Ce rp vous semblera probablement un peu étrange...
Je trouve aussi...
~Amnésis~ (il parait que les "~" sont appréciés, alors pourquoi pas ?)
Amnésis, vous parlez d’un nom ! ha ! ha ! ha !
Eh bien effectivement, ce n’est pas un nom, c’est un surnom…
Et également la seule chose que l’on connaisse de lui, car il ne s’en souvenait plus avant même que quiconque ne le rencontre…
Etrange diraient certains, mais que nenni !
Amnésis était arrivé de nulle part… un jour ordinaire… Il était soudain apparu sur le chemin qui menait à la petite ville de Kortalis, proche de Iseliis… Il disait vouloir voir la mer…
Ceux qui étaient avec lui avant pourront vous expliquer pourquoi Amnésis était comme ça…
Il était magicien avant, et attention ! Un bon !
Il devenait à moitié fou dés lors qu’il mettait la main sur un vieux livre, ou sur une quelconque petite formule… La magie était sa passion. Il y avait consacré sa vie, ses nuits et sa santé… Il s’y était abandonné trop intégralement et l’inquiétude des dieux à son sujet avait du croître de façon exponentielle… Ses proches l’avaient vu de nombreuses fois manquer à tous les devoirs de son corps qui avait atteint ses limites… Mais avec lui, on ne pouvait jamais savoir à quoi s’attendre… En ne dormant pas, le grand magicien assurait la continuité de son travail qui semblait être l’ensemble de la définition de sa vie : la recherche…
Je consens à présent à vous révéler le plus grand mot dont souffrait cet homme… Il ne parvenait pas à être à l’aise en publique… Non pas parce qu’il avait un quelconque problème physiques, car même en étant hideux, on peut s’intégrer sans mal… Non… comment décrire… ?
Timide à chaque changement dans son quotidien,
Hésitant dans ses gestes,
Bafouillant face à une représentante du beau sexe,
Parlant à ses œuvres et à ses travaux de recherche
Implacable contre l’humidité.
Certes, ces cinq lignes ne vous renseignent en rien quand au problème posé, mais posez donc une question à Amnésis et vous verrez si il fait mieux !
Le plus grand rêve de cet homme n’était point de tout savoir, c’était de tout faire pour tout savoir, mais au final, son cerveau était fatigué d’avoir à réfléchir, et la mémoire lui faisait à présent fréquemment défaut…
Un beau jour, il se réveilla dans sa bibliothèque, tranquillement installé sous la couette rembourrée de son grand lit (qu’il avait fait placer là pour ne pas perdre de temps dans ses travaux)… Voulant poursuivre, il tendit le bras vers l’étagère, sortit un ouvrage, l’ouvrit et plongea les yeux sur les pages noircies par l’encre…
Il arrêta le défilement de ses yeux… se les frotta… et repartit dans sa lec…
Décidément, il n’aurai pas pu continuer dans la même langue ce stupide auteur ?
Amnésis reparti quelques pages en arrière… « Mais c’est pas vrai !!! » Le contenu du livre avait changé pendant la nuit ! Il ne comprenait plus rien à ces étranges symboles…
Soit ! Sa bibliothèque n’avait pas qu’un livre ! Il contempla fièrement les quelques 13464 ouvrages qu’il avait réussi à accumuler… il devait en avoir lu un peu plus des deux tiers…
Il en prit un qu’il connaissait, son préféré, le grand noir avec un ruban blond. Il savait que l’information qu’il recherchait se trouvait dedans… Il en avait déjà parcouru les pages au moins six fois… Ce qu’il cherchait était en troisième page… Il feuilleta… une, deux, et …
« HEIN !?! »
Lui aussi !!! mais c’est pas possible ça !
Il ouvrit des dizaines de livres à la suite, les laissant tomber au sol, ouverts… Lui qui était d’ordinaire si méticuleux avec les ouvrages de sa propre collection…
Rien, néant, nada… Il était incapable de comprendre le moindre mot de tous ces livres qu’il avait lu, même ceux qu’il avait lu la veille…
Et alors il se rappela… L’inondation… Il voulait voir la mer…
Il prit donc son balluchon, sa plus belle veste la moins mangée aux mites, et chercha la clef qui lui permettait d’ouvrir la porte pour sortir… « Bon sang, qu’est ce que j’ai bien pu faire de cette fichue clef ??? Chérie ? Où as-tu mis la clef ? » Un grand silence lui répondit… Ces femmes alors, on ne pouvait pas compter sur elles… Bougonnant et jurant dans sa barbe, l’éternel célibataire partit lui-même en quête du précieux petit bout de métal.
Parvenu à la cuisine qu’il n’avait jamais utilisée, il réussi à se hisser par l’étroite aération jusqu’à l’extérieur, en montant sur la chaise qu’il avait juchée sur la table. Il fit un saut de deux mètres dans les buissons et herbes hautes, jura à nouveau en s’éraflant l’index, et voulu saisir le baluchon qu’il avait laissé sur la table lorsqu’il avait empilé la chaise. Il ne pouvait plus remonter. Un immense sourire éclaira son visage. Il adorait la logique !!! Comme il ne pouvait plus atteindre l’aération, que sa porte était fermée de même que tous les volets, et que son baluchon était à l’intérieur, il était heureux de pouvoir conclure qu’il ne pourrai plus le prendre. Fier d’être parvenu à cette conclusion, il prit la route de la mer.
Il était loin d’avoir oublié l’inondation dont il avait rêvé ! _________________ Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose... |
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