherchait. il se campa devant lui.


Ivan Yannick je suppose.

Izaltar plongea ses yeux dans ceux de son interlocuteur puis projeta son énergie pour sonder son âme. Il n'eut pas besoin de rechercher loin car il lui suffit d'un fraction de seconde pour avoir la réponse à sa question : oui il pouvait faire confiance à un tel chef d'expédition car l'expérience et la confiance transpiraient de son âme. Ne cherchant plus Izaltar lui sourit.

Je viens de croiser un genre de guignol en accoutrements de nobles. Il m'as dis que je pouvais pouvais vous rejoindre afin d'avoir un travail rémunéré. Il parait qu'il s'agit d'une chasse d'animal. J'ai de l'expérience en temps que forestier ainsi je pourrais certainement vous être utile.
Quoiqu'il en soit je suis à vos ordres chef.


Izaltar ne bougea pas d'un pouce en attendant la réaction d'Ivan
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Azeem El'Bakshir
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MessagePosté le : Dim Déc 03, 2006 4:17 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Ivan était accoudé entre un bastingage et la paroi de la cabine du capitaine, occupé à bourrer sa pipe en observant d'un oeil moqueur l'équipage qui préparait le navire pour le départ. Le capitaine n'avait pas l'air d'être un rigolo et les marins ne ressemblaient guère à des enfants de coeur. Le chasseur se résigna à se tenir tranquille pour le moment lorsqu'un homme monta à bord. Après avoir questionner quelques marins qui lui répondirent sèchement, le nouvel arrivant vint se planter devant le chasseur qui l'ignora délibérément. Après plusieurs minutes de silence, l'inconnue prit la parole pour se présenter et offrir ses services.

- Chef ? Railla Ivan. On peut dire que tu sais t'écraser vite fais mon gamin. Un sourire mauvais écarta les trais durs du chasseur. En tout cas t'as pas tort sur une chose, c't émissaire c'était vraiment un sacré guignol... et le fait qu'il t'a recruté le prouvre bien. Quant à ton utilité pour la chasse, si ça ne tenais qu'a moi t'aurais jamais croisé ma route. Mais bon j'me traîne déjà l'autre antiquaille et une pseudo-chasseuse, pourquoi pas toi... Mais j'espère que t'as vu autre chose que la maison familiale sinon c'est pt'etre bien moi qui te tura. Vas te trouver une cabine c'est pas la place qui manque. Oh et si tu veux ton avance compte pas sur moi, gère ça avec le cap'taine, mais m'est avis qu'il aurait bien garder les bourses en trop pour lui...

Ivan craqua une allumette, embrasa la foyer de sa pipe et reporta son attention sur le pont, ignorant une fois de plus le jeune homme. Bientôt d'épaisse volutes de fumé s'échappèrent de sa bouche, rapidement dispersées par les vents humides qui dansaient au dessus du fleuve. Sur le pont encombré, les marins s'activèrent pour hisser les voiles et défaires les cordages qui maintenaient la Varentia à quai. Rapidement le bateau s'écarta de la berge pour rejoindre les courants favorables au centre de la démêle et glisser avec grâce vers le nord.
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Izaltar
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MessagePosté le : Dim Déc 03, 2006 7:30 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Ayant vu que le chasseur l'avait ignorer puis dédaigné, Izaltar le salua quand même et parti à la recherche du capitaine.

*Il ignore ses interlocuteurs ce qui veut dire qu'il aurait sûrement préférer être seul sur l'affaire. Mais bon il me semble suffisamment intelligent pour ne pas me sous-estimer*

Se renseignant au passage auprès de quelques marins, Izaltar se rendit dans la cabine du capitaine.
Il canalisa son énergie et la projeta pour lire dans les pensées du capitaine puis prit la parole d'un air naïf.


Bonjour Capitaine, j'ai été embauché en dernière minute pour participer à la chasse. On m'as dis que c'était ici que je devais aller pour avoir une avance sur la paye. De combien s'agit-il ? On ne m'a pas informé.

