Quand le chemin compte plus que le but du voyage...
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Eléa
Impose son style

Messages : 264
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Posté le
: Dim Déc 17, 2006 5:27 pm
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Elle avait quitté l’eau sombre avec regret mais les lueurs dansantes du feu, promesses de chaleur, lui semblèrent attirantes malgré tout. S’approchant, elle surpris le regard, étrange, du jeune homme posé sur elle. Se sentant démasqué, il eut un sourire confus et détourna les yeux pour la voûte étoilée…
Eléa prit place auprès du foyer et profita simplement de l’élément brûlant, moment de bien-être comme en offre la vie à ceux qui savent ce qui est important…
La présence près d’elle ramena son esprit à l’instant présent, ce jeune homme était décidément une énigme pour l’atrewlienne… Il flottait dans son regard une tristesse résignée et pourtant, il avait accepté de l’accompagner et ses yeux s’étaient allumés l’espace d’un instant tout à l’heure… Alors… Quelle cicatrice pouvait bien se cacher derrière ce sourire absent ?
Mael : « - - Vous m’apparaissez comme une femme bien mystérieuse, mademoiselle. »
Eléa, encore toute à ses interrogations ne répondit que par un regard à peine plus appuyé… « Mystérieuse » ? Cela ne tenait-il donc pas uniquement à son appartenance à l’une des races les plus secrètes d’Arkantis ? La jeune femme se demanda dans quelle mesure ce fait n’intervenait pas dans la décision du jeune homme de l’escorter… Après tout, cela ne lui offrait-il pas un excellent moyen d’en apprendre davantage sur les us et coutumes des Fohtères ? Loin de déplaire à Eléa, cela la satisfaisait au contraire car après tout, quel meilleur façon de prouver au monde que sa race était riche de savoir ancestral, de croyances respectables et avait le droit de survivre autant qu’une autre ? Le bruissement de la plume sur les feuillets du carnet de Mael inscrivait l’histoire en profonds sillons dans l’esprit de la jeune femme… Elle eut voulu lui dire à quel point ce qu’il faisait, sans s’en rendre compte, était important pour elle et pour le monde et que l’histoire n’oublierait sans doute pas son nom… Mais à quoi bon ? Les choses les plus grandes n’étaient-elles pas celles qui, à leurs naissances, paraissaient les plus insignifiantes ? Si d’ici quelques siècles, la mission d’Eléa portait ses fruits, il faudrait encore bien des révolutions pour que ceux qui avaient dévoué leurs existences à cette noble cause ne soient rattrapés par la notoriété illusoire du monde…
L’engourdissement provoqué par la chaleur dans chaque membre de son corps entraînait l’atrewlienne de plus en plus loin dans les méandres tortueux de ses pensées… Elle ne voulut plus lutter…
Un rayon de soleil plus taquin que ses camarades vint réchauffer les paupières closes de la jeune femme qui ouvrit les yeux sur un jour nouveau et visiblement éclot depuis peu. Elle rejeta une couverture qu’elle ne se souvenait pas d’avoir pris et mit quelques minutes à émerger totalement et à comprendre où elle était. Tournant la tête, elle vit Mael encore endormi, non loin d’elle et du foyer duquel ne s’élevait plus qu’un mince filet de fumée grise. Elle se leva et alla au bord de l’eau pour faire un brin de toilette. Elle en ramena un peu qu’elle répandit sur les cendres. Elle utilisa ensuite le reste d’eau encore chaude pour faire infuser quelques plantes et réveilla le jeune homme avec douceur. Ils ouvrit les yeux sur le sourire reconnaissant de la jeune femme. Elle lui offrit un peu de l’infusion et ils emballèrent leurs affaires rapidement. Ils se mirent en route peu après et cheminèrent en silence, mais, loin d’être pesant et gêné, ce nouveau silence était preuve d’intimité. Ils pouvaient cacher leurs failles, taire leurs peurs les plus profondes, le fait de passer tant de temps côte à côte leur offrait une sorte de pacte de non intrusion dans leurs vies secrètes tout en les rapprochant l’un de l’autre et cela, sans avoir à rendre de comptes… Ils apprendraient à se connaître mais déjà, la confiance s’était installée… Le relief parut changer un peu lorsqu’ils atteignirent enfin la plaine et ses étendues désertiques à perte de vue… Eléa savait que ce ne serait pas le plus difficile de leur périple, cependant, l’idée de quitter l’élément liquide pour s’enfoncer dans les terres l’effrayait un peu…
Mael : « - Avant notre départ de Venisca, vous m’avez parlé d’un chemin spécial... un raccourci ou quelque chose de ce genre."