Le capitaine scruta Izaltar de pieds en cap.
Grâce à sa concentration sur les pensées du capitaine, Izaltar perçu que le capitaine voulait le rouler sur la paye. Il sourit d'un air naïf pour conforter les envies du capitaine.
Celui-ci prit la parole


Eh ben dis donc ! Il les cherche au berceau maintenant ? Je te donne même pas 5 jours d'espérance de vie avec ces lascards ! C'est pas une pouponnière ici donc aucun de mes marins ne s'occupera de tes chiures le gosse. Concernant la paye, il s'agit de 10 onces d'or d'avance. et voici ta bourse.

Le capitaine jeta une bourse contenant 10 onces d'or à Izaltar qui la rattrapa au vol.
Izaltar sourit toujours de son air naïf.

Merci mon capitaine.

Changeant brusquement d'attitude, Izaltar changea son sourire naïf en un autre des plus carnassiers. Il posa un regard acéré et mauvais sur le capitaine. Il reprit la parole en raillant le capitaine

A votre place je ne chercherais pas à duper vos passagers. L'avance sur salaire était de 50 onces d'or. Mais puisque vous ne semblez pas disposer à me les remettre, je me vois forcé de les prendre par moins-même.

Sur ces paroles, Izaltar fit jaillir son énergie et tendit la main vers la table où reposait des bourses remplies de 50 onces d'or chacune.
Une bourse lévita à une vitesse fulgurante pour venir se loger dans la main d'Izaltar. Sur ceci il ajouta


Je vous prend mes 50 onces d'or en plus de celles que vous m'avez donné en essayant de m'arnaquer. C'est de bonne guerre. Au revoir capitaine.

Sans attendre la réaction du capitaine, Izaltar sorti de la cabine du capitaine pour rejoindre celle des mercenaires. Il y posa ses affaires et sorti sa pierre a affuter. Il commença a affuter la lame de son épée bâtarde en attendant le départ.
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Azeem El'Bakshir
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MessagePosté le : Mar Déc 19, 2006 9:21 pm     Répondre en citant Envoyer un message privé

Comme promit par le capitaine, la Varentia aborda les docks d'Héliante au matin du deuxième jour d'une navigation sans histoire si, bizn sûr, on exceptait les incessantes disputes entre Ivan et Laus dont seul le sang froid de Logar évita qu'elles ne se soldent par la mort d'un des chasseurs. La ville fluvial était l'un des premiers ports après Flamin et constituait le centre économique de la région. Les larges étendues calmes de la Démele vibraient d'activité alors que se croisaient les navires qui remontaient vers le royaume d'Allisco et ceux qui descendaient vers Erysmatie. Les trois mercenaires débarquèrent du bâtiment de Garash sans même revoir le capitaine ni sans recevoir la moindre attention de l'équipage. A peine posé le pied à terre, Laus exprima une dernière fois son désaccord avec l'auto proclamé chef d'expédition en lui crachant au visage avant de s'enfuir. Seul l'intervention d'un homme entre deux âges répondant au nom d'Altévios évita qu'Ivan ne réponde à l'affront par un carreau d'arbalète bien placé, ce qui permit à la chasseuse disparaitre dans la foule. Altévios se présenta comme leur guide et leur fournit trois chevaux en plus du sien et, sans s'attarder, les quartes hommes quittèrent la ville.

Ils empruntèrent un temps les larges routes encombrées de nombreuses caravanes qui préféraient remonter le long du Mur d'Inove plutôt que de payer les lourdes taxes qu'imposait la traversé par le fleuve de la République d'Erysmatie et ses marchands avides. Durant toute la matinée la petite troupe dû se contenter de zigzaguer à faible allure entre des chariots et autre bêtes de bat parfois exotiques. Ils ne quittèrent l'ancienne route impériale, plus ou moins bien pavée, qu'au début de l'après midi pour emprunter un sentier de terre et, loin de la cohue des caravaniers, ils purent, enfin, lancer leurs chevaux à plus vive allure.
Après de longues heures de cavalcade au travers des prairies fertiles les quatre hommes atteignirent, finalement, la lisière des premières forêts qui couraient jusqu'au pied de la montagne en en océan d'arbres dense et impénétrables. Seul exception à ce paysage presque monochromatique, de large clairières se découpaient occupées par des villages qui vivaient de la coupe du bois.
Les cavaliers ne tardèrent pas à rejoindre la Treuss, une rivière calme qui descendait des sommets du Mur d'Inov pour se jeter bien plus loin dans la Démele. Tout en suivant le cours d'eau, la petite troupe s'enfonça sous les épaisses frondaisons. La foret rendu humide par les pluies ressentes semblait étouffer le moindre bruit. L'atmosphère respirait un calme lourd qui pesait sur les épaules des mercenaires. Les chasseurs, déjà fort peu loquace, se réfugièrent encore un peu plus dans leur silence.
Alors que la luminosité commençait à décroitre, ils atteignirent un croisement où Altevios ordonna une halte.