La jeune femme se reprit, elle n’était pas seule…
Mael: " - Pouvez vous me l’indiquez sur cette carte et m’en parler un peu plus... ?"
Elle rendit son sourire au jeune homme et s’intéressa à la carte qu’il lui montrait. Celle-ci était apparemment plus récente que celle qu’Elendor avait confié à Eléa. Elle reconnut cependant les sommets de la chaîne des Epines et posa le doigt sur un infime serpentin se confondant avec les reliefs.
Eléa : « - Ce chemin… S’il existe toujours n’est généralement emprunté par personne ou presque… Peu de gens en connaissent l’existence et à vrai dire, le passage du col est si malaisé que ceux qui en ont eu vent se refusent à tenter l’aventure… Le passage est étroit et il y règne un froid mortifère… Je suis désolée de vous entraîner là-haut… Si vous ne vouliez pas m’y suivre… je comprendrais parfaitement… »
Elle fixa le jeune homme dans les yeux, guettant sa réaction et cherchant une réponse à sa question détournée… Elle était consciente du danger et se refusait à l’imposer à l’annaliste.
Eléa : « - De toutes façons, vous avez la traversée de la plaine pour y réfléchir… » _________________ Eternelles Ondines,
Divisez l'eau fine.
Venus, soeur de l'azur,
Emeus le flot pur. |
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Ailin
Aiguise sa plume

Messages : 185
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Posté le
: Mer Jan 17, 2007 7:45 pm
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Ce soir là, le sommeil n'avait aucun attrait et les draps étouffait son corps de leur étreinte. Ailin demeurait assis dans cette chambre dont les murs l'oppressaient. Les bougies s'étaient éteintes, il ouvrit la fenêtre et sourit aux étoiles. D'ici, il voyait la rue s'enfuir vers la plaine, constellée de flambeaux à l'éclat silencieux. Le pays ne semblait être qu'un songe en clair obscur, coiffé d'astres et de nuées. La nuit se mêlait au ciel et à la terre, recouvrant les chemins, dévorant les sommets. La fraîcheur le caressa, un frisson déposé sur sa peau du bout des lèvres, dérangeant ses cheveux tressés. Le jeune atrewlien enfila un manteau de soie et s'enfuit sans prendre le temps de le fermer. Le corridor ressemblait à une scène, debout sur leurs piédestals, les statues jouaient. Immobiles. Le silence étirait l'ombre de leurs gestes sur les murs blancs et à leur tour les spectres obscurs répondaient. Sans dire mot. Au milieu de ces acteurs, un angoisse sourde s'empara de lui comme si sa présence dérangeait. Les bras de marbre paraissaient vouloir l'étreindre pour ne jamais le lâcher. L'écho de ses pas disparu, les fantômes pleurèrent leur unique spectateur. En silence.
Le souffle chargé de vapeur, les yeux humides à cause du froid, Ailin s'abandonnait à cette froide nuit. Sa chair tremblait jusque dans ses fondations, mécontente de cette mauvaise attention mais l'esprit, fermé à toutes suggestions, n'aspirait qu'à s'éloigner de ces quatres murs de marbre. Il s'immisca hors du jardin par un chemin dérobé, pieds nus et fébrile; le sentier pierreux se couchait de surprise sous ses pas assurés. La végétation l'effleurait à chaque instant, sans répis ses sens s'épanouissaient en frissons nerveux jusqu'à dessiner un sourire sur ses lèvres pincées. Pas un murmure ne vînt troubler sa retraite si ce n'est le bruissement des feuillages, la route serpentait dans les bois jusqu'à l'orée où la plaine s'étendait à perte de vue. L'atrewlien se reposa contre le tronc épais d'un chêne. Le paysage se plia à l'examen de son regard, monotone, il s'hérissait à l'horizon. Les pics pouvaient tenir entre ses doigts. La voûte pleurait l'encre du ciel sur la terre à moins que ce soit ses propres larmes qui troublaient sa vision. La nostalgie habillait les étoiles de nuées laiteuses, éphémères et délicates. Parfois, Ailin voyait des visages sans trait flotter dans l'immensité obscure comme quand il était enfant.
Son enfance...Elle était comme ces nuages, présente dans sa mémoire mais transparante et floue. Les couleurs s'étaient enfuies, loin du royaume des hommes. Là où peut être, il ne les reverrait jamais. Ailin écrasa une perle humide sur sa lèvre, le goût légèrement salé lui rappelait la mer. Cette nuit, il avait rêvé qu'il se consumait.
L'atrewlien ressera les pans contre lui, une mèche descendit contre son front et distraya son attention un instant. Elle semblait vouloir le consoler. Une minuscule coccinelle s'y était réfugié. Le corps rubicond dissimulait tant bien que mal les ailes membraneuses de l'insecte, rouge d'embarras. Chaque point reflétait la douce aura du soir comme une perle de nuit égarée. L'écarlate vibra quand il voulu toucher ses parures et l'animal s'enfuit, de peur qu'il ne dérobe l'un de ses bijoux. Ailin demeura jusqu'à l'aube, suspendu entre songe et éveil. Séduit, ému et malheureux. _________________ Fantôme éthéré, dissipé par la brise jalouse.
A la recherche de peut-être, un echo.
Perdu dans les liasses mordorées où naissent les pleurs et sourient les étoiles.
Chimère merveilleuse des songes. |
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Arioch
Modérabruti

Messages : 476
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Posté le
: Dim Jan 28, 2007 9:17 pm
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Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis leur dernière conversation et l’annaliste s’enfonçait de plus en plus dans ses cauchemars personnels et ses interrogations. Ses réflexions s’arrêtaient seulement lorsque son regard s’attardait sur la jeune femme, avançant désormais en tête en guise d’éclaireur.
Mael restait néanmoins quelque peu alerte sur son environnement, il n’avait pas encore perdu de vu sa mission première. Il ne devait rien arriver à cette atrewlienne et si le passage dont elle parlait était aussi dangereux qu’elle prétendait, il devrait être là au bon moment.
*Je ne dois pas faiblir... peu importe mon avenir, je dois me concentrer sur le présent. Il le faut.*
Parfois, l’annaliste essayer de griffonner quelques notes sur ses livres. Il décrivait sommairement la faune et la flore locale, s’essayant à des comparaisons plus ou moins fondées avec d’autres espèces. Mais ce qu’il voulait surtout savoir, c’était le mode de vie de ces Atrewliens. Leurs coutumes, leur mode de vie, apprendre les rudiments de leur langue...
Outre ses origines, il aurait aussi voulut percer le mystère qui semblait l’habiter. Ses yeux, quand il croisait son regard, hésitaient entre la rêverie et une présence certaine. Peut être que tout comme lui, la mission qu’on lui avait confiée la retenait encore un peu aux réalités de ce monde. Peut être qu’elle aussi fuyait quelque chose, au bout du compte.
Il aurait voulut lui poser tout un tas de questions, mais il tenait à respecter son intimité, tout comme elle respectait la sienne. Il s’était habitué à sa présence, calquant parfois inconsciemment sa respiration sur la sienne tout en l’observant calmement pendant qu’elle guidait distraitement sa monture.
Paradoxalement, le vagabondage incessant de Mael et sa fonction d’écrivain semblait le rendre de moins en moins sociable avec le monde qui l’entourait. Stagnant encore et toujours dans un passé qui agissait dans un perpétuel mouvement d’attraction et de répulsion.
Il lui semblait parfois que ce n’était qu’à travers la mort qu’il trouverait le repos, expiant enfin ses péchés et oubliant à jamais ses démons. Mais pouvait-il se permettre d’abandonner ? Il ne savait plus quoi en penser.
Mael sortit de sa sacoche un volume de ses annales. Il en caressa machinalement la couverture mais ne l’ouvrit pas. Il ne savait plus trop quoi y écrire. L’inspiration se tarissait au fil des kilomètres ; elle semblait peu à peu endormie par le froid qui augmentait en intensité, obligeant le couple de fortune à s’habiller plus chaudement. L’annaliste remit le livre à sa place et accéléra un peu l’allure de son cheval enfin de se placer à coté de la jeune femme.
La chaîne de montagne des épines n’était qu’à quelques kilomètres, sa silhouette irrégulière se dessinait d’entre les roches informes.
- Mon affirmation va vous paraître un doux euphémisme en vue de ce qui nous attend dans quelques heures, mais il commence à faire très froid.
Il n’attendait pas de réponse de la part de la jeune femme et concentra son regard vers l’horizon. Les heures passèrent et ils se heurtèrent aux premières pentes abruptes. L’homme s’était couvert la gorge et la bouche d’un tissu de laine épais, offert gracieusement par la Dame de Venisca. Un vent glacial balayé l’endroit. L’air s’engouffrait dans les roches polies par ce dernier et renvoyait aux oreilles des deux voyageurs une plainte à la fois agressive et mélodieuse.