- Mon contrat s'arrête ici, annonça le guide, je doit emprunter ce chemin afin de rejoindre un autre village. Suivez la Treuss, à partir de maintenant elle vous mènera droit à Ratinger. Vous devriez y être au crépuscule.

Effectivement, c'est seulement lorsque les derniers rayons du jours disparurent que les trois hommes privées de leur guide franchirent l'orée de la forêt qui marquait l'entrée dans une vaste clairière au centre de laquelle s'étalait le village de Ratiger. La Treuss qui serpentait à droite faisait tourner paresseusement les grandes roues à aube des scieries. Les chasseurs franchirent rapidement l'étendu d'herbe haute pour parvenir aux premières maisons. Les rues étaient sombre et déserte. Ivan détacha son arbalète de son paquetage et la chargea avec des gestes rapides et précis qui montraient une grande habitude. L'atmosphère était lugubre et anormal. Le chasseur avait suffisamment d'expérience pour savoir que les villages reculés n'accueillaient que rarement les visiteurs à bras ouvert, mais Ratiger était différant. Rien ici n'évoquait justement un village reculé et déconnecté du monde. Bien au contraire... Les maisons étaient riches, bien entretenu et faites d'une maçonnerie de qualité. Elles présentaient de grandes fenêtres exposant des vitres, chose plutôt rare en dehors des quartiers aisés des grandes villes. Mais de ces belles maisons, ne filtrait aucune lumière, aucun son. Pourtant Ivan sentait le poids de nombreux regards peser sur lui et s'imaginait les formes humaines au-delà des épais rideaux sombres. En progressant avec prudence, les mercenaires atteignirent finalement une grande battisse au mur de laquelle se balançait une enseigne indiquant une auberge. Malgré l'absence de palefrenier, les trois hommes laissèrent leurs chevaux à l'écurie et Ivan entreprit de taper sourdement à la porte dans l'espoir de la voire s'ouvrir. Après quelques minute, celle-ci s'entretailla et un mince filet de lumière envahie le péron, laissant un homme un peu gras apparaître dans l'encadrement. Sans lui laisser la moindre chance de parler, Ivan donna un violant coup de pied dans la porte, agrippa le tavernier par le col et le jeta furieusement à l'intérieur. Alors que le pauvre homme, surprit entreprit de se relever, le chasseur le rejeta à terre du pied et braqua son arbalète sur son visage.

- Toi tu vas m'dire à quoi rime tout c't embûche ! Pourquoi ce pt'in de village fait le mort !

N'osant plus faire un geste, le tavernier jeta un regard implorant alors que son front s'imbibait de sueur.

- N'y voyez pas de mal monsieur, répondit-il d'une voix chevrotante. Juste que depuis quelques mois le village est devenu méfiant des étrangers, c'est qu'on vous a vu arriver et Humberg a dit à tout le monde de rester fermé chez soi, il voudrait pas vous voire restez. Même si moi ça m'arrangerait que vous preniez une chambre...
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Azeem Hajak Alamra El’Bakshir

Il faut quatre choses pour soutenir un monde :
Le courage du Brave, le Savoir du Sage, les Prières du pieux et la Justice du Grand.
Mais tout cela n’est rien sans celui qui Gouverne et connaît l’art de Gouverner
 
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