- Les montures auront du mal à tenir avec cette température, dit Mael péniblement à travers son tissu. Le vent et le froid vont sûrement avoir raison d’elles. Mieux vaut se faire à l’idée de faire le reste de notre voyage à pied, en prenant le strict nécessaire...
Il ne pouvait dire si la jeune femme l’avait compris, elle regardait de tout son aplomb le col enneigé de la montagne. |
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Eléa
Impose son style

Messages : 264
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Posté le
: Dim Mar 18, 2007 11:29 am
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Ils traversaient les plaines et les heures… Le silence leur était un doux compagnon… Parfois, leurs regards pensifs s’attardaient sur une plante… Un animal quelconque… Le léger grattement de la plume sur le parchemin venait ensuite faire écho à leur étonnement muet et la jeune atrewlienne n’avait pas besoin de se retourner pour savoir que l’annaliste officiait… Notant scrupuleusement dans ses carnets précieux du savoir accumulé l’héritage des générations futurs… Peut-être était-ce cela la survie des espèces… De vagues croquis représentant les diverses caractéristiques des choses et des êtres, des annotations sur leurs différences majeures… Eléa se demandait dans quelle mesure ce qu’elle avait commencé pourrait avoir le moindre impact sur le cycle immuable de la vie sur Arkantis… Après tout, en étant totalement honnête, il ne restait qu’une poignée de fohtères en regard des dizaines de milliers de représentants des autres races…Alors sa quête ne relevait-elle pas davantage du devoir de mémoire que de la réelle sauvegarde d’une espèce condamnée depuis des générations déjà ?
Elle se laissa doucement glisser dans ses pensées alors que le froid de plus en plus présent contribuait à anesthésier toute réaction en elle…
Mael : « - Les montures auront du mal à tenir avec cette température, dit Mael péniblement à travers son tissu. Le vent et le froid vont sûrement avoir raison d’elles. Mieux vaut se faire à l’idée de faire le reste de notre voyage à pied, en prenant le strict nécessaire... »
L’atrewlienne soupira, elle savait que le jeune homme avait raison… Ils se tenaient au pied de la montagne dont le col se perdait dans les nuages immobiles… Ils devraient bientôt quitter la route pour commencer l’ascension… Sur leur droite au loin, elle perçut du mouvement et se concentra sur les petites tâches sombres qui avançaient vers eux. Cette route était celle qui contournait les montagnes et étaient surtout fréquentée par des marchands itinérants… Elle fit signe à son compagnon de mettre pied à terre et, tout en surveillant du coin de l’œil la progression de la caravane, commença à défaire ses paquetages. Elle vida un grand sac qui contenait des lainages et y plaça des provisions, des racines et des plantes médicinales et une grosse couverture. Dans son sac qu’elle portait en bandoulière, elle ne conserva que sa carte, une petite dague, la bourse et les lettres d’introduction remises par la grande prêtresse de Venisca. Elle enfila enfin les vêtements les plus chauds qu’elle trouva et posa dessus une lourde cape dont elle rabattit la capuche sur ses boucles brunes, cachant sa peau pâle dans l’ombre et ne laissant apparaître que le bas de son visage. Ainsi équipée, elle termina de refermer les sacoches des chevaux et les flatta doucement, meurs murmurant remerciements et encouragements aux oreilles…
Enfin, les marchands furent à portée de voix. S’assurant d’un regard que Mael en avait fini lui aussi avec son équipement, elle héla la roulotte de tête. Bientôt, celle-ci s’arrêtait à sa hauteur et un homme d’âge moyen la saluait :
Homme : « - Ola voyageurs… Qu’y a t-il pour votre service ?
Eléa : - Allez-vous en Notus ?
Homme : - Si fait… Nous allons y négocier nos paniers et nos outils sculptés… Au grand marché de Vénisca…
Eléa : - Deux pièces d’or pour vous si vous y ramenez ces bêtes… Vous vous rendrez au palais de la grande prêtresse et demanderez les écuries… Là on saura de quoi il retourne et vous aurez droit à une récompense pour votre peine… Est-on d’accord ? »
Le marchand se gratta le menton, la proposition semblait correcte et l’idée de retirer avantage d’un service qui ne lui coûterait rien lui était fort agréable… Tendant la main :
Homme : « - Mais oui… On l’est… »
La jeune atrewlienne y déposa les deux pièces promises, ils se saluèrent et tandis que la caravane prenait la direction des terres habitées du Notus, les deux voyageurs entamaient les pentes rocailleuses… _________________ Eternelles Ondines,
Divisez l'eau fine.
Venus, soeur de l'azur,
Emeus le flot pur. |
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Thème visuel par Zeph
